Informaticien : Comment rester attractif auprès des recruteurs ?

Informaticien : Comment rester attractif auprès des recruteurs ?

Informaticien : Comment rester attractif auprès des recruteurs ?

Les entreprises attendent principalement des informaticiens qu’elles souhaitent recruter de faire preuve de curiosité, de polyvalence et d’être à la pointe des technologies. Mais comment rester au meilleur niveau dans un domaine de changements permanents ? En pratiquant et en se formant soi-même plutôt que de compter sur les ESN pour développer son employabilité.

 

L’IT, un secteur versatile qui vit à 100 à l’heure

Pour la 8e année consécutive, le secteur IT est le plus gros pourvoyeur de job avec près de 30 000 créations nettes d’emplois (+56%) dixit Hays, le cabinet de recrutement qui ajoute que la croissance du marché va se poursuivre sur 2020 et ce, malgré la crise attendue. Et même si le contexte reste favorable aux candidats, pas question de se reposer sur ses lauriers.

En effet, l’informatique, c’est un peu comme la mode. Chaque année, les tendances évoluent. En 2020 par exemple, Python3 est très tendance tandis que JavaScript opère un retour-surprise parmi les meilleurs langages informatiques que sont Java, PHP Symphony ou React. Bref, tout va décidément toujours plus vite en matière de nouvelles technologies. Une évolution tellement rapide que les écoles qui forment les développeurs l’École 42, la Grande École du Numérique ou encore l'EEMI – dispensent les bases du développement mais pas les langages informatiques car elles ignorent ceux qui seront pratiqués demain.

Alors comment rester à la pointe dans ce secteur dynamique ? « Ne comptez pas sur les ESN ou les clients finaux car pour les entreprises, former est cher et long. Hier, on formait car on pariait sur quelqu’un, on se projetait à moyen/long terme, maintenant, on est dans une immédiateté terrifiante », répond Emmanuel Stanislas, fondateur du cabinet spécialisé dans les métiers des NTICClémentine.

 

Les entreprises veulent des informaticiens passionnés et opérationnels

Pour apprendre et évoluer, mieux vaut donc se tourner vers les conférences et blogs tech ou les cours en ligne (les MOOC sont aujourd’hui à 98% certifiants). Et pour passer à la pratique, pourquoi ne pas se tourner vers les fameux hackathons, une excellente façon de se faire remarquer des recruteurs ? Désormais, de grands groupes comme le Club Med ou Groupama organisent ces concours marathons pour repérer de futurs talents. Aux profils qui « font le job » et se reposent sur leurs acquis d'avant-hier, les entreprises préfèrent de façon unanime les passionnés amoureux des nouvelles technologies. Leurs attentes sont claires : elles sont prêtes à offrir des ponts d’or aux développeurs les plus pointus mais « elles veulent des candidats immédiatement opérationnels, qui s’intéressent à tous les nouveaux sujets dans leur domaine, des talents force de proposition. On les reconnaît à leur envie de rester au top », souligne notre interlocuteur.

 

Dans l’IT, en plus des langages informatiques, miser sur les langues étrangères

Outre la nécessité de rester à la pointe du lexique technologique, les informaticiens doivent aussi être conscients que leur employabilité passe par le maintien à niveau d’autres compétences, à commencer par les langues et principalement la maitrise de l’anglais. Ils sont en effet amenés à utiliser l’anglais dans le cadre de leurs missions. Dans un groupe comme JC Decaux par exemple, leader mondial de la publicité urbaine, on dialogue avec tous les continents. Depuis son siège basé à Plaisir, des informaticiens supervisent des missions de support dans le monde entier. « On demande donc un bon niveau d’anglais à des profils maintenance, pas seulement aux cadres supérieurs » conclut Emmanuel Stanislas.

 

Sophie Girardeau

 

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