Les 5 qualités requises pour être un bon auditeur

Les 5 qualités requises pour être un bon auditeur

Première constatation : les métiers de l’audit se portent plutôt bien. Une étude de l’Apec révélait une augmentation de 18% des offres de l’emploi en 2016, 27% de ces postes étant ouverts aux jeunes diplômés. Dans ce secteur, l’étude note que les recruteurs sont principalement les intermédiaires de recrutement (pour leur client), le conseil et gestion des entreprises, les activités juridiques et comptables et enfin les banques et assurances. Alors comment tirer son épingle du jeu dans ce marché exigeant ? Maxime Soublin, Manager Exécutif chez Michael Page, en charge de la branche Finance et Comptabilité et ancien auditeur évoque les qualités nécessaires du candidat idéal.

Etre organisé et rigoureux : Le quotidien d’un auditeur est fait d’une multitude de dossiers à régler, parfois simultanément. « Il travaille souvent avec des deadlines serrés, liés à la publication annuelle des comptes certifiés. Un auditeur n’a pas le choix, il doit tenir les délais. Le cabinet a besoin d’un candidat qui soit structuré dans son approche du travail. »

Faire preuve de flexibilité : Il faut donc être rigoureux et en même temps, « pouvoir passer d’un problématique à une autre, jongler d’un client à l’autre ». Une gymnastique intellectuelle intense car quand « une nouvelle mission commence, il faut être capable de revenir très vite sur des points non réglés de la mission précédente ».

Etre investi à 100% : Ce n’est pas un secret, un auditeur travaille énormément. Un rythme soutenu dicté notamment par une concurrence accrue entre les cabinets d’audit et des équipes parfois en sous-effectif. « La charge de travail est en effet considérable. Et le rythme a changé. Auparavant, les auditeurs traversaient une période intense qui s’étendait de janvier à avril. Aujourd’hui avec les clôtures décalées ou semestrielles, il n’y a plus de creux, le travail est intensif toute l’année. »

Avoir de bonnes capacités d’adaptation. Un auditeur ne passe pas tout son temps vissé à son écran d’ordinateur. S’il doit être indépendant, il est important de pouvoir travailler en équipe. La dimension humaine est donc une composante non négligeable de sa mission, que ce soit en interne ou en externe.  « Quand il débarque dans une entreprise où il est missionné, l’auditeur peut être bien accueilli. Mais parfois, c’est plus compliqué car il y a des réticences, d’où l’importance de pouvoir s’adapter à ces situations. Il doit aussi être capable de modifier son discours puisqu’il est amené à interagir avec différents interlocuteurs, du comptable au directeur financier. »

Posséder de solides bases comptables. La formation théorique à l’école est une chose, la réalité du terrain en est une autre, surtout qu’on est junior. «  Un auditeur n’a pas forcément les bons réflexes en début de carrière. Les premières missions peuvent parfois être déroutantes ». Mais, au final, l’expérience et les formations en interne peuvent aider à maitriser les processus et se familiariser avec cette compétence fondamentale.