5 points à retenir de l’étude Monster sur l’importance des soft skills

5 points à retenir de l’étude Monster sur l’importance des soft skills

Depuis environ 5 ans, les soft skills retiennent tout particulièrement l’intérêt des recruteurs. Une tendance qui ne fait que s’affirmer comme le démontre l’étude Monster réalisée auprès de professionnels des ressources humaines entre septembre et novembre 2018. En voici les éléments principaux.

Les soft skills au cœur de la démarche RH

Pour commencer un petit rappel sur ce qui distingue hard skills et soft skills. Par définition, les hard skills sont des qualités quantifiables mais non transposables comme les connaissances techniques ou académiques. Les soft skills représentent elles, des compétences comportementales telles que la polyvalence, le sens de l’écoute, la rigueur etc qui touchent à la personnalité et au caractère. Des qualités certes difficiles à quantifier mais plus facilement transposables dans le monde professionnel. L’étude Monster démontre que désormais 85% des entreprises prennent en compte ces soft skills lors de leurs démarches de ressources humaines. A noter que 91% des TPE/micro-entreprises y sont particulièrement sensibles sans doute parce que les compétences comportementales sont intrinsèques au bon fonctionnement d’une petite structure. Autre chiffre révélateur de cette tendance, 97% des entreprises estime que l’évaluation des soft skills a sa place lors d’un entretien d’embauche. Pour 44% d’entre elles, les compétences comportementales sont un critère de recrutement et pour 52% d’entre elles, les soft skills viennent en complément des compétences techniques.

Les méthodes des entreprises pour détecter les soft skills

Alors comment font les entreprises pour déceler les fameuses soft skills qu’elles recherchent tant chez les candidats? L’étude Monster montre que 95% entreprises se basent en premier lieu sur l’entretien physique pour repérer ces compétences comportementales. 37% s’aident des références  professionnelles indiquées par le candidat tandis que 35% font appel à un test de personnalité. Le CV qui peut représenter davantage un support pour évaluer les hard skills n’arrive qu’en quatrième position avec 27%.

L’évaluation annuelle

En interne aussi, les entreprises commencer à miser davantage sur les soft skills. Pour preuve, l’étude Monster indique que près de 45% des professionnels des ressources humaines interrogés intègrent les soft skills dans les critères et la grille d’évaluation de l’entretien annuel tandis que 35% précisent qu’elles sont abordées même si elles ne figurent pas dans es critères. Seulement 10% des entreprises n’abordent pas le sujet dans le cadre de ces entretiens.

Ne pas compter sur la formation interne  

Si certaines qualités comportementales sont innées, certaines soft skills comme l’organisation ou la communication peuvent s’apprendre. Les grandes entreprises et les ETI l’ont bien compris puisque 52% d’entre elles possèdent des modules de formation. 32% des sondés disent qu’ils réfléchissent à intégrer ce type de modules dans les mois à venir tandis que 40% de récalcitrants répondent que ce n’est pas à l’ordre du jour. Une tendance qui risque de s’inverser à mesure que le marché du travail accélère. La preuve, 89% estiment que les compétences comportementales au travail vont prendre davantage d’importance tandis que près de 96% de sondés jugent que les soft skills sont une opportunité pour créer une vraie dynamique au sein de l’entreprise et fidéliser les collaborateurs.

Les 5 soft skills plébiscitées par les entreprises

Posséder certaines soft skills offre un potentiel durable dans un monde qui évolue très vite. La preuve, le Word Economic Forum estime que 30% des core skills vont changer d’ici 2020. Rien de surprenant donc que la soft skill la plus appréciée par près de 29% des sondés soient l’adaptabilité et l’agilité. 14,7%, des professionnels des ressources humaines recherchent aussi des candidats dotés d’un esprit d’équipe, 13% sont sensibles à la rigueur et l’organisation, 11,5% recherchent de la motivation et de la passion tandis que 8% veulent des candidats capables d’empathie et d’écoute. Il semblerait donc que face à l’ultra technicité et la digitalisation, le monde du travail soit paradoxalement entré dans l’ère de la valorisation de l’humain.