Comment ne pas louper les premières minutes (très importantes) d’un entretien ?

Comment ne pas louper les premières minutes (très importantes) d’un entretien ?

Entretien d'embauche

Il paraît que les premières impressions sont parfois trompeuses. Il n’empêche que lorsqu’il s’agit d’un entretien de recrutement, mieux vaut ne pas rater le début de la rencontre. En effet, 75% des recruteurs estiment qu’il leur faut moins de 10 minutes pour savoir s’ils poursuivront le processus de recrutement. Pour les convaincre, il faut :

 

  • Se préparer en amont
  • Prendre garde à son langage corporel 
  • Structurer son discours

 

Un entretien d’embauche qui se déroule sans accrocs commence par une entrée en matière fluide. Si les codes du recrutement peuvent légèrement différer en présentiel ou en vidéo, les deux dispositifs exigent malgré tout d’être préparé. En effet, l’entretien démarre bien avant de saluer le recruteur. Une préparation en amont cruciale pour Valérie Pinardon, Senior Manager chez Walters People. « Cela permet au candidat de se mettre dans une situation de confiance car lors des tous premiers instants, le non verbal est essentiel. Il se sentira plus serein en arrivant dans l’entreprise ou en allumant la caméra ».

 

Être préparé, c’est être rassuré

Avant la rencontre, le candidat aura étudié l’annonce, investigué l’entreprise, rédigé ses questions et choisit un code vestimentaire adéquat. Il aura repéré le lieu du rendez-vous pour ne pas arriver en retard et complétement stressé. « Quand le candidat sort de chez soi, il est prêt mentalement, il a son CV et de quoi prendre des notes. En visio, les préparatifs sont similaires mais avec d’autres étapes cruciales : avoir un pseudo professionnel, prendre soin de sa tenue, tester son micro et ses hauts parleurs, orienter la caméra, couper son téléphone, vérifier la qualité de la connexion et l’arrière-plan. Dans les deux situations, ces processus rassurent le candidat qui entame l’entretien dans de bonnes dispositions ».

Une préparation qu’il ne faut pas négliger car il est compliqué de revenir d’une mauvaise impression. « Un sondage de Walters people a révélé que 75% des recruteurs ont besoin de moins de 10 minutes d’entretien pour savoir s’ils poursuivront le processus de recrutement ».

 

Le non verbal, une mine d’informations sur le candidat

Dès l’arrivée dans l’entreprise, il faut surveiller son langage corporel. Crucial, il fournit des indices très parlants qui ne figurent pas dans le CV. Dans le cadre d’un entretien classique, « le non verbal et la gestuelle participent à faire bonne impression.  Il faut donc imposer sa présence par le sourire, une poignée de main (quand ce sera à nouveau possible), un bonjour dynamique et un regard franc indique Valérie Pinardon. Le recruteur doit sentir que le candidat est heureux de passer cet entretien. Dans le contexte actuel, il faut pouvoir se démarquer par sa personnalité et sa présence ». En vidéo, le démarrage n’est pas tout à fait identique car il n’y a pas d’échanges informels. « On rentre plus rapidement dans le vif du sujet. C’est d’autant plus important d’être souriant en visio car il est plus compliqué de montrer son dynamisme ou son charisme ». Et si vous faites partie de ceux et celles qui instinctivement ont tendance à se regarder, n’hésitez pas à couper le retour caméra pour diriger toute votre attention sur votre interlocuteur. 

 

L’entretien d’embauche : un exercice de clarté

Vient ensuite le début de la conversation. Pour les candidats mal à l’aise avec l’exercice, il est recommandé de s’entrainer en amont avec une tierce personne pour poser sa voix et structurer le discours. Le jour venu, prenez le temps de respirer et de faire des pauses si nécessaire. « Parlez sans vous précipiter, reposez la question si besoin. Et pourquoi pas détendre l’atmosphère en disant que vous n’êtes pas un habitué de l’exercice ? ». Pour rester concis, vous pouvez aussi vous aider de votre CV et de quelques mots clés relatifs au job. « Certains recruteurs vont annoncer la trame de l’entretien ce qui permettra de rebondir. Mais le candidat peut aussi se retrouver face à un recruteur déstabilisant ou un responsable opérationnel peu habitué aux entretiens. D’où l’importance de structurer la rencontre pour rester clair et synthétique » insiste Valérie Pinardon. Et mener l’intégralité de l’entretien d’embauche en toute sérénité.

 

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