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Quitter Paris et changer de vie... en régions !

Quitter Paris et changer de vie... en régions !

On peut quitter Paris et chercher exactement le même univers professionnel en Province… mais on peut aussi tout changer ! Dans cet article nous vous proposons de passer en revue à la fois les principaux freins ressentis par les candidats au changement de région – et les raisons pour les lever – et le témoignage de Stéphanie, ex-parisienne qui a changé de région et de vie pour devenir une heureuse néo-marseillaise !

Marre de la grisaille parisienne ? Envie de partir en province ? Depuis des années, le sujet revient sur la table avec votre conjoint ou lors de dîners entre amis. Paris est devenu invivable, vous ne supportez plus les plaques « 75 » dans les embouteillages, votre trois pièces n’est pas plus confortable qu’un cagibi, le boulot « c’est plus ça »… Vous dites depuis des lustres que vous seriez mieux installé en Province, là où la vie est plus verte, plus calme, et où les gens sont tellement plus sympathiques…

Mais voilà, vous le dites, vous le répétez, mais vous n’en faites rien. Tous les ans c’est la même rengaine et vous commencez à en énerver plus d’un ! Voici une liste (non-exhaustive) d’excuses à éviter à l’avenir. Elles sont bien souvent mauvaises et quoi qu’on en dise, ne vous aident pas à franchir le cap !
 

1) Le problème si je pars en province c’est de retrouver un emploi…

Saviez-vous que la province concentre 80 % des offres d’emploi en France ? Avez-vous remarqué que vous pouviez sélectionner les offres et les postes par régions sur Monster.fr ? Oubliez cette excuse qui n’en est pas une et commencez dès aujourd’hui vos premières recherches. Avez-vous paramétré une recherche sauvegardée pour recevoir l’offre directement dans votre boite e-mail dès qu’un poste intéressant s’ouvre dans les régions qui vous intéressent ?

 

2) En régions, mon conjoint ne pourra pas retrouver de boulot dans sa branche…

Saviez-vous que des villes comme BordeauxLimogesMetzLe Havre ou Poitiers proposent des programmes d’accompagnement du conjoint ? A-t-il un jour envisagé que votre de changer de secteur ou de métier ? Ou tout simplement créer sa propre activité ? Connaissez-vous les services des cabinets d’outplacement – qui aident les candidats à se « réorienter » ? De nombreuses solutions existent qui sont à explorer…
 

3) J’ai peur que les enfants ne s’adaptent pas à la vie et à l’école en Province…

Mais les enfants s’adaptent encore plus vite que leurs parents à un nouvel environnement ! Et il leur faudra moins de deux semaines pour remplir votre nouveau jardin de garnements que vous n’aviez jamais vus… Par ailleurs, les infrastructures scolaires sont au top niveau en régions.

 

4) En province, j’aurai du mal à retrouver mon niveau de salaire actuel…

Si les écarts de revenus « statistiques » sont de l’ordre de 12% entre l’Île de France et la province, cette moyenne cache d’importantes disparités… et surtout des écarts importants en matière de coût de la vie ! Non, les parisiens ne sont pas tous mieux payés que les provinciaux. En revanche, le coût de la vie sera systématiquement plus « doux » en régions… De plus, certaines régions pratiquent des rémunérations très proches de l’Île de France. Documentez-vous et faites-vous votre propre opinion. Vous pourriez avoir de bonnes surprises !
 

5) Tous nos amis sont à Paris et je ne connaitrai personne sur place…

Mais où avez-vous la tête ? Facebook, Copains d’Avant et Viadeo sont bien disponibles à Lille, à Nice et à Brest… Un email à vos amis, et hop, de fil en aiguille, on vous mettra en relation avec de nouveaux contacts : des amis du copain de la cousine d’un ami, eux aussi fraîchement installés à Lannion … Pensez aussi aux associations culturelles et sportives, très présentes en régions. Inscrivez-vous dès votre arrivée à un club de tennis ou de gymnastique suédoise… et vous verrez le nombre de personnes que vous allez rencontrer en quelques séances ! Si vous avez des enfants, vous ferez aussi très vite connaissance avec les parents de leurs copains de classe…
 

