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Les énergies renouvelables qui recrutent le plus

Les