6 conseils pour sortir du chômage longue durée

6 conseils pour sortir du chômage longue durée

6 conseils pour sortir du chômage longue durée

Comment retrouver un emploi après des mois de recherches infructueuses ? Vincent Godebout, délégué général de l’association Solidarités nouvelles face au chômage partage avec Monster quelques pistes d’action pour relever ce défi.

 

Ne pas s’isoler

Se retrouver sans emploi depuis plus un an peut condamner une personne à l’isolement, une tendance contre laquelle il faut absolument lutter. « Il ne faut pas rester seul avec son chômage. Pôle emploi n’ayant pas de moyens suffisants pour accompagner tout le monde correctement, je suggérerais de se tourner en parallèle vers un tiers indépendant, comme une association » conseille Vincent Godebout. Pour lui, mieux vaut opter pour un inconnu, objectif et bienveillant, « les proches n’étant pas forcément les meilleurs accompagnateurs quand l’affecte intervient ». Faire appel à des associations telles que SNC permet de prendre du recul sur sa situation et de reprendre confiance en soi. Mais pas que. « A SNC, nous accompagnons la construction du projet plus que la recherche d’emploi. On challenge la personne sans juger mais en donnant notre point de vue : on examine le projet en fonction du marché, on regarde son CV et on constate les trous éventuels à combler en terme de formation. Notre rôle est d’aider la personne dans sa reconstruction ».

 

Remettre à jour ses projets

Les mois qui s’allongent sans activité professionnelle peuvent pousser le candidat à réévaluer les actions entreprises dans sa recherche d’emploi. Est-ce que le secteur/la région/l’entreprise qui l’intéressent embauchent ? A-t-il raison d’inonder le marché de ces CV ? « Il est en effet impératif de bâtir sa stratégie ou de la réinterroger et laisser aussi la place à d’autres opportunités grâce aux candidatures spontanées ». Dans le contexte actuel incertain, Vincent Godebout évoque même une obligation de souplesse : candidater sur le marché caché, élargir son rayon de mobilité géographique ou encore « réviser ses prétentions salariales, s’interroger  sur son désir de rester dans son secteur d’activité, mettre davantage en avant son expertise et son envie de se former si nécessaire ». Au-delà d’une réévaluation de leurs ambitions, le délégué général de l’association estime que cette démarche aide les chômeurs de longue durée à rentrer dans « une dynamique de ré-interrogation, utile pour lutter contre les préjugés dont ils sont victimes ».

 

Evaluer son dossier de candidature

Le processus de recherche d’emploi peut aussi nécessiter un passage en revue du triptyque : CV, lettre de motivation et entretien d’embauche. Première chose donc, faire une évaluation du contenu de son CV qui doit s’adapter au poste recherché avec les mots clés nécessaires et les soft skills mises en avant, « l’été étant la période propice pour le remettre à jour » précise Vincent Godebout. Le reformatage de la lettre de candidature est indispensable car il faut personnaliser son contenu en fonction de l’entreprise auprès de laquelle on candidate. Quant à l’entretien, mieux vaut se faire aider pour s’y préparer soigneusement. Une association peut également accompagner le candidat pour identifier les talents dont il n’a pas forcément conscience. « Nous proposons des simulations d’entretien avec des bénévoles formés et/ou des cabinets partenaires. Nous appréhendons aussi l’enjeu des soft skills via des jeux qui permettent d’identifier les compétences et les talents ».

 

Alimenter son réseau professionnel

Les réseaux sociaux peuvent en désarçonner certains. Mais un candidat a tout intérêt à développer sa présence numérique dans son secteur d’activité. Bâtir un réseau, c’est l’occasion d’échanger avec des professionnels de son secteur mais aussi de « s’adresser à des concurrents pour enrichir son carnet d’adresses et se tenir au courant d’éventuelles opportunités. Il est aussi intéressant de se rendre à des événements du secteur, y rencontrer des acteurs de sa branche et effectuer un vrai suivi de la relation. Il ne faut pas non plus négliger quelques anciens collègues pour se tenir informé des évolutions du secteur » ajoute le délégué général de SNC.

 

Envisager des formations

Les compétences techniques devenant vite obsolètes, une personne en recherche d’emploi peut avoir besoin de mettre à jour ses connaissances techniques, linguistiques ou digitales même si  « aujourd’hui, les portes d’accès à la formation sont complexes en terme de prise en charge pour certains cas » tempère Vincent Godebout. « Ainsi, SNC  a développé un programme de VAE accompagné car c’est un processus long et rebutant quand il se fait seul ». On peut aussi se diriger vers des formations en ligne peu coûteuses et certifiantes avec un bémol tout de même. « Ces formations peuvent isoler donc il faut prendre soin de conserver un accompagnement en parallèle ».

 

Prendre soin de soi

« Chercher un job, c’est un job en soi ». Il faut donc s’accorder des moments pour souffler. « Nous proposons par exemple des sorties culturelles et des ateliers de sophrologie, des moments appréciés parce qu’ils gomment les statuts et les difficultés ». Plus globalement, il insiste sur la vigilance à avoir autour de l’état de santé car « les préjugés de la société sur les chômeurs de longue durée peuvent être lourds à porter » conclut Vincent Godebout.

 

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