Comment ne pas se laisser envahir par le télétravail ?

Comment ne pas se laisser envahir par le télétravail ?

Comment ne pas se laisser envahir par le télétravail ?

Quelques bonnes pratiques à adopter pour travailler chez soi en toute sérénité.


La généralisation du travail à distance

A l’issue du confinement, moult études se sont succédé pour interroger les salariés sur leur appréciation du télétravail, une pratique inédite pour nombre d’entre eux. Si en 2018, seulement 3% des salariés français télétravaillaient de façon encadrée, un sondage Odaxa du 9 avril révélait qu’à la fin mars, 24 % des actifs pratiquaient le télétravail, un chiffre qui atteignait 41 % chez les Franciliens. La crise sanitaire a ainsi permis aux entreprises réfractaires au travail à distance de le considérer comme une alternative viable à la vie en entreprise. Travailler à la maison pourrait d’ailleurs encore se développer puisque le ministère du Travail estime que près de 4 emplois du 10, c’est à dire 8 millions, seraient compatibles avec le télétravail.

 

 Instaurer des bonnes pratiques en entreprise

Si les entreprises souhaitent adopter le télétravail sur le long terme, il faudra qu’elles repensent leur organisation. Deux études indiquent en effet que le télétravail – mal encadré – peut entrainer des abus. La première étude menée par l’agence conseil Cog’X montre que pendant le confinement, 44% des salariés ont travaillé sur des plages horaires plus importantes et 41% déconnectaient moins le soir et le week-end. Une autre étude du cabinet Empreinte Humaine, spécialisé dans la QVT et les RPS, a interrogé des actifs sur le travail à domicile : si 85% affirment vouloir continuer le télétravail, 53% souhaitent que des règles précises soient établies et 42,5% des salariés avouent s’être senti en situation de détresse psychologique. Isabelle Hastings, coach et sophrologue temporise ses chiffres. « Le confinement a provoqué une situation inédite. La plupart des entreprises n’avaient pas d’expérience en la matière et les managers ont été démunis. Le confinement a chamboulé les agendas et les priorités de tous. Cela a provoqué des horaires à rallonge et exacerbé les bonnes pratiques chez certains et les dysfonctionnements chez d’autres ».

 

Adopter une discipline professionnelle dans son salon

Côté salarié, l’un des challenges du télétravail est l’intrusion de la sphère professionnelle dans l’intimité, un phénomène qui peut vite brouiller les frontières entre le personnel et le professionnel si l’on n’y prend pas garde. « Le télétravail demande au salarié de s’imposer une discipline dans son environnement personnel car on peut avoir du mal à s’arrêter. D’où l’importance de compartimentaliser sa journée en se fixant de vrais horaires de travail et de vraies pauses. Concrètement, cela signifie s’octroyer une pause déjeuner loin de son écran et se forcer à éteindre son ordinateur le soir pour littéralement clore sa journée de travail ».  

 

Créer sa bulle de travail

Séparer ces deux univers, c’est aussi créer un environnement propice au travail surtout si vous n’avez pas la chance d’avoir un lieu dédié pour exercer votre activité professionnelle. « Pour travailler efficacement, l’ergonomie est cruciale rappelle la coach. On ne travaille pas dans son lit, par terre ou sur une chaise bancale. S’il y a du bruit autour de vous, pourquoi ne pas investir dans un casque pour vous isoler ? Pendant la journée, il faut faire des pauses, se lever régulièrement et accepter que, comme au bureau, on n’est pas toujours à 100% de ses capacités ».

 

Gérer ses mails

Même si depuis le 1er janvier 2017, le droit a la déconnexion est désormais inscrit dans le code du travail (article L. 2242-17), certains managers peuvent penser que le télétravail autorise à envoyer des mails à des heures indues. « Il est parfois compliqué pour un salarié de résister à la pression. Mais il ne faut pas se sentir obligé de répondre sauf en cas d’urgence. Il faut aussi être vigilant et ne pas tomber dans le présentéisme en restant constamment devant son ordinateur » prévient Isabelle Hastings. Et si vous êtes adepte du mail tardif, sachez qu’il est possible de planifier et donc différer l’envoi de vos mails. Vous pouvez également ajouter sous la signature de votre mail, la recommandation suivante : Si cet email vous parvient en dehors des heures de travail, vous êtes invité(e) à y répondre à un moment plus opportun pour vous.

 

Ne pas succomber à la réunionite

L’enquête d’Emprunte Humaine mentionnait que 60% des sondés pensaient que le télétravail en mode confinement créait plus (trop) de réunions. Il est donc possible que votre N+1 ait organisé des réunions vidéo un samedi matin ou un jour férié. « C’était une période exceptionnelle avec des urgences à traiter. Mais cela ne doit pas devenir la norme. L’entreprise devra former les managers pour apprendre à manager à distance, contrôler l’activité, soutenir les équipes et gérer les performances de manière durable. D’ailleurs, les entreprises s’interrogent déjà sur la gestion future du télétravail pour maintenir le bien-être et l’épanouissement professionnel de salariés ». Et ainsi faire du télétravail, un mode de travail pérenne et serein.

 

Isabelle Hastings co-animera le 29 Juin à 11h30, un webinar intitulé : « L’art de télé-travailler : bonnes pratiques et retour d’expérience ».

Pour vous inscrire : https://goalmap.clickmeeting.com/l-art-de-tele-travailler-bonnes-pratiques-et-retours-d-experience/register?_ga=2.60204133.972201999.1592151664-1331513765.1590490547

 

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