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Comment lutter contre la méchanceté au travail ?

Comment lutter contre la méchanceté au travail ?

Il n’y a rien de pire que de travailler dans une ambiance malveillante. Face à des managers parfois autocratiques, comment continuer à vivre sa vie professionnelle en toute sérénité ?

 

 Le management autocratique ne marche pas

Dans son livre, « Le pouvoir des gentils » (Marabout), le coach Franck Martin dresse un constat sans appel : « la brutalité ne fait plus recette, la réussite par l’écrasement d’autrui se heurte à un constat de faillite ». Ce management « manipulatoire » où l’on profite du contexte hiérarchique « pour avoir un rapport parent/enfant » peut être un signe d’insécurité mais il peut être aussi « culturel ». Pour certains ajoute-t-il, être gentil, c’est forcément une signe de faiblesse alors que ce qui marche dans la relation aux autres, c’est cette capacité à créer une relation de confiance ».

 

 Les nouvelles méthodes de management

Désormais, on voit se dessiner des façons différentes de gérer l’humain dans les entreprises : le management à l’horizontal, le management libéré, le management bienveillant et un concept développé par Franck Martin, le management et l’entreprise contenants. « C’est un concept inspiré des théories de Maria Montessori pour permettre aux enfants de s’épanouir. Nous les appliquons aux adultes pour obtenir les mêmes effets et ce, via 5 points essentiels :

  1. la garantie de la sécurité par le manager,

  2. la réponse aux besoins essentiels de leurs collaborateurs comme la reconnaissance ou l’estime de soi,

 3. le  travail en mode collaboratif,

4. le développement de la créativité y compris pout celles et ceux qui ont des tâches répétitives,

5. s’assurer que les gens prennent du plaisir. Sans plaisir, ça ne marche pas. »

Toutes ces méthodes « permettent ainsi de gérer les générations Y et Z et de favoriser un cadre de travail empathique ». Car il s’agit tout simplement d’humaniser une relation de travail.

 

 Comment gérer la méchanceté de son patron ?

On ne va pas se mentir. Pour des personnes en poste, il est très difficile de lutter contre ce type de comportement. Il s’agit de faire un choix en fonction des sensibilités de chacun. Rester malgré tout pour des raisons financières. Parler à son chef est un énorme risque car il y a des fortes chances qu’il ne soit pas réceptif. Tout aussi sceptique, Franck Martin émet des doutes sur le rôle des Ressources Humaines car « quand vous avez un patron autocratique, la DRH se tait ». Pour les personnes qui ne supportent pas ce genre de situations, mieux vaut donc partir car « si vous continuez à ne rien dire, c’est la porte ouverte à l’absentéisme, au burn-out ou pire ».  

 

 La bonne façon de réagir face à une personne toxique au travail

Gérer un collègue de travail toxique peut être plus direct car « il n’y a pas la crainte de la hiérarchie ». Tout d’abord, il faut évaluer la relation de confiance (si elle n’existe pas). Pour réparer celle-ci, mieux vaut aller boire un café en dehors du bureau pour tenter de régler le conflit. « Cela nécessite d’avoir une personne face à soir qui ait de l’intelligence émotionnelle. Si ce n’est pas le cas, on peut faire appel au N+1 pour faire face aux non-dits ou à l’inavouable » et ainsi libérer la parole.  Et si il vous arrive d’être vous-même désagréable,  pas de panique, on peut réparer. « C’est la force du mea culpa. Il ne faut pas hésiter à s’excuser et faire preuve d’humilité » conclut le patron de l’agence Congruences. Car n’en déplaise à certains, la bienveillance n’est pas une mode.

 

 

 

 

 

 


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