Ces choses qui fortifient la confiance dont on a tant besoin quand on cherche un job

Ces choses qui fortifient la confiance dont on a tant besoin quand on cherche un job

Lors d’une recherche d’emploi, la confiance en soi peut s’effriter. Et le manque de confiance est régulièrement désigné par les recruteurs comme un facteur pénalisant une candidature. Sortir de ce cercle vicieux est possible, car, bonne nouvelle, la confiance, si elle se perd ou s’amoindrit, peut aussi se retrouver, se renforcer. Voici comment grâce aux conseils du coach Marc Traverson.

Vous n’avez plus confiance en vous ou vous doutez de votre valeur car vous essuyez des refus dans le cadre de votre recherche d’emploi ? C’est bien naturel car lorsque l’on est au chômage, on perd des soutiens de la confiance comme faire partie d’un collectif ou être reconnu dans son travail. Cette période d’incertitude peut tour à tour être vécue comme stimulante ou inquiétante. « Elle est propice au doute mais le doute, lui, ne l’est pas forcément à la confiance », pointe Marc Traverson, coach, auteur et directeur associé d’Acteüs. La confiance en soi et ses fluctuations dépendent du fond structurel de chacun, mais chacun peut s'appuyer sur les fondamentaux suivants pour la conserver ou la retrouver.

Le rythme

En activité, nous sommes rythmés par un calendrier, des échéances, des horaires à respecter, sans activité, la tentation de la grasse matinée, de l’abrutissement devant l’écran existe bel et bien. Or, « il est dangereux du point de vue de la confiance de perdre ses repères, il faut se donner une discipline et ne pas sous-estimer l’importance des rythmes », insiste notre interlocuteur. À vous de trouver le vôtre mais qu’il structure votre journée en alternant actions qui font avancer votre recherche d’emploi, contraintes du quotidien, moments de détente… Le rythme cadre tout en contribuant à maintenir le mouvement qui fait que votre petite dynamo intérieure continue de vous éclairer. Donnez-vous en un et voyez si vos proches peuvent vous y aider.

La vie sociale

Après la tentation de la journée pyjama, voici celle de la solitude et du repli sur soi. « Conserver une vie sociale est parfois difficile dans cette période où l’on n’a pas toujours envie d’aller vers les autres mais il est bon de le faire car cela revalorise à ses propres yeux », observe Marc Traverson. Les démarches d’entretien de votre réseau, sur des salons, lors de réunions de networking ou de déjeuners, favorisent la rencontre et l’échange, vous donnent l’occasion de vous présenter en tant que professionnel. Et les rencontres dans la sphère privée, elles, vous font oublier un temps le sujet qui vous préoccupe, ne négligez pas cet appel d’air.

L’hygiène de vie

Du sport et du sommeil ! Vous n’êtes pas sportif ? Soyez marcheur, souvent, longtemps. Vous dormez mal ? Boudez les excitants – l’impératif ici n’est pas autoritaire mais bienveillant. Puisque trouver un emploi est un marathon, « il s’agit de se maintenir en bonne condition », souligne notre coach. Quant à vos violons d'Ingres, ils vous font vibrer, et les soins que vous vous accordez pour vous trouver plus belle, plus beau, ils vous aident à vous sentir mieux dans votre peau ; non seulement ils sont permis mais encore, vivement encouragés, d'autant plus que vous avez le temps.

La connaissance de soi

« Effectuer un travail sur soi pour mieux se connaître permet aussi d’avoir un appui, un soutien durant ces moments de doute, de confiance moindre, car les proches ne peuvent pas toujours aider, la période n’est pas évidente pour eux non plus et l’on peut vite être pris dans des jeux relationnels compliqués », pointe Marc Traverson. Aller vers des gens plus neutres, au regard moins dramatisant ou moins positivant à tout prix, permet de décharger ses inquiétudes et angoisses comme de partager ses envies et motivations. Ce travail sur soi doit être « un moment d’ouverture qui remet en ligne ses motivations profondes et son projet professionnel », ajoute-t-il.

Un autre regard sur cette période

Pleine de possibles, ouverte, riche en opportunités, sans interdits : un autre visage de la galère que représente cette période de recherche – elle donne aussi l'occasion d'être imaginatif et créatif. Ce point-là concerne la confiance en général et dans le cours des événements en particulier. « Pensez à vous dire que si des portes se ferment, d’autres à côté peuvent s’ouvrir. Si vous vous mobilisez, il va forcément se passer des choses positives, c’est pourquoi il ne faut ne pas rester bloqué chez soi ni dans ses croyances mais aller vers le monde », conseille Marc Traverson.

Enfin, sachez prendre des vacances – de courtes mais vraies vacances – pour couper avec votre ancienne expérience et vous ressourcer dans une période de recherche difficile.

Sophie Girardeau

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