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Depuis quand n'avez-vous pas actualisé votre CV ?

Depuis quand n'avez-vous pas actualisé votre CV ?

Le CV a pour but de permettre la rencontre entre le candidat et le recruteur. Il doit informer et séduire. L’actualiser, un pensum ? Plutôt un excellent exercice, à pratiquer régulièrement, pour valoriser votre parcours et vous aider à structurer votre discours.

 

Le CV, dont la mort est régulièrement annoncée sur les ondes 2.0, se porte tout de même bien pour un moribond. Toujours demandé par les entreprises et les cabinets de recrutement, il faut être prêt à le fournir et continuer à le restructurer périodiquement. « L’exercice n’est pas facile, qui consiste à en dire ni trop ni pas assez pour donner envie au recruteur de vous rencontrer. Et ce n’est pas au dernier moment ou uniquement quand vous en avez besoin que vous devez actualiser votre CV », pointe Thierry Andrieux, fondateur d’Humanessence.

Si vous êtes en CDD ou intérimaire, il est forcément à jour. En revanche, vous qui êtes en poste depuis dix ans dans la même entreprise, depuis quand n’avez pas jeté un œil sur votre curriculum vitae, depuis quand ne vous êtes-vous pas posé la question : À ce stade de mon expérience, comment puis-je en parler ?

Un point tous les six mois

« Mettre à jour son CV en dehors de toute urgence permet d’avoir du recul et de trouver la bonne façon de valoriser son parcours. Tous les six mois est une bonne fréquence, cela équivaut à faire un point régulier sur ses acquis », explique Thierry Andrieux.

Illustrons : Vous êtes comptable, vous avez effectué six mois en compta clients et on vous a donné l’opportunité de travailler en credit management. Voilà qui vaut le coup d’apparaître sur votre CV, non ?

Mais si rien n’a changé dans mon quotidien ? objectez-vous. « Vous pouvez réfléchir à d’autres façons de présenter votre expérience, en vous demandant ce qui va être vendeur. Choisissez au mieux, avec parcimonie ce que vous mettrez en avant », souligne-t-il.

De préférence les réalisations essentielles, marquantes, celles dont vous êtes fier ou qui demandent un savoir-faire ou savoir-être particulier : la mise en place d’un outil de reporting, une formation effectuée qui a permis une montée en compétence (anglais, Excel…), des objectifs dépassé, la mise en place d’un plan social si vous êtes DRH, le recrutement de tant de personnes si vous êtes dirigeant ou encadrant, etc. Si vous êtes commercial, vous ne pouvez faire l’impasse sur vos résultats, sauf s’ils ne sont pas vendeurs.

Face-à-face avec la feuille blanche

Il est intéressant de temps à autre d’oublier la structure initiale de son CV et de partir d’une feuille blanche. « Cela permet de le structurer à partir de votre actualité et non pas en fonction d’expériences passées, qui, à une époque, avaient une importance qu’elles n’ont plus aujourd’hui », note Thierry Andrieux. À force de rajouter des bouts d’expérience à un CV on en oublie sa structure – grosse lacune de beaucoup de candidats comme le constate le recruteur –, d’où l’intérêt de partir d’une structure neuve pour en tirer un beau fil rouge.

Et si vous tombez sur un recruteur qui se passe de CV, vous n’aurez pas travaillé pour rien. Comme la lettre de motivation, toujours demandée à défaut d’être lue, il est un outil qui aide à prendre du recul et à structurer son propos. Et un bon aide-mémoire, comme le prouve cette remarque d’un ami : Où et quand j’ai débuté ? J’ai oublié, attends, je ressors mon CV…

Sophie Girardeau


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