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Qu’est ce que le Data Protection Officer ?

Qu’est ce que le Data Protection Officer ?

Ce sera certainement le poste le plus recherché en 2019 et toutes les entreprises ont son nom à la bouche : le Data Protection Officer (également appelé Délégué à la protection des données ou Data Privacy Officer. En effet, depuis le 25 mai 2018, le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) est entré en vigueur, imposant aux entreprises (TPE, PME, grands groupes et entreprises publiques) de recruter un DPO. En cas de non respect, l’article 83 du RGPD prévoit des sanctions de 10 à 20 M€, ou jusqu’à 4% du chiffre d’affaires mondial. Inutile de dire que la gestion et sécurisation des données est désormais un enjeu capital. Les professionnels du recrutement s’attendent à une hausse de demandes pour ce métier qui allie une dimension data et juridique.  

Data Protection Officer : un métier à double casquette

Le Data Protection Officer, successeur du CIL, le Correspondant Informatique et Liberté est selon la CNIL, le « ‘chef d’orchestre’ de la conformité en matière de protection des données » au sein d’un organisme qui effectue « des traitements à grande échelle de suivi régulier et systématique des personnes ou de données sensibles ». Sa mission consiste notamment à informer l'entreprise et ses équipes des nouvelles réglementations en vigueur, contrôler le respect de ce règlement, analyser l'impact relatif à la protection des données et d’en vérifier l’exécution, proposer des solutions alternatives et alerter la direction en cas de manquement constaté. Concrètement, cela signifie qu’il réalise les dispositifs informatiques de protection des données et des applications et organise la sécurité des données. Une tâche immense qui sera abordée le 16 janvier 2019, lors de la 13éme édition de l’Université des DPO organisée par l’AFCDP, association qui les représente.

Une formation exigeante

Selon le Cidj, le data protection officer possède un niveau bac + 5. « Même s’il est toujours possible de suivre un cursus BTS/DUT/licence pro, le passage LMD universitaire débouchant sur le grade de master est le plus indiqué. Il pourra s'agir d'un master informatique avec une spécialité en cryptologie et sécurité informatique ou encore d'un master sécurité des systèmes informatiques ». Les diplômes d’ingénieurs en informatique doublés d'une formation juridique peuvent aussi ouvrir la voie vers ce métier.

Un salaire au beau fixe

La demande soudaine pour ce poste a crée une pénurie de candidats face à une offre exponentielle dans le privé et l’administration centrale. Résultat, on observe une hausse des salaires chez les profils juniors. Selon l’« Etude de rémunérations 2019 » menée par Michael Page, un DPO junior peut miser sur un salaire de 35 à 50 K€ tandis qu’un DPO confirmé touchera entre 50 et 70 K€. A l’heure actuelle, les entreprises sont aussi souples sur les termes de son contrat : il peut être salarié de l’entreprise, travailler pour plusieurs entreprises ou faire l'objet d'un contrat de service. Son parcours professionnel le fera évoluer vers le métier de chief data officer et les nouveaux métiers du numérique du Big data.

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