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Les besoins de recrutement dans le tourisme d’affaires

Les besoins de recrutement dans le tourisme d’affaires

Le marché du tourisme d’affaires est dynamique : il pèse plus de 29 milliards d’euros et représente 25% du chiffre d’affaires de la totalité des activités touristiques selon Atout France, l’Agence de développement touristique de la France. Et pourtant, le secteur peine à recruter certains postes. Explications avec Carole Betito, dirigeante de MS Group, agence spécialisée dans les métiers du tourisme d’affaires.

Un secteur bousculé

Pour une fois, on ne peut imputer toute la responsabilité de la transformation du secteur sur les épaules du digital. «  Certes, il y a d’avantage de home office, ce qui a contribué à des délocalisations. Les process ont aussi été simplifiés, mais les clients ont toujours besoin de conseillers pour un support et un conseil ». Une analyse confirmée par Egencia : parmi les voyageurs qui gèrent eux-mêmes leurs réservations en ligne, 60 % d’entre eux recherchent malgré tout à conserver un contact humain. Le problème est plus profond. Les perpétuelles mutations du tourisme d’affaires sont aussi liées aux changements de stratégie des entreprises et une tendance globale aux économies. « Depuis 4 ans, le secteur a connu des plans sociaux et des restructurations dans les gros réseaux. Tout cela a entrainé un bouleversement des métiers, des fermetures de sites et la décentralisation. De nombreuses salariés sont partis avant la fin du plan social pour suivre de nouvelles formations, se reconvertir professionnellement, faire de l’intérim ou se retrouver au chômage ». Résultat, le tourisme d’affaire connaît une pénurie de personnel, une problématique à laquelle Carole Betito est confrontée quotidiennement.

Les métiers en tension

Aujourd’hui, les besoins se concentrent notamment sur les métiers de billettiste et conseiller voyages. « Il y a un véritable besoin de gens confirmés pour générer du chiffre d’affaires et donner envie aux clients de voyager. » Mais pour ces métiers très techniques, la demande est précise ; il faut des profils confirmés. « Les agences cherchent des gens passionnés, prêts à vendre du forfait, à concrétiser les devis, à générer du chiffre d’affaires, ils ne sont pas intéressés par des profils juniors ». Le salaire varie entre 1500 et 2900 € et dépend notamment du niveau de compétences et de la capacité du conseiller voyages à gérer son chiffre d’affaires. Autre métier en tension, le chef de projet en charge d’organisation de congrès, séminaires ou symposiums. « Après quelques années compliquées dues à la crise et aux attentats, il y a aujourd’hui un besoin pérenne pour travailler sur la gestion de participant, le suivi des montages des offres ». Là encore, les profils recherchés tendent vers des experts confirmés pour des salaires variant de 1800 à 3000 €.

Une formation adaptée à la réalité du marché

Pour Carole Betito, les soubresauts du marché du tourisme d’affaires n’expliquent pas totalement cette pénurie de personnel. « Les formations sont trop généralistes alors qu’on a besoin de profils avec une expertise identifiée applicable. Par exemple, on ne s’improvise pas billettiste, c’est un poste technique qui exige de connaître le GDS et Amadeus. ». Il est donc vital d’identifier en amont une formation applicable avec des débouchés concrets sur le marché du travail comme un Master management de projets touristiques ou un Master management du tourisme et de l’événementiel, sans oublier un bon niveau d’anglais, condition sine qua non du secteur. « Il faut comprendre la réalité de l’emploi, les débouchés pour éviter les mauvaises surprises à la fin des études. Car la reconversion est très compliquée dans le tourisme, les salaires sont plus bas que dans les autres secteurs du tertiaire ».

 

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