La check-list à établir avant son tout premier entretien

La check-list à établir avant son tout premier entretien

Ça y est, vous avez décroché un rendez-vous dans l’entreprise de vos rêves. Le hic, c’est que c’est la première fois que vous êtes confronté à l’exercice tant redouté de l’entretien d’embauche. Alors comment faire pour ne pas trébucher ? Vous pouvez suivre les conseils dispensés par Karima Gaid, conseillère en formation à l’ISEFAC pour qui la réussite tient en un mot : la préparation. « Il faut bien comprendre que la préparation d’un entretien est la même, que ce soit pour un contrat en alternance, un CDD ou un CDI.  Cette préparation, c’est 60% de la réussite de l’entretien ».  

 

Se renseigner sur l’entreprise. C’est la base, évidemment ! Connaître l’entreprise où l’on veut travailler, son secteur d’activité et ses concurrents. Pas besoin d’arriver en débitant le chiffre d’affaires ou l’organigramme du siège social. « En revanche, le candidat a besoin d’être avec l’aise avec les fondamentaux de l’entreprise pour qu’il puisse le relier à son projet professionnel. De cette façon, il ne se retrouvera pas démuni quand le recruteur lui demandera pourquoi il a choisi cette entreprise, question qui revient souvent ».

 

Miser sur le savoir-être. Quand de jeunes candidats débutent dans la vie active, la majorité de leurs CV ont tendance à se ressembler. Il est donc important de se distinguer en respectant certaines règles évidentes mais pour le moins essentielles. « Il faut être ponctuel. Et surtout se rendre seul à cet entretien car certains candidats très nerveux, s’y rendent avec un ami ou un parent. »

 

Surveiller son langage corporel. Des attitudes ou des postures sont aussi révélatrices du profil du candidat donc il faut y prêter attention. « On ne s’assoit pas avant d’y être invité. On ne serre pas la main avant qu’on nous la serre. Et surtout on est souriant. »

 

Faire attention à son code vestimentaire. Il n’est pas nécessaire d’investir dans une nouvelle garde-robe pour cet entretien mais Karima Gaid déconseille fortement de venir en jean et baskets. « Même si vous vous présentez dans une start-up qui est supposée être plus cool qu’une banque d’affaires. Pour ce premier entretien, restez classique ». Vous pourrez opter pour un dress code décontracté une fois que vous y travaillerez.

 

Préparer une liste de questions. « Il ne faut jamais sortir du rendez-vous sans avoir poser une question même si ce sont des questions classiques ». Karima Gaid conseille d’arriver à votre entretien avec une liste de questions. « Le candidat a intérêt à en prévoir un certain nombre au cas où un recruteur bavard les devancent ». En voilà quelques exemples : Est-ce que ce poste a été créé récemment ? Qu’avez-vous pensé de ma candidature ? Est-ce que mon profil correspond à ce que vous attendez ? Pourquoi choisir un candidat en alternance ? Pourquoi miser sur un débutant ?

 

Mais éviter les mauvaises questions ! Certes, vous avez envie de savoir à quelle heure vous pouvez partir le jeudi soir pour aller à votre cours de yoga mais « vous aurez le temps de poser ces questions lors du deuxième entretien ». Mieux vaut insister sur les tâches qui vous attendent plutôt que de laisser penser que vous êtes obsédé par les ponts du mois de mai.

 

Lister vos qualités. Que vous ayez zéro expérience ou 10 ans d’activité professionnelle, vous n’échapperez pas à cette question. Si vous avez des difficultés à les cataloguer, aidez-vous de votre entourage. Le cas échéant, Karima Gaid conseille de mettre en avant des qualités appréciées des recruteurs comme le sens de l’adaptation ou l’esprit d’équipe. (Attention, elles doivent quand même vous correspondre !)

 

Eviter certains mots. « Par exemple, bannissez le mot ‘assez’. Ne dites pas ‘je suis assez bon(ne) en anglais mais dites je suis bon(ne) en anglais’ ». Et quand on vous demande de citer un de vos défauts, ne répondez surtout pas que vous êtes perfectionniste car « c’est la réponse de 8 candidats sur 10 ».  

 

Ne pas être trop familier. Un candidat pourra se sentir désarçonné face à un recruteur particulièrement sympathique et détendu. Ce n’est pas une raison pour se laisser aller. «  On ne parle jamais de choses personnelles ou de sa vie privée en entretien ».

 

S’entrainer. Si certaines écoles comme l’ISEFAC proposent des simulations pour se préparer, certains candidats peuvent demander à leur entourage de leur servir de recruteur factice. Ainsi, lorsque l’interlocuteur en face de vous vous posera la question tant redoutée « parlez-moi de vous », « vous ne serez pas pris de cours et vous pourrez lui parler de votre pratique d’un sport de haut niveau, de votre expérience révélatrice lors d’un stage ou de votre manque d’expérience que vous assumez ». Un entrainement d’autant plus nécessaire si vous êtes de nature timide. Simuler un entretien pourra vous « aider à poser votre voix car beaucoup de candidats stressés ont tendance à parler trop vite » a pu constater Karima Gaid.

 

Partir à votre entretien avec votre kit de survie. Vous avez répété avant le jour J, vous êtes fin prêt. Avant de quitter votre domicile, assurez-vous d’avoir avec vous un bloc- notes, un stylo, votre CV et …la liste de vos questions.