Les métiers qui recrutent dans l’aéronautique

En 2019, plus de 4 milliards de passagers ont pris l’avion, un chiffre qui pourrait avoisiner 8,2 milliards en 2037 selon les estimations de l’Association internationale du transport aérien (IATA). Avec 10 ans de commandes à réaliser et une conjoncture favorable, le secteur de l’industrie aéronautique continue de stimuler l’emploi en France à raison de 15 000 recrutements par an. Une tendance qui devrait perdurer.

 

Panorama d’une filière dynamique

Dans son livre des Métiers de l’Aéronautique 2019, le GIFAS (Groupement des Industries Françaises aéronautiques et spatiales) recense 195 000 salariés au sein de l’industrie aéronautique et spatiale française, 350 000 au total si on inclut l’intérim, les fournisseurs et sous-traitants. Des emplois concentrés en Ile de France (30%), Occitanie (27%) et Nouvelle Aquitaine (10%) avec une majorité de CDI (70% en 2018). Cette même année, la majorité des recrutements concernait les ingénieurs et cadres (43%), les techniciens et employés (32%) et les compagnons et techniciens d’ateliers (25%). Le secteur a également une appétence particulière pour l’alternance puisque le GIFA recense 7300 apprentis et contrats de professionnalisation au sein de la filière et mise sur une marge de progression en la matière de 50% dans les cinq ans à venir.

 

Agir pour prévenir les départs en retraite

Initié par l’IPS, l’Observatoire des métiers de l’air et de l’espace 2019 a interrogé 200 dirigeants du secteur pour dresser un diagnostic des ressources humaines nécessaires pour assurer la pérennité du secteur. Une enquête qui délivre une vision très précise des besoins des entreprises. Le secteur affiche une bonne santé insolente avec un chiffre d’affaires de 65,4 milliards € et des commandes qui se chiffrent à 58,2 milliards € en 2018 ; un bilan qui fait de ce secteur, le premier contributeur du commerce extérieur français. Pour les années à venir, le carnet de commandes global des avionneurs s’élève à près de 15 000 avions dont près de la moitié pour Airbus. Malgré ces données positives, la filière doit faire face à des tensions liées notamment aux « départs massifs à la retraite de personnel très expérimenté (…) dans les groupes et secteur des PME-ETI, notamment avec les ruptures à venir autour des datas, de la cybersécurité et de l’avion hybride-électrique ».

 

Des besoins boostés par l’innovation

Pour pallier à ce challenge, l’Observatoire a tout d’abord listé les compétences désirées chez les jeunes diplômés ingénieurs. Les recruteurs favorisent en priorité des candidats forts d’un esprit d’initiative et de capacités d’adaptation, d’intégration, d’apprentissage et de progression, des qualités essentielles pour évoluer dans un milieu avide d’idées révolutionnaires. L’enquête établit également les profils les plus demandés : les opérateurs et mécaniciens, les techniciens, ingénieurs et bachelors technologiques dans les métiers de méthodes/industrialisation process (42%), cybersécurité aéronautique (25%), bureau d’études aéronautique ou spatiale (25%), intelligence artificielle aéronautique (25%), production (24%) et qualité (24%). Dans ce secteur étroitement lié à l’innovation, la R&D, la maintenance/réparation/après vente, les bureaux d’études et la production font partie des domaines qui nécessitent le plus de recrutement dans le futur. Finalement, les dirigeants d’entreprise jugent que l’intelligence artificielle, le big data, l’avion électrique, le drone ou encore la cybersécurité figurent parmi les évolutions technologiques les plus créatrices d’emploi dans les années à venir.  

 

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