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Big Four and little big towns : 4 différences Paris vs région

Big Four and little big towns : 4 différences Paris vs région

Big Four and little big towns : 4 différences Paris vs région

Dans l’audit et le conseil, les différences Paris/région sont les mêmes que dans d’autres métiers. On s’hyperspécialise à Paris, on est polyvalent en région.

« Il est clair qu’à Paris, les auditeurs et consultants travaillent sur de plus gros dossiers qu’en région car il y a plus de grands comptes, mais est-ce moins intéressant de travailler sur de plus petits dossiers de belles PME locales ? », remarque Hélène Barberet, manager senior Conseil, Audit et Expertise Comptable chez Hays. À vous de répondre en fonction de votre projet professionnel.

1. Différence sectorielle dans les missions : la Banque et l’Assurance, c’est à Paris

« Paris centralise des industries qui sont moins présentes en province, qui plus est, on trouve plus de candidats à Paris qu’en région pour exercer ces métiers », note pour sa part Julien Barrois, directeur exécutif senior chez Page Personnel. La mise en place de SAP en Île-de-France, par exemple, est une mission quasiment systématique pour les consultants en systèmes d’information (SI) qui interviennent dans la Banque et l’Assurance. En région, dont le marché est plus restreint et monopolisé par les Big Four, la diversité sectorielle des missions est plus grande : on peut passer de l’industrie aux services non marchands ou à la santé...

2. Spécialisation à Paris, polyvalence en région

À Paris, intervenir sur de plus gros dossiers revient à intervenir sur un petit bout de missions qui sont très segmentées. « Dans le conseil juridique, les juristes fiscalistes en région interviennent sur le droit fiscal en général alors qu’à Paris, c’est sur un seul point, la TVA intracommunautaire par exemple », explique Hélène Barberet. L’hyper spécialisation des profils parisiens peut d’ailleurs compliquer leur positionnement en province. Nous sommes toutefois à une époque charnière où ça tire entre la centralisation historique de l’Hexagone et le mouvement d’émancipation des régions. Ainsi, « certains Big Four, à Lille par exemple, essaient de mettre en place des organisations en silo. Des consultants et des auditeurs basés en région ne veulent pas de l’hyperspécialisation qui arrive », pointe Julien Barrois.

3. Les lignes de service qui existent à Paris ne sont pas toutes présentes en région

À Paris, les Big Four sont organisés en quatre pôles :
- Industrie et Services,
- Banque/Assurance,
- Services non marchands,
- Santé et Secteur public.

Ces quatre pôles sont eux-mêmes subdivisés. Comme l’explique Julien Barrois, « des consultants travaillent sur les process, d’autres sur la finance comme les auditeurs, d’autres encore, sur les systèmes d’information ». En région on est amené à intervenir dans des secteurs d'activités diverses et variées mais il y a aussi des secteurs inexistants – comme dit en début d’article, la banque et l’assurance, c'est Paris. « En Alsace, il s’agit de conseil juridique, il n’y a pas de conseil en organisation par exemple, et l’audit des SI arrive à peine, c’est un service plus développé à Paris », poursuit Hélène Barberet.

4. Plus de déplacements en région qu’à Paris

C’est surtout à proximité de son bureau que l’on se déplace quand on est rattaché au bureau parisien d’un Big Four. En région, il faut avoir un véhicule car la probabilité d’intervenir chez un client en centre-ville est faible. « Si l’on est basé à Nantes, on se déplace, régulièrement, dans toute la région nantaise alors qu’en Île-de-France, la zone de déplacements est plus restreinte et les déplacements eux-mêmes sont ponctuels », conclut Julien Barrois.

Sophie Girardeau


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