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La vidéo mobile aujourd’hui : quels usages, compétences et évolutions professionnelles ?

La vidéo mobile aujourd’hui : quels usages, compétences et évolutions professionnelles ?

Equipement et usages mobiles en France

En 2017, 94% des français étaient équipés d’un téléphone mobile et 73% d’un smartphone, qui est ainsi devenu le premier outil de connexion à Internet, bien avant l’ordinateur de bureau. Le smartphone est également devenu le terminal privilégié pour les usages ludiques ou associés aux loisirs (Baromètre du numérique/Conditions de vie et aspirations des Français, étude CREDOC, sept 2017).

L’avènement des smartphones s’accompagne d’un essor des pratiques digitales en mobilité, 64% des français utilisant aujourd’hui leur smartphone pour se connecter au web et 44% pour regarder des vidéos. Comme tous les usages, la pratique est vivement corrélée à l’âge, puisque ce pourcentage atteint 85% pour les 12-17 ans, 90% pour les 18-24 ans, pour retomber ensuite à 68% pour les 25-39 ans et 35% pour les 40-59. Dans cette analyse, il ne faut pas négliger également le lieu de vie, puisqu’à Paris et dans l’agglomération parisienne, le smartphone est cité comme outil privilégié pour regarder des vidéos, phénomène sans doute lié au temps passé dans les transports.

Et c’est bien la vidéo sous toutes ses formes qui est concernée, puisque d’ici 2020, 50% de tous les contenus TV et vidéo (TV, replay, VOD, …) seront visionnés sur un écran mobile.

 

Nous avons tous une caméra dans la poche

Ainsi, si l’usage du smartphone pour visionner du contenu vidéo est incontournable et en constante progression (+10% entre 2016 et 2017), les évolutions de l’outil lui-même, en terme de qualité et de fonctionnalités, ont initié depuis quelques années déjà des changements importants dans la production de contenus, qu’ils soient photo ou vidéo.

En effet, le tournage avec un smartphone touche aujourd’hui tous les médias et tous les publics, que ce soit au cinéma, à la télévision (thématique ou régionale) ou bien même pour la communication d’entreprise ou sur les réseaux sociaux. Ainsi, le réalisateur américain Steven Soderbergh (Palme d’Or en 1989 avec Sexe, mensonges et vidéo), a intégralement tourné son nouveau long métrage, sorti en mars dernier, avec un iPhone.

De par sa portabilité, le smartphone est un outil idéal de tournage dans les pays où les moyens financiers des médias sont très réduits, et où l’immensité des territoires ne permet pas systématiquement le déplacement de toute une équipe de tournage. Le mobile est alors une formidable opportunité pour monter des studios à moindre coût.

 

La vidéo mobile oui, mais avec quelles compétences ?

Les professionnels de l’image, JRI notamment, mais également des profils transverses, généralistes… tels que des communicants ou toute autre personne passionnée ayant à cœur de transmettre un savoir, une recette de cuisine, un tuto beauté… via une vidéo, doivent utiliser leur smartphone comme un véritable outil de production audiovisuelle, à condition de rassembler tous les ingrédients d’un film : une histoire, une narration filmique, des plans de tournage, de la prise de son, du montage, du mixage, et de la diffusion sur les réseaux sociaux.

Comme pour tous contenus, il est primordial de raconter une histoire soutenue par la force des images, une histoire qui a un sens pour la cible visée et qui saura provoquer des émotions. « L’audience pardonne une image moyenne mais ne pardonne pas l’ennui… », Bertrand Soulier de Cyberbougnat.net.

Accompagné d’applications ad’hoc, de petit matériel complémentaire (grip, micro, éclairage LED, perche, …) composant alors le kit de survie parfait du MOJO (MObile JOurnalist), le smartphone devient un outil professionnel, avec quelques limites certes, mais dont il est possible de tirer profit quand elles sont connues et identifiées.

Pour suivre toute l’actualité des applications, des matériels, des pratiques (et ça bouge beaucoup…), nous vous recommandons chaudement de vous abonner  au blog de Laurent Clause, MOJO professionnel.

 

Se former à la vidéo mobile

Il est possible d’acquérir certaines compétences en autodidacte ou en suivant une formation à distance via un MOOC sur la vidéo au smartphone par exemple. Cette forme d’apprentissage massive, ouverte au plus grand nombre, est particulièrement intéressante car elle donne accès à une communauté de professionnels et de passionnés qui dispensent de nombreux conseils, trucs et astuces techniques et artistiques… utiles à une bonne pratique.

Pour celles et ceux qui souhaitent la guidance d’un professionnel à leurs côtés, au sein d’un groupe d’apprenants, il y a également la formation au tournage et montage vidéo au smartphone en présentiel pour pratiquer, se tromper, apprendre et se perfectionner.

Outre les compétences de journaliste et vidéaste minimum à acquérir, il ne faudra surtout pas négliger la maîtrise des réseaux sociaux, indissociables, car ils sont devenus la vitrine indispensable de tous ces contenus.

Les professionnels de l’image, journalistes de l’audiovisuel, journalistes radio, les rédacteurs web passent ainsi au MOJO (Mobile Journalisme), et les spécialistes des contenus de communication de tout ordre au MOCOM (Mobile Communication).

GOBELINS, l’école de l’image vous accompagne dans ces mutations de métiers et dans l’usage de ces pratiques innovantes et en forte évolution professionnelle.


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