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Emploi : vaut-il mieux choisir le boss ou l'entreprise ?

Pour se projeter dans un poste et appliquer les directives d’un manager ou d’un patron, on a besoin d’adhérer un minimum à sa personne et à ses valeurs.

La boîte est super, mais… Mais vous ne la rejoindrez finalement pas, parce que la rencontre avec votre éventuel futur N+1 manque d’atomes crochus et ne débouche pas sur l’envie de travailler ensemble.

Ce sont les femmes et les hommes qui font l’entreprise

Vous ne la rejoindrez pas et vous avez raison. « Des êtres humains ne se sont pas reconnus, peu importe pourquoi, on a raison d’écouter son sentiment, le contraire conduirait à l’échec », estime Béatrice Louvet, directrice générale du Groupe Transition. Ainsi, plus que l’entreprise et ses produits et services, le « fit » (ou feeling comme on disait avant) avec votre éventuel futur N+1 fait la différence. Un.e assistant.e de direction par exemple, doit sentir l’alchimie possible avec le dirigeant pour l’assister au mieux. « C’est également le cas pour le DRH à qui l’on demande d’acheter les valeurs du patron afin de pouvoir appliquer sa vision RH, ou pour le DAF qui doit être en ligne avec la stratégie financière du dirigeant », poursuit-elle. Ce qui est valable pour ces fonctions amenées à travailler en proximité avec le dirigeant, l’est pour tout équipier vis-à-vis de son manager. En sortant de l’entretien, il importe donc d’écouter le sentiment, positif ou négatif, que vous inspire l'opérationnel que vous venez de rencontrer.

Il faut adhérer un minimum aux valeurs de quelqu’un pour appliquer ses directives

Pour se projeter dans le poste, pour travailler efficacement, pour rester motivé et être heureux au travail, on a besoin d’adhérer un minimum aux valeurs de son N+1. « Sans cela, il est difficile d’appliquer ses directives », souligne Béatrice Louvet. Parfois, on fait fi des dissonances que l’on ressent, on pense que l’on saura faire avec mais un bras de fer s’ensuit qui peut créer de la souffrance au travail. Vous devez identifier vos attentes et vos besoins vis-à-vis de votre potentiel futur manager : avez-vous besoin qu’il soit brillant pour le respecter, ou bien qu’il vous laisse de l’autonomie ou au contraire, qu’il pose un cadre ? « Ce que vous achetez dans l’offre d’emploi, le voyez-vous incarné par le dirigeant ou le manager, vous voyez-vous travailler avec lui ? », pointe notre interlocutrice.

« Les candidats n'hésitent plus à mettre fin à une période d'essai pour un problème relationnel »

Les feedbacks des candidats ne parlent finalement que de cela : ils ont ou non « senti » que ça pourrait « le faire » au niveau relationnel. « Les candidats n'hésitent plus à mettre fin à une période d'essai pour un problème relationnel ou à ne pas donner suite à une proposition d'embauche quand ils ont l’intuition que ça ne ça ne fonctionnera pas avec leur N+1 », observe Béatrice Louvet. Pour s’épanouir au travail, l’idéal est « d’acheter » autant la personne avec qui on travaillera que l’offre globale de l’entreprise et du poste. Mais comme choisir vous demande de hiérarchiser vos critères, donnez la priorité à l’aspect relationnel. N’en faites pas le seul critère, évidemment, vous devez raisonner ensuite en fonction du poste et de sa mission pour veiller à la cohérence de votre CV.

Sophie Girardeau


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