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Cabinets de recrutement et diversité

Cabinets de recrutement et diversité
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Après avoir promu la lutte contre les discriminations au travers notamment de la publication d’un livre et la formation de consultants, À Compétence Égale a souhaité aller plus loin en évaluant les process et pratiques des cabinets de recrutement« Nous avons voulu sortir du discours et être dans une logique de résultat, pas uniquement d’engagement », explique Alain Gavand, président fondateur de l’association, auquel a succédé en juillet 2011 Sébastien Bompard, fondateur du cabinet Taste.

La notation, assurée par Vigeo, comprend un audit des pratiques des cabinets de recrutement en matière de lutte contre les discriminations et de promotion de la diversité ; l’évaluation des parties prenantes externes (entreprises clientes des cabinets, partenaires) et internes (consultants et chargés de recherches) ; une analyse de la short-list de candidats présentés aux entreprises, doublée d’un questionnaire anonyme et volontaire adressé aux candidats, permettant de mesurer l’égalité de traitement en fonction des caractéristiques personnelles (âge, sexe, origine, diplôme…).

La note obtenue varie de 1 (non tangible) à 4 (avancé). Le dispositif, actuellement mis en place sur quatre cabinets pilotes, sera ouvert à l’automne à tout cabinet souhaitant s’engager dans la démarche.

Quel bénéfice pour les candidats ?

En premier lieu, notons et même louons le fait que, dans ce dispositif, la parole soit clairement donnée au candidat qui souhaiterait la prendre. Ce point rappelle que vous, candidat, êtes l’autre client du cabinet de recrutement. Et il s’inscrit dans le mouvement plus ou moins perceptible selon les environnements de rééquilibrage des rapports entre candidats et recruteurs, amorcé depuis quelques temps à la faveur de l’avènement des pratiques 2.0.

Parlons ensuite de bénéfice indirect. Les cabinets notés peuvent diffuser leur résultat, et ils le feront d’autant plus volontiers qu’il sera bon, ainsi, les candidats sauront si tel ou tel cabinet est réellement investi. « Cela permet de juger la réalité d’une politique et témoigne d’un mouvement de transparence de la profession », indique Alain Gavand. L’idée est de permettre aux candidats de se positionner vis-à-vis des recruteurs, de dire qu’eux aussi ont la main dans le choix d’un cabinet. Une volonté des recruteurs d’être aussi professionnels que possible sur cette thématique qui rappelle, au cas où on l’aurait oublié, que lutter contre les discriminations et promouvoir la diversité, c’est appliquer une loi.

Par ailleurs, toutes les données engrangées au fil des ans permettront la création d’un Observatoire de l’ensemble des pratiques relatives à la lutte contre les discriminations dans le recrutement. Un benchmark de la profession que les candidats, toujours prompts à pester contre les recruteurs, ne manqueront pas d’apprécier.

Sophie Girardeau


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