Comment éviter le burnout quand on est perfectionniste ?

Comment éviter le burnout quand on est perfectionniste ?

Lorsque l’on décroche un premier emploi après ses études, on a toujours tendance à arriver avec la mentalité d'un homme ou d'une femme qui dit « oui » à tout, mais on se rend vite compte que cette attitude incite à accepter trop de tâches et à se surmener, ce qui peut éventuellement conduire à un burnout.

Peut-être pensez-vous : « Faire un burnout, moi ? Jamais. » Mais la réponse n’est pas aussi simple, creusons un peu le sujet.

Un sondage de Monster sur la situation des salariés révèle que 89% des personnes interrogées déclarent avoir le sentiment de travailler dans l’urgence, cause directe d’hausse de stress et de potentiel burnout.

Si être perfectionniste vous a peut-être aidé à l'école ou à l'université, sachez que le monde du travail est différent.

Mais ne vous inquiétez pas ! Voici quelques conseils à suivre pour éviter de s'épuiser au travail.

Assurez-vous de comprendre les tâches et les attentes

Avant d'accepter n'importe quel projet ou mission, « assurez-vous de comprendre ce que votre patron attend de vous. » recommande Jené Kapela, présidente et fondatrice de Jené Kapela Leadership Solutions, une société de conseil installée en Floride. Ne présumez jamais que vous savez quelles sont les attentes de votre patron. Vous devez vous informer sur les éléments essentiels, comme l'objectif final, le délai du projet, les personnes avec qui vous devrez collaborer, le public ciblé et le ton de la présentation.

Dès que vous aurez obtenu ces informations, vous pourrez élaborer le calendrier de votre projet. Au lieu de vous concentrer sur le volume de travail à effectuer pour crier victoire, définissez des objectifs mesurables et réalistes à court et à long terme que vous serez capable d'atteindre. Si le projet est étalé sur un an, fixez un délai au bout de trois mois, six mois et un an. Appliquez la même logique pour les délais plus courts.

Communiquez vos objectifs à votre patron

Quand vous avez l'occasion de discuter avec votre patron, expliquez-lui les prochaines étapes que vous allez réaliser pour vous assurer qu'il ou elle sache sur quoi vous travaillez actuellement. Ensuite, dites-lui que vous aimeriez fixer des objectifs liés à vos projets. Cela ne va pas seulement lui montrer que vous êtes motivé et que avez un sens de l'initiative, mais cela vous donnera également un plan d'action de ce que vous devrez accomplir sur une période de temps donnée.

Je ne Le projet est ambitieux et coherent avec le marche actuel

« Il est peu probable que votre patron vous demande de travailler moins. » explique Kapela. « Mais tant que vous savez ce qui est attendu de vous, vous pouvez prendre des mesures pour vous assurer d'accomplir suffisamment de travail sans vous imposer une pression supplémentaire. » Avec un peu de chance, votre patron pourra également vous aider à définir ces objectifs.

Acceptez de faire des erreurs

Si vous éprouvez parfois de l’angoisse, vous pouvez être sûr d'une chose : vous êtes un être humain.

Il est normal de stresser pour certaines choses et il existe des situations qui nous rendent tous nerveux, comme une présentation devant l'équipe de direction ou un examen annuel. Ce sont des événements importants qui peuvent être éprouvants pour de nombreuses personnes, aussi bien les plus jeunes que les plus âgées.

Peu importe à quel point vous vous préparez, vous n'êtes pas à l'abri de faire des erreurs. Sachez toutefois que ce n'est pas grave. « Ne vous mettez pas la pression si vous faites des erreurs, car nous en faisons tous, » rassure Angelina Darrisaw, fondatrice de C-Suite Coach, une plateforme de coaching et de contenu établie à New York.

« La solution est de vous assurer que vos erreurs ne deviennent pas habituelles. » ajoute-t-elle. « Par exemple, si vous arrivez une fois en retard, n'en faites pas tout un drame. Par contre, si vous êtes constamment en retard, vous devez penser à changer vos habitudes. »

Apprenez quand dire « non »

En tant que nouvelle recrue, et en tant que perfectionniste bien sûr, vous avez appris à dire « oui » à n'importe quelle demande qui se dresse sur votre chemin. C'est compréhensible. Vous ne voulez pas manquer une occasion de montrer vos compétences. La clé est de connaître vos limites et de savoir quand et à qui les communiquer.

Mishri Someshwar, vice-présidente associée de la National Society of Collegiate Scholars, dont le siège se trouve à Washington, donne en exemple les deux situations délicates qu'elle rencontre le plus fréquemment au travail et vous explique comment les gérer.

Quand une personne extérieure à votre équipe vous charge d’une mission...

« Informez toujours votre superviseur des projets qui vous ont été confiés par d'autres membres du personnel, afin qu'il ou elle puisse alléger votre charge de travail pour vous aider à les réaliser. » explique Someshwar. Dans le meilleur des cas, votre patron pourra même dire « non » à votre place et transmettre lui-même le message à votre donneur d'ordres.

Quand vous devez reprendre le travail de quelqu'un d'autre...

« Faites ce travail si c'est urgent, et que cela peut influencer les gros objectifs de l'entreprise. » suggère Someshwar. « Mais n'ayez pas peur de dire à cette personne que vous êtes occupé, la prochaine fois qu'elle vous demandera d'assumer ses responsabilités à sa place. Si cela arrive fréquemment, parlez-en à votre superviseur. »

Être perfectionniste peut être très exigeant, physiquement et mentalement, alors n'en faites pas de trop. Soyez simplement bon dans ce que vous faites. Fixez-vous des objectifs raisonnables, ne vous prenez pas la tête pour des futilités et soyez toujours honnête lorsque vous communiquez avec vos collègues.