A quoi ressemble les salariés de la génération Z ?

Ils sont 16 millions en France et s’apprêtent à investir le monde de l’entreprise. Qui se cache derrière cette fameuse génération Z et quelle est sa vision du monde du travail ?

 

Le portrait robot des Z

En 2015, une étude passionnante menée par BNP Paribas et the Boson Project a dressé le portrait de la génération Z. Nés après 1995, les petits frères et sœurs de la fameuse génération Y entendent eux aussi, casser les codes de la culture du travail. A l’instar de leurs ainés, la mondialisation est une évidence chez les Z (pour zapping) et ils revendiquent une culture à fois nationale et internationale : près de 69% désirent travailler à l’étranger car pour eux, une structure à l’internationale équivaut à la réussite. Biberonnés à internet, ils sont ultra-connectés et sont des slashers décomplexés. Quand ils pensent avenir professionnel, 40% des Z interrogés estiment que le réseau est plus important que les études. D’ailleurs, ils misent beaucoup sur l’auto apprentissage et rassasient leur soif de connaissance en s’appuyant sur des tutoriels, YouTube, des documentaires et autres Mooc. Si la génération Y a souvent été accusée d’être individualistes, les Z pensent collectif, ils croient à la participation de chacun et à la vision collaborative du travail. Paresseux les Z ? Ils s’en défendent expliquant qu’ils travaillent juste différemment. Bref, les Z cumulent de nombreux atouts (ouverture d’esprit, audace, adaptabilité, maitrise de la technologie...) même si certains leur reprochent d’être trop connectés, têtus, impatients, impulsifs et égoïstes.

 

Leur vision de l’entreprise

Désabusés par l’entreprise qui a pu malmener leurs parents issus de génération X, ces jeunes misent sur le « do it yourself » et se voient comme des entrepreneurs. Dans l’étude, ils décrivent l’entreprise comme « dure », « compliquée » et « difficile ». Cela explique que seulement 23% sont attirés par la vie en entreprise même si 36% admettent une certaine méconnaissance du monde du travail. Résultat, 47% des sondés veulent créer leur entreprise et plus de 84% veulent choisir un métier par passion. Et même s’ils sont ambitieux, 40% ne veulent pas renoncer à un équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Ainsi, pour la génération Z, l’entreprise idéale doit être agile, ouverte à l’échec, humaine, égalitaire, flexible avec une hiérarchie plus souple et une plus grande confiance dans les jeunes générations.

 

Des salariés Z réalistes

Trois ans après l’étude mentionnée plus haut, Monster a interrogé des jeunes salariés Z. Les résultats prouvent que la génération Z est avant tout très pragmatique. Débarqués sur le marché du travail, 74% des sondés admettent avoir fait des compromis principalement sur le salaire. Grandes gueules les Z ? Pas vraiment. 62% avouent ne pas être à l’aise pour demander une augmentation et 44% sont gênés de solliciter une promotion. Et une fois installés dans cette entreprise qu’ils redoutaient tant, 72% sont finalement satisfaits au travail. Si plus de la moitié des sondés songent à changer de travail et sont certains de trouver un nouveau job, c’est sans doute parce que 82% ont toute confiance en leurs compétences. Bref, la génération Z n’est pas à une contradiction près et a très bien compris que l’entreprise pouvait offrir une alternative à l’ubérisation massive de la société.

 

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