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Comment améliorer son anglais quand on manque de temps

Comment améliorer son anglais quand on manque de temps

Dans un monde globalisés, les jobs où le français est la seule langue de travail sont en voie de disparition. Parler l'anglais est nécessaire, pour entretenir son employabilité et dans son quotidien de travail. Il est possible d'améliorer son niveau même quand on manque de temps. Christina Rebuffet-Broadus, coach en communication professionnelle en anglais, nous explique comment.

 

Christina Rebuffet-Broadus est américaine et vit en France depuis 2004. Elle travaille avec des personnes qui doivent améliorer leur niveau d’anglais rapidement en vue d'un événement précis, comme un entretien ou un projet important. Sur son blog, elle propose un programme gratuit : Boost Your English Every Day. Voici ses trois conseils pour progresser rapidement.

Trouver le temps d’un travail personnel dans un planning déjà chargé

Il faut réserver une plage horaire chaque jour. De préférence en début de matinée car on est reposé, ou à l’heure du déjeuner où l’on est théoriquement moins dérangé. La fin de journée en revanche est déconseillée car, fatigué, on est tenté de repousser ce travail au lendemain. Il s’agit d’inclure ce temps dans son planning au même titre qu’une autre tâche importante. La durée idéale dépend de plusieurs facteurs, un quart d’heure journalier est un minimum. Trente minutes par jour équivalent à trois heures par semaine, c’est un bon rythme pour progresser. On peut découper et répartir ces trente minutes sur la journée.

Se fixer des objectifs précis et intelligents 

"Améliorer ma compréhension" ou "élargir mon vocabulaire" sont des objectifs trop vagues. Il faut préciser, par exemple :  "travailler la structure du conditionnel" ; "terminer une conversation par téléphone de façon claire, pour éviter de bafouiller" ; "me préparer à la prochaine réunion avec l’équipe mix marketing UK" ou même, "être capable de parler de ski après ma présentation du lancement de notre plateforme e-commerce".

Puis il faut se fixer des objectifs intelligents. On parle de SMART goals, SMART étant un acronyme.

  • S pour spécifiques (précis) : avoir par exemple plus de vocabulaire pour parler de ski après ma présentation.
  • M pour mesurables : on décide comment on va mesurer ses avancées vers son objectif. C’est une sorte de mini auto-évaluation, on peut inventer son propre barème, ce qui est facile avec tant de mots par jour ou arriver à clore telle discussion tel jour.
  • A pour achievable (faisables) : on se demande si l’on est capable d’atteindre cet objectif et on réfléchit à sa méthodologie car on est plus efficace quand on sait ce qu’on doit accomplir et que l’on concentre son travail sur ce point-là. Allez-vous faire des fiches de vocabulaire ?, placer un mot dans un email ?, mettre des post-it partout dans la maison ?, travailler en mode audio ? C’est un choix très personnel.
  • R pour réalistes : on parle là d’objectifs atteignables, s’ils ne le sont pas, on se décourage ! Élargir son vocabulaire étant un travail sans fin, on a intérêt à resserrer le cadre. Il fait aussi se demander si son objectif est réaliste au vu de sa charge de travail. Si cinq mots par jour paraissent trop, viser trois.
  • T pour time bound (définis dans le temps) : une date limite est l’aiguillon nécessaire pour passer à l’action.

Contrôler ses progrès

On sort de l’auto-évaluation et on prend l'avis des autres. Si vous avez des collègues anglophones, demandez-leur de vous consacrer un peu de temps pour tester vos progrès. Attention cependant, les Anglais et les Américains ne sont pas les meilleurs juges car, étant très polis, ils ne vous corrigeront alors qu’un Français, si !, le correcteur idéal est donc plutôt français. Il est important de formuler clairement son souhait d’être corrigé.

Sophie Girardeau

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