A quoi ressemble la QVT des salariés français ?

La qualité de vie (QVT) n’est pas un effet de mode. C’est un véritable outil capable de garder des talents, attirer des collaborateurs éventuels et améliorer les performances de l’entreprise. Alors quid de celles des salariés de l’Hexagone ?

 

Qu’est-ce que la QVT ? 

Selon l’Accord National Interprofessionnel (ANI), « la qualité de vie au travail désigne et regroupe (…) les actions qui permettent de concilier à la fois l’amélioration des conditions de travail pour les salariés et la performance globale des entreprises (..)». Un enjeu reflété par la loi  Rebsamen de 2015 et l’ANI de 2013 sur la Qualité de Vie au Travail et qui a incité les entreprises à signer un accord unique visant à l’amélioration de la QVT des salariés. Un document intitulé « 10 questions sur la qualité de vie au travail » et présenté par la Haute Autorité de Santé détaille les trois grands axes qui déterminent le niveau de la QVT. Le premier repose sur les conditions de travail comme l’environnement (physique, technique, organisationnel, relationnel), les conditions d’emploi (formation, carrière, égalité, parcours professionnel) et les conditions de vie extraprofessionnelles liées au travail. Le second axe examine la capacité des salariés à s’exprimer et agir via des groupes de résolutions de problèmes, le partenariat social ou encore le soutien managérial. Finalement, la troisième partie s’attarde sur le contenu même du travail : elle examine l’autonomie, la valeur qui renvoie au sentiment d’utilitéle travail apprenant donc intéressant et le travail complet qui fait naitre un sentiment de responsabilité. 

 

Le bien-être plutôt que le salaire

Se sentir bien au boulot, c’est ce qui intéresse le plus les actifs, particulièrement la génération Y. Rien d’étonnant lorsque l’on découvre que la France occupe la troisième place du podium des pays qui, selon l’OMS recensent des dépressions liées aux environnements professionnels. Sur le sujet de la QVT, les études et sondages se suivent et se ressemblent : ils reflètent tous que les priorités des salariés vont au-delà de la préoccupation salariale. Un sondage BVA réalisé en 2018 montrait que le bien-être au travail arrivait en tête de leurs préoccupations (59% des sondés) devant leur pouvoir d’achat (58%) et leurs conditions de travail (56%). Malheureusement, ces aspects ne figureraient pas parmi les priorités des entreprises notamment ce qui concerne les « demandes spécifiques d’aménagement du temps de travail (51%) et à la sécurité, la santé et le bien-être de leurs salariés (47%) ». En 2019, un sondage réalisé par Toluna révélait que pour 73 % des sondés la qualité de vie au travail était même aussi importante que le salaire 

 

De l’importance du lieu de travail

Pour les salariés interrogés pour l’Observatoire Actinéo en 2019, le lieu de travail est aussi déterminant dans leur épanouissement professionnel : la moitié des sondés pensent que l’espace de travail a un impact sur leur santé, 48 % sur leur bien-être, 43 % sur leur motivation et 41 % sur leur efficacité. Visiblement rétifs au fameux open space, 59 % préfèrent un bureau individuel fermé, 38 % un poste de travail dans un bureau collectif de petite taille  et 31 % favorise un espace collectif avec des bulles de confidentialité. Malheureusement, ils sont 37 % à estimer que leur employeur ne s’en préoccupe pas. Cela explique peut-être pourquoi, en dehors de l’éloignement du lieu de travail qui contribue aussi à la QVT, la moitié des actifs (dont 69% des cadres et 49% des employés) plébiscitent le télétravail selon l’étude Opinion Way de 2018.

 

Vous souhaitez en savoir plus ? Suivez les dernières actualités de la vie en entreprise