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Comment ralentir au travail ?

Comment ralentir au travail ?

Depuis la révolution industrielle, notre unique mode de vision du travail sacralisait la vitesse comme moteur de réussite, de performance car après tout, « le temps, c’est de l’argent ». La lenteur quant à elle était caricaturée, associée à la paresse voire même à un péché. C’est au début des années 1980 que le mot « slow » a conquis ses lettres de noblesses. Tout d’abord, avec le mouvement de la Slow Food qui émerge en Italie en opposition au « fast food ». L’idée de ralentir pour prendre le temps de vivre fait des émules : le slow travel, la slow life, la slow cosmétique, la slow city etc. Finalement, le monde du travail a fini par succomber à ce mouvement qui est bien plus qu’une simple tendance. Il répond à nos difficultés actuelles et offre un nouveau regard sur notre monde de fonctionnement professionnel. Cette philosophie du travail trouve son origine chez différents business leaders qui appliquent déjà « l’état d’esprit slow ». Une nouvelle façon de travailler qui fonctionne et que démontre Pierre Monitz-Barreto dans son livre « Slow Business ».

Les causes du malaise

Ce sentiment d’être constamment débordé, de ne plus maitriser son temps, tout le monde le connaît. Il est causé tout d’abord par la multiplication effrénée d’outils technologies. Les GPS, les ordinateurs, les smart phones, les webcam dont la vitesse de transmission va encore s’accélérer nous poussant à aller encore plus vite. Ensuite, notre rythme quotidien est aussi bousculé par l’intrusion massive des outils de diffusion comme les réseaux sociaux, les plateformes d’informations etc. Dernier élément : la transformation des moyens transports où là encore tout est fait pour aller toujours plus vite. C’est ce décalage entre le rythme naturel de l’Homme et l’accélération de notre société qui nous perturbe. Même si ces outils nous facilitent la vie, ils ne nous rendent pas forcément plus performants. Et pour se libérer de cette aliénation, « le slow est l’antidote » prisée par certains chefs d’entreprise.

Les outils pour passer au slow business

Tout d’abord, Pierre Monitz-Barreto promeut « la décélération  pour réintroduire un peu de lenteur dans nos vies » et « la détoxification » pour nous débarrasser de tous ces facteurs qui perturbent notre rythme. Parmi les méthodes conseillées par l’auteur, nous en avons sélectionné quelques unes aisément applicables. 

- Comprendre que la rapidité ne nous rend pas plus performant et trouver « le temps juste » pour accomplir nos tâches.

- Respecter son horloge biologique. C’est ce que prône la chronobiologie qui vise à « intégrer à nos méthodes de travail les phénomènes temporels liés à nos fonctionnements biologiques ». En clair, notre rythme de travail est aussi conditionné par la génétique. Certains sont plus performants le matin, d’autres le soir.

- Lutter contre les interruptions. Selon une étude évoquée par l’auteur lors de sa conférence TED, si l’on sort d’une profonde concentration pendant 1 minute, il faut 23 minutes de récupération pour revenir au même niveau. Morale de l’histoire : on laisse de côté sms ou mails pour y répondre une fois la tâche accomplie.

- Abandonner le multi tâche. Seul 2% de la population est réellement capable de faire du multi tâches. Les autres sont 40% moins productifs. Donc arrêtez de répondre à vos mails pendant vos conférences call.

- Aménager « des pauses bénéfiques ». L’erreur serait de passer du dossier A au dossier B sans interruption, sans s’accorder quelques minutes de battements. Passer un coup de fil perso, sortir dehors, bref se ressourcer pour ensuite repartir sur une nouvelle tâche.

- Si possible, faire une sieste. Car « une sieste de 10 à 20 minutes permet de gagner un à deux cycles de sommeil la nuit, soit trois heures ». La Nasa assure même qu’elle améliore la vigilance et la performance de ses pilotes !

- Réduire au maximum son exposition au temps d’écran « tant dans la vie professionnelle que personnelle ».

- Aménager une zone de temps consacrée à…ne rien faire. Si les médecins encouragent les enfants à s’ennuyer, les adultes devraient aussi suivre ce conseil. En s’appropriant des blocs temporels, on se libère son esprit, on prend du recul et on retrouve l’inspiration…

 


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