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Bâtir son projet professionnel : 5 principes fondateurs

Bâtir son projet professionnel : 5 principes fondateurs

Votre projet professionnel doit refléter vos envies et non le clonage ambiant. Le point sur ce qu’il est utile de connaître, de soi et du marché, pour le bâtir.

S’il est utile de s’informer sur les meilleures pratiques de recherche d’emploi, les tendances de recrutement, de sonder l’état du marché du travail, les injonctions (à se démarquer, s’adapter, à éviter le risque comme à risquer l’audace…) ne doivent pas formater votre projet.

1. Sortir du formatage ambiant

« Trop de soumission à ces injonctions mène à des impasses, dans le sens où votre projet peut refléter des consignes plutôt que ce que vous voulez, vous », prévient Sylvaine Pascual, fondatrice d’Ithaque Coaching. Si les avis sont bons à prendre, il s’agit aussi de se les approprier. Le but est que son projet soit le reflet de ses appétences au lieu d’être le reflet du clonage ambiant. « On ne peut pas à la fois reprocher aux entreprises de chercher des clones et chercher à en être un soi-même », pointe-t-elle.

2. Réfléchir à son projet quand l’envie se manifeste

Vous étiez juriste, comptable ou chef de produit quand tout à coup (ou peu à peu), l’envie de passer à autre chose est apparue. Vous avez chassé cette apparition d’un « ce n’est pas le moment ». Et pourtant, si. « C’est le moment dès qu’on en a envie. On peut réfléchir à un projet professionnel sans obligatoirement le mettre en œuvre, l’intérêt de cette réflexion est de faire murir et d’amener à une decision : renoncer ou y aller », souligne notre interlocutrice. Renoncer n’annule pas les effets de la réflexion. Celle-ci a fait émerger des pistes de « job crafting », c’est-à-dire de ce qu’on peut mettre en œuvre pour adapter son travail à ses compétences au lieu de se sur-adapter à lui. « On peut aussi découvrir que son projet tient la route et se lancer. Quoi qu’il arrive, on en sait plus sur ses appétences et ses envies d’aujourd’hui, on se positionne donc en fonction de ce qu’on aime faire », complète-t-elle. Il s’agit, nous insistons, de bâtir un projet selon ses envies actuelles. Puisque la vie se charge de nous faire changer et nos envies avec, à quoi bon penser un projet pour dans dix ans ?

3. Trouver sa touche personnelle et le fil rouge de ses expériences

Il est bon de se rappeler qu’on a une responsabilité dans ses réussites : le contexte a joué, les autres y ont contribué, certes, mais on a aussi fait quelque chose pour que ça marche. « Il est utile de chercher par quel mécanisme on a réussi, dans des situations différentes, pour identifier le point commun de nos expériences et les qualités auxquelles s’adosser pour bâtir son projet », conseille Sylvaine Pascual. Sachez reconnaître vos mérites au lieu de vous déprécier.

4. Connaître SON marché plutôt que LE marché

LE marché de l’emploi est une abstraction. VOTRE marché est une réalité que vous devez chercher à connaître et avec laquelle composer. Cette réalité diffère selon que vous êtes jeune diplômé ou cadre expérimenté. Vous êtes dans ce dernier cas ? Le marché des cadres va bien, or plein de cadres, donnant prise aux discours d’ensemble sur le chômage, freinent des quatre fers à l’idée d’une mobilité externe ou interne. De plus, les mutations actuelles font que l’évolution des métiers s’accélère – peut-être avez-vous lu cet article qui annonce la disparition d’un job on ne peut plus tendance : développeur web. « Pour construire un projet en phase avec son marché, il faut avoir une idée de l’évolution de son propre métier, chose pas évidente quand on est resté longtemps en poste dans la même entreprise », remarque notre coach.

5. Développer son esprit critique

Mieux on connaît son domaine fonctionnel et sectoriel, plus on fait preuve de discernement vis-à-vis des informations que l’on recueille. « Il faut apprendre à faire la part des choses entre les vraies tendances, les informations fiables et celles qui sont plus de l’ordre du buzz », poursuit Sylvaine Pascual. Soyez attentif au contenu des informations mais aussi à leurs sources et à leurs auteurs. Apprenez à développer un esprit critique vis-à-vis d’articles qui servent d’abord le personal branding d’experts parfois autoproclamés.

Sophie Girardeau

 


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