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Détecter l’offre d’emploi piégée

Détecter l’offre d’emploi piégée

Certains signes et formulations doivent vous inciter à la vigilance quand vous lisez une offre d’emploi. Décodage.

 

Quand on cherche un job, la réussite de ses actions passe notamment par une bonne lecture de l’offre d’emploi. Si vous devez accorder une attention toute particulière à la rémunération et au lieu de travail – comprendre qu’il est inutile de postuler si ces critères sont trop éloignés des vôtres –, quelques chausse-trapes peuvent se glisser dans certaines annonces et ce, malgré leur réglementation.

La vraie fausse annonce

Une annonce est diffusée une fois, deux fois. Trois, quatre fois… toujours la même tout au long de l’année. « Plusieurs hypothèses : soit c’est une fausse annonce, les émetteurs souhaitent être visibles et/ou se constituer une base de candidats ou l’actualiser, soit il s’agit d’un vrai poste à pourvoir mais mal ciblé, les candidats ne collent pas au profil demandé d’où la rediffusion régulière de l’annonce », explique Thierry Andrieux, fondateur du cabinet Humanessence. La première hypothèse est la plus courante.

Le flou qui paye. Ou pas.

« Salaire à négocier », « package très attractif », (on recrute un mercenaire ?) Alléchant n’est-ce pas ? Pourtant, méfiez-vous ! « Toutes les annonces devraient indiquer un niveau et une structure de rémunération. Avec de telles formules le candidat ne sait pas sur quel pied danser. Et comment se positionner quand on n’a pas d’indication de montant ? », pointe Thierry Andrieux.

Les critères qui en disent long

« Capacité à supporter la pression ». Cette banalité… « N’est-ce pas sous-jacent au fait de travailler ? », rappelle M. Andrieux. Néanmoins, ceci peut annoncer la couleur, laisser deviner un rythme, une ambiance, un volume de travail particuliers. Si vous postulez et êtes convoqué en entretien, veillez à éclaircir ces points. Bien lire une annonce suppose une lecture entre les lignes.

Le candidat qui se piège tout seul

Au-delà de ces grands classiques, nous attirons l’attention sur le réflexe de certains candidats vous par exemple, oui, vous ! qui consiste à dire : Je corresponds totalement au poste. Vraiment ? « Résultat d’une culture de la peur ambiante – peur du chômage, des plans sociaux… –, certains candidats postulent à toutes les annonces et se piègent eux-mêmes en pensant qu’ils correspondent ne serait-ce qu’un peu au poste », observe le dirigeant d’Humanessence. Être réaliste et lucide, tel est notre message. Il ne s’agit nullement de s’autocensurer mais de postuler intelligemment.

Sophie Girardeau