6) J’ai peur de m’ennuyer en province : l’offre culturelle y est très pauvre…

En effet, si vous êtes de tous les vernissages, de toutes les expos, de tous les concerts, et de toutes les représentations théâtrales à Paris, vous allez manquer d’animations… Mais soyons honnêtes : combien de soirées après le boulot se terminent devant la télévision avec un bon DVD ? De plus, les programmes culturels des grandes métropoles de province n’ont rien à envier à la capitale. Si vous ne connaissez pas la « Folle Journée de Nantes », la « Biennale de la Danse » à Lyon - et bien ça vaut aussi le coup de s’y déplacer aussi depuis Paris ! Si Marseille a été Capitale Européenne de la Culture en 2013, ca n'est pas pour rien non plus... Enfin, le fameux « effet TGV » fait que vous pourrez vous rendre avec plaisir à Paris pour (enfin) profiter de sa trépidante vie culturelle.

 

‘De la théorie’ diront certains… Passons à la pratique avec le témoignage de Stéphanie, jeune maman épanouie et 100% marseillaise aujourd’hui. Originaire de Nîmes, elle est arrivée à Paris pour un stage en 1993… et y a travaillé presque dix ans comme attachée de presse dans une grande chaîne de télévision. « J’ai vécu des années passionnantes dans le monde des médias, au contact des animateurs et de leurs invités… Mais avec deux enfants, j’ai commencé à me sentir comme un hamster en cage dans notre appartement du 18ème arrondissement. » Pour s’aérer, la famille n’a qu’une hâte : partir le week-end et se mettre au vert ! L’escapade est malheureusement de trop courte durée, et le dimanche soir – une angoisse : « le retour en voiture, le péage de Saint Arnoult à l’entrée de Paris et ses embouteillages qui annoncent déjà le rythme infernal qu’il faudra tenir pendant la semaine ».

Le projet de s’installer en province se précise alors. La famille part faire quelques repérages à Marseille où Stéphanie compte de vieux amis de lycée. Et là, bingo : l’opportunité se présente ! Son mari, qui travaille dans l’ industrie pharmaceutique, est appelé par un chasseur de tête pour un poste dans la région. Le scénario idéal : il est embauché et titularisé rapidement.

 

Stéphanie sait qu’il lui sera difficile de retrouver un emploi dans l’audiovisuel à Marseille. Mais elle a un projet en tête, auquel elle avait déjà réfléchi à Paris : alors quitte à changer de ville, autant tout changer ! Stéphanie n’aurait probablement pas créé son activité à Paris. Les contraintes économiques sont trop importantes, et il aurait été inconscient de « lâcher son salaire ». C’est à Marseille que vient le déclic. « Une de mes amies, plutôt douée, confectionnait des vêtements pour enfants ». L’idée de Stéphanie est simple : vendre sur internet des modèles sur-mesure et un large choix de tissus et de coloris. Pour créer son activité, Stéphanie suit des formations de la Chambre de Commerce et d’Industrie à Toulon. Elle en tire les bases essentielles de la gestion.

Nous sommes en 2002. Le site mes-habits-cheris.com est lancé. Les premières commandes arrivent, l’occupent, mais l’activité n’est pas rentable. Heureusement, Stéphanie peut compter sur la situation de son mari qui «fait tourner la marmite ». Il faut du temps pour faire décoller une telle activité et pour se lancer dans un métier qu’elle ne connaissait pas. La qualité de vie est déjà au rendez-vous. Stéphanie travaille de chez elle, elle a du temps pour ses enfants et profite à fond d’une région qui l’a adoptée… Mais voilà, les affaires reprennent ! Trois ans et une petite fille plus tard, le modèle de son site internet évolue. Stéphanie lâche le 100% sur mesure pour une boutique d’accessoires et de vêtements sympas qu’elle déniche sur des salons et auprès de créateurs. La recette prend enfin ! Aujourd’hui, Stéphanie en vit ; elle a même embauché sa première salariée… et quitté sa maison pour prendre des bureaux un peu plus calmes ! Son conseil : « Partir quand les enfants sont jeunes : c’est à ce moment-là qu’ils en profitent le plus ! »

Vous aurez compris, quitter Paris c’est possible, reste à se mettre au boulot et à chasser de sa tête toutes ces mauvaises excuses. Donnez-vous enfin les moyens de passer le cap : en cherchant un emploi, en faisant vos repérages dans les villes qui vous attirent, en consultant les sites internet des villes et de leurs offices de tourisme... Car désormais vous n’avez plus d’excuse : à vous de jouer !