Comment se débarrasser du syndrome de l’imposteur ?

Dès qu’un heureux événement professionnel se produit - une promotion, une récompense ou une augmentation de salaire - la vilaine petite bête pointe le bout de son nez et vous fait douter. C’est sûr, vous ne méritez pas ce qui vous arrive. Comment en finir avec cette fausse croyance ?

 

Reconnaître les symptômes 

Vous avez du mal à accepter un compliment ? Vous avez l’impression que vous n’êtes pas à la hauteur, d’être un incapable ? Vous pensez que vous ne méritez pas ce qui vous arrive et vous vivez dans la peur, qu’un jour, vos collègues finiront par vous démasquer ? Félicitations, vous faites partie des 70% de la population qui ressent à un moment ou à un autre ce syndrome de l’imposteur. Ce doute maladif peut avoir des conséquences majeures sur votre évolution professionnelle, votre relation avec des clients, votre place dans l’entreprise ou au sein d’une équipe. Il rime aussi avec anxiété, manque de confiance en soi, frustration et dépression. Etrangement, ce syndrome affecte les personnes qui réussissent le mieux et ne disparait pas avec le succès, au contraire : plus on gravit l’échelle, plus le sentiment de frauder est prégnant. Certains vont même essayer de compenser en essayant d’être parfait, une tâche impossible qui entraine parfois des burn-out.

 

Les origines du mal 

Le Dr Valerie Young, experte en la matière, a établi les 5 profils type du syndrome de l’imposteur : le perfectionniste, l’expert, le solitaire, le.la super (wo)man et le génie. Quelque soit la typologie, le syndrome de l’imposteur trouve le plus souvent ces racines dans la cellule familiale où les enfants ont tendance à être labellisés : l’enfant dit « sensible » par opposition à l’enfant intelligent, l’enfant convaincu par ses parents qu’il est exceptionnel et qui vacille au premier challenge. Sorti du contexte familial, le syndrome ne fait pas dans la discrimination démographique. Néanmoins, il toucherait davantage les femmes et les autres minorités à qui on a répété pendant des décennies qu’elles étaient moins intelligentes. Ces personnes sont donc convaincues qu’elles n’ont aucune légitimité et ce, malgré leurs accomplissements divers et variés.

 

Savoir y remédier 

La première chose importante à comprendre pour se détacher du syndrome de l’imposteur est de réaliser qu’il touche tout le monde : du jeune bachelier brillant à Sheryl Sandberg, COO de Facebook en passant par Serena Williams. D’ailleurs, si vous en parlez à votre entourage, vous verrez que de nombreuses personnes vivent avec ce syndrome. Une fois que vous vous sentirez moins seul(e), pourquoi ne pas établir une liste de tout vos accomplissements : diplômes, récompenses et autres recommandations ? Il ne s’agit pas de tomber dans l’égocentrisme mais d’avoir finalement conscience de votre juste valeur. Vous pouvez également vous appuyer sur un mentor ou votre réseau professionnel et personnel qui vous conseilleront et sauront vous offrir un regard bienveillant. Et ne soyez pas aussi dur avec vous-même : vous n’êtes pas parfait, vous avez droit à l’erreur et vous pouvez même demander de l’aide, le ciel ne vous tombera pas sur la tête. Et si besoin, pourquoi ne pas aller voir un coach ou un psychologue qui saura vous défaire de vos mauvais réflexes pour enfin vous attribuer les mérités de votre réussite ?

 

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