Les jeunes diplômés les plus demandés sur le marché du travail

Les jeunes diplômés les plus demandés sur le marché du travail

Selon l’Agence pour l’emploi des cadres (l’Apec), les jeunes diplômés profitent de la dynamique d’un marché de l’emploi favorable aux cadres. En 2018, les entreprises prévoyaient d’embaucher entre 47 500 et 53 000 cadres débutants (une embauche de cadre sur cinq) soit une augmentation de 13%. Parmi les fonctions les plus demandées, on trouve la vente, l’informatique et le digital ainsi que le conseil et les études. Certains secteurs sont aussi plus ouverts aux jeunes diplômés comme l’informatique et les télécoms (30 % des recrutements sont dédiés aux débutants), l’ingénierie et la R&D (24 %), les activités juridiques et comptables, le conseil et la gestion des entreprises (23 %). En revanche les volumes de recrutement sont beaucoup plus faibles dans la distribution généraliste, la communication et les médias ou encore les travaux de construction spécialisés.

Les profils BAC + 5 très recherchés

La situation du marché se révèle surtout avantageuse pour les étudiants en master (bac+5). C’est ce que démontre le baromètre 2018 de l'Insertion des jeunes diplômés publié par l’APEC. EN 2017, 43 000 jeunes diplômés ont été recrutés et bonne nouvelle, 85% des bac +5 ont trouvé un emploi un an après l’obtention de leur diplôme avec un salaire brut médian de 30 k€. 74% des sondés estiment que l’emploi correspond à leur niveau de qualification. Parmi ces nouveaux actifs, 62% décrochent un CDI contre 31% de CDD. Ceux qui réussissent la meilleure insertion professionnelle sont issus des disciplines de formation suivantes : STS (sciences, technologie, santé), SHS (Sciences humaines et sociales), DEG (droit, économie, gestion) et LLA (lettres, langues, arts). Ils travaillent majoritairement dans les services (58%), l’industrie (23%) et le commerce et la distribution (15%). Ils occupent des fonctions dans le commercial-marketing (18%), la gestion-finance-administration  (18%) et les études-R&D (13%).

Les contrats de professionnalisation de plus en plus plébiscités

Même si l’insertion professionnelle est similaire à leurs camarades détenteurs d’un bac +5, les jeunes diplômés bac+3 estiment qu’ils occupent un job alimentaire qui ne correspond pas forcément à leur niveau d’étude. La moitié est en CDI, 1 diplômé sur 10 est cadre et la rémunération moyenne atteint les 22k€ annuel. L’alternance apparaît de plus en plus comme le profil favorisé par les entreprises puisque la formation rend les jeunes diplômés opérationnels plus rapidement. Selon l’APEC, 93 % des diplômés bac +5 ou plus qui y ont eu recours sont en poste au bout de deux ans. En outre, leur niveau de rémunération est supérieur avec un salaire brut médian annuel de 32 k€ vs 30 400k  pour ceux qui n’ont pas réalisé leurs études en alternance) et ils obtiennent plus fréquemment un CDI (73% vs 61% le parcours classique).

L’avenir appartient à ces secteurs

Selon France Stratégies et la Dares, il y aura 190 000 postes à pourvoir dans le secteur de l’informatique d’ici 2022. Cela tombe bien puisque c’est un secteur qui affiche une véritable volonté de recruter une majorité de diplômés et jeunes cadres. Le secteur du commerce, l’un des principaux recruteurs de jeunes même s’il est important de signaler que la part des débutants est plus faible dans les postes de cadres. A l’horizon 2022, la Dares estime que 827 000 postes seront à pourvoir dans ce secteur notamment en Ile-de-France, Auvergne- Rhône-Alpes, Paca et Nouvelle- Aquitaine. Finalement, la R&D est particulièrement ouverte aux jeunes diplômés puisque 28% de ses recrutés actuels ont un an d’expérience. D’ici 2022, 156 000 postes seront à pourvoir notamment dans l’informatique, l’industrie aéronautique, automobile et chimique avec des besoins particuliers en Ile de France et dans le Grand Est.

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