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L’art de bien démissionner

L’art de bien démissionner
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Pas question de partir en claquant la porte. L’objectif est de partir "sans casse" pour vous comme pour l'entreprise. Et de faire en sorte de rester en bons termes tout en assurant le passage de relais.

Prévenez votre entreprise le plus vite possible

Une fois votre proposition d’embauche ferme en mains, prévenez votre responsable opérationnel et votre DRH. Ils n’apprécieraient pas d’apprendre votre départ par un tiers et vous seriez en mauvaise position pour négocier votre départ. Faites-le oralement puis confirmez-le par une lettre de démission en bonne et due forme, que vous adresserez en recommandé avec accusé de réception. Bien qu'il n'y ait pas de règles imposées, votre lettre devra contenir un certain nombre d'informations afin d'éviter par la suite toute contestation : votre état-civil, une phrase indiquant clairement votre souhait de démission et la date de votre départ, compte tenu de la période de préavis, enfin une phrase indiquant quel poste vous occupiez, éventuellement depuis quelle date. Vous n’avez pas besoin de motiver votre démission dans votre courrier.

Expliquez clairement les raisons de votre départ

 Une démission peut parfois être perçue comme une trahison. Pour qu’elle soit bien vécue de part et d’autre, démontrez à votre responsable à quel point cette opportunité est importante pour la suite de votre carrière et pour l’accomplissement de votre projet professionnel. Suggérez-lui de se mettre à votre place en lui posant la question suivante : « qu’aurais tu fait à ma place ? ». A l’inverse, si votre employeur vous a mis au placard ces dernières années, dites lui que vous êtes prêt à démissionner en échange d’une formation ou d’une indemnité. Autrement dit, négociez votre départ.

Ménagez vos arrières

Restez calme : ce n’est pas le moment de déverser votre bile. Une vie professionnelle est longue et vous avez de fortes chances de retrouver des collègues de votre employeur actuel. Ils pourront retravailler avec vous en tant que fournisseurs, clients, partenaires… Et qui sait, peut-être que dans quelques années, vous reviendrez chez votre employeur pour une nouvelle opportunité… Il faut garder toutes les portes ouvertes ! Rendez vous disponible pour la passation de pouvoir. Formez votre remplaçant, quitte à travailler en binôme pendant un moment.

Négociez votre préavis

La  durée de votre préavis est fixée par la convention collective, les usages de votre profession ou votre contrat : elle reste toutefois négociable. A contrario, le refus d’effectuer votre préavis pourrait se solder par le versement de votre part d’une indemnité à votre employeur pour « brusque rupture ». En conservant de bonnes relations avec votre responsable, vous vous placez en position avantageuse pour partir dans les meilleures conditions. C’est du donnant-donnant. Si vous acceptez d’aider votre responsable, il doit se montrer enclin à vous laisser partir plus rapidement.

Démission ou rupture conventionnelle ?

Vous souhaitez quitter votre entreprise mais n’êtes pas certain de retrouver un poste immédiatement ? Négociez une rupture conventionnelle avec votre employeur : cet accord amiable est distinct du licenciement et de la démission. Gros avantage : il ouvre droit au versement d’une indemnité de rupture et à l’indemnisation par les Assedic. Son principe est simple : vous convenez avec votre employeur des conditions de la rupture du contrat de travail, qui donne lieu à la signature d’une convention. Celle-ci doit mentionner le montant de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle, qui ne peut être inférieur à celui de l’indemnité légale de licenciement. Ces deux indemnités doivent être supérieures à 1/5e de mois de salaire par année d’ancienneté, montant auquel s’ajoutent 2/15e de mois par année après 10 ans d’ancienneté.

Bon à savoir

Si vous êtes enceinte, vous êtes dispensée d’effectuer le préavis, de même au terme de votre congé maternité, à condition d’informer votre employeur de votre démission par lettre recommandée avec accusé réception au moins 15 jours avant la date prévue pour votre retour dans l’entreprise.
Et bien sûr aucun préavis n'est prévu en cas de démission en période d’essai.
Il est impossible par contre de démissionner d'un contrat à durée déterminée (CDD). Seuls l'accord amiable, la faute grave, la force majeure ou encore l'embauche sous contrat à durée indéterminée de l'intéressé, sont admis pour rompre un tel contrat.