Informaticiens, développez votre employabilité !

Informaticiens, développez votre employabilité !

Des développeurs à la pointe des technos : telle est l’attente des entreprises. Mais comment rester au meilleur niveau dans un domaine de changements permanents ? En pratiquant et en se formant soi-même plutôt qu’en comptant sur les SSII ou les clients finaux pour développer son employabilité.

 

À peine le temps d’écrire correctement PHP qu’il faut savoir épeler Symfony (Symfony2 parce que Symfony1 est dépassé, déjà) : tout va décidément toujours plus vite en matière de nouvelles technologies. Ainsi, les écoles qui forment les développeurs – l’École 42 ou l'EEMI  par exemple – leur apprennent les bases du développement mais non les langages informatiques car elles ne savent pas lesquels seront pratiqués demain. Elles apprennent à les apprendre. Mais où ?, dans les SSII, les entreprises utilisatrices ? « Ne comptez pas sur les SSII ou les clients finaux car pour les entreprises, former est cher, long et désaffecté aujourd’hui. Hier, on formait car on pariait sur quelqu’un, on se projetait à moyen/long terme, maintenant, on est dans une immédiateté terrifiante », répond Emmanuel Stanislas, fondateur du cabinet spécialisé dans les métiers des NTIC Clémentine.

Les entreprises veulent des passionnés

Dans les livres, dans les cours en ligne (MOOC, pour massive open online courses), dans tout ce que le Web offre comme information, apprenez ! Et pratiquez, notamment lors de concours marathons. Ces derniers, les fameux hackathons, sont une excellente façon de se faire remarquer des recruteurs. L’École 42 et l’éditeur Isograd ont par exemple organisé le Concours du Meilleur Dev de France le 15 mai dernier. Aux profils qui "font le job" et restent sur leurs acquis d'avant-hier, les entreprises préfèrent de façon unanime les passionnés amoureux des nouvelles technologies, ces concours sont un moyen pour elles de les repérer. Leurs attentes sont claires : elles sont prêtes à offrir des ponts d’or aux développeurs les plus pointus mais « elles veulent des candidats immédiatement opérationnels, qui s’intéressent à tous les nouveaux sujets qui sortent dans leur domaine, c’est cela être force de proposition et c’est à leur goût pour rester au top qu’on les reconnaît », souligne notre interlocuteur.

En plus des langages informatiques, les langues étrangères : travaillez votre anglais !

Outre la nécessité de rester à la pointe dans leur champ technologique spécifique, les informaticiens doivent aussi être conscients que leur employabilité passe par le maintien à niveau d’autres compétences, à commencer par les langues. Ils sont en effet amenés à parler anglais dans le cadre de leurs missions. Dans un groupe comme Jean-Claude Decaux par exemple, leader mondial de la publicité urbaine, on dialogue avec tous les continents. Depuis son siège basé à Plaisir, des informaticiens supervisent des missions de support dans le monde entier. « On demande donc un bon niveau d’anglais à des profils maintenance, pas seulement aux cadres supérieurs », conclut Emmanuel Stanislas.

Sophie Girardeau

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