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L’éco conseiller, un métier central pour l’entreprise du futur

L’éco conseiller, un métier central pour l’entreprise du futur

Pour mieux connaître ce métier, nous avons interrogé Serge Hygen, chargé de projets à ECO-Conseil et Adèle Dubrulle, chargée de mission développement durable au sein de Paris Habitat et éco-conseillère depuis 2002.

 

Quelle formation suivre pour devenir éco conseiller ?

Depuis 30 ans en France, il existe une formation imaginée par ECO- Conseil et qui a formé depuis sa création, 900 éco-conseillers. « Ce master spécialisé est une formation délivrée par l’INSA de Strasbourg, notre partenaire. Elle dure un an dont 6 mois à Strasbourg avec cours et mises en applications pratiques et 6 mois de stage » explique Serge Hygen. Un programme dense avec des cours menés par des professionnels dont le but est de former des généralistes qui ont une vision globale des questions environnementales. Seul organisme habilité à délivrer ce titre d’éco-conseiller, la participation demandée est 8 500 euros, sachant que les candidats peuvent bénéficier de nombreuses aides pour financer cette formation

 

Quels sont les profils des éco-conseillers ?

La formation accueille deux catégories de personnes : « Des étudiants qui arrivent en fin de formation et qui ne se sentent pas encore opérationnels pour rentrer dans la vie active. Il y aussi des personnes en activité qui cherchent à donner du sens à leur vie professionnelle. Certains ont deux ans d’activité, d’autres en ont 20 ans. Les profils sont très variés, il y a des informaticiens, des journalistes, des banquiers, des commerciaux, des architectes, des pharmaciens. Tous ont des niveaux d’études Bac+4 ou +5 voire plus ».

 

En quoi consiste le métier d’éco-conseiller ? 

Adèle Dubrulle décrit son métier comme « un conducteur de changement environnemental et sociétal. Chez Paris Habitat, ma mission a d’abord consisté à mettre en place la première charte de développement durable et plus récemment, d’en faire le bilan puis d’en élaborer une deuxième et mobiliser tout le monde autour de cela ». Et si c’est un métier où l’on est relativement indépendant, c’est aussi un poste amené à collaborer avec d’autres corps de métiers pointus. « LE N+1 peut être le directeur du développement durable par exemple. Dans les institutions para-publiques, on peut être rattaché à la direction technique » précise cette diplômée d’école de commerce.

Bonne nouvelle, « les diplômés arrivent toujours à trouver du travail » assure Serge Hygen. Des diplômés qui évoluent aussi bien dans des entreprises privées, publiques, des collectivités ou qui deviennent consultants. Les salaires varient beaucoup en fonction de l’expérience mais surtout du secteur. « On peut être mieux payé dans des grandes entreprises. Le salaire moyen à l’embauche doit tourner autour de 1800 euros net mais les gens qui viennent là ne sont pas motivés par l’argent » assure Serge Hygen. Adèle Dubrulle tempère : « Ce n’est pas parce qu’on fait ce métier par vocation qu’on doit être mal payé. Ce métier doit savoir se vendre même s’il ne rapporte pas d’argent ».

Quant aux perspectives d’évolution, il n’y a guère de risques de s’ennuyer. « Les thématiques sont nombreuses, les missions sont très variées. Je pourrais faire ce métier toute ma vie sans jamais m’ennuyer » affirme-t-elle. Quid des qualités ? Au-delà d’une solide connaissance des réglementations, un bon éco-conseiller « doit savoir mobiliser tout le monde et doit donc être un bon communiquant, être patient et diplomate » estime Serge Hygen. « Il faut faire avant tout preuve de persévérance, comprendre les ficelles politiques de l’entreprise, savoir se reposer sur les capacités de chacun et aussi choisir ses combats » conclut Adèle Dubrulle.

 

Plus d’informations sur la formation d’ECO-Conseil : http://www.ecoconseil.org/

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