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Alternance : écrire une lettre de motivation qui fait mouche

Alternance : écrire une lettre de motivation qui fait mouche

Une demande de contrat d’alternance efficace doit répondre aux questions que l’entreprise se pose. Celle-ci appréciera un effort d’information de votre part.

Parmi les mots doux que je reçois dans les messageries des différents réseaux sociaux, celui-ci : « Bonjour Madame,
Je me permets de vous contacter car je recherche actuellement une alternance dans le domaine de la Communication. Je vous remercie pour votre considération et reste à votre disposition pour de plus amples informations. Cordialement, »

Cher futur alternant, si vous repreniez à zéro ? Nous vous proposons une façon plus efficace de procéder car chercher une alternance, c’est chercher un job. Cécile Fischer, responsable des Ressources Humaines du Groupe William Sinclair nous donne un coup de main. Elle commence par poser ce principe : « La lettre de motivation, ou le courriel d’accompagnement de votre CV, doit répondre aux inquiétudes et aux objections de l’employeur, les entreprises sont conscientes de l’apport d’un alternant mais aussi du risque. »

Pour rassurer l’employeur et ainsi, vous démarquer, voici ce que votre message doit contenir :

  1. Le type de contrat : précisez si vous cherchez un contrat d’apprentissage ou un contrat de professionnalisation. « La prise en charge par l’OCPA varie selon le type de contrat, ce n'est pas à l'employeur de vous poser la question, donnez l’information dès le départ, de la même façon qu’on précise, quand on cherche un emploi, qu’on cherche un CDD ou un CDI, qu’on est disponible à telle date, etc. », précise-t-elle.
  2. La durée et surtout le rythme de votre alternance : l’entreprise a besoin de savoir si ce rythme conviendra à son organisation, si elle pourra le cas échéant l’adapter. Si vous visez la fonction commerciale par exemple, elle doit prévoir vos absences pour un bon suivi de ses clients. « Faites l'effort d'interroger l'école sur ce rythme, la réponse de l’entreprise dépend de ce type d’information », poursuit Cécile Fischer.
  3. Son coût : vous voulez vraiment vous démarquer des autres étudiants ? Faites une simulation de votre rémuneration selon votre cas — Digischool vous renseigne selon votre âge, le type de contrat, le type de diplôme… — et annoncez la couleur à l’employeur que vous sollicitez. Il saura ainsi s’il a ou non les moyens de vous embaucher et sera plus enclin à vous répondre. Les TPE/PME, qui n’ont pas les dispositifs et moyens RH des ETI et des grands groupes, apprécieront particulièrement que vous ne leur demandiez pas de s’informer à votre place. « Il est intéressant aussi d'ajouter que le coût de l'école est pris en charge par l’OCPA, cela rassure l'employeur qui sait où il met les pieds et prouve votre maturité professionnelle », souligne-t-elle.
  4. Le lien entre votre projet et l’activité de l’entreprise : aussi étrange cela semble-t-il, il faut que votre lettre de motivation parle de… votre motivation. « A minima, parlez du rapport entre votre formation et l’activité de l’entreprise et/ou la fonction visée, parlez de ce que vous pensez pouvoir lui apporter, une nouvelle technique ou un process innovant par exemple », précise notre interlocutrice. Il est d’ailleurs bienvenu d’expliquer votre choix d’école, d'évoquer son impact, positif, pour l’entreprise.

Vous montrez ainsi que vous avez compris que l’alternance fonctionne comme un job salarié, avec une période d’essai, et que cela demande un engagement visible de votre part. L’effort en vaut la peine car « les étudiants qui cherchent un contrat d’alternance sont concurrencés par les stagiaires de fin d'études qui, eux, sont présents à temps plein pendant 6 mois pour un coût bien inférieur à celui d’un alternant », conclut Cécile Fischer.

Sophie Girardeau


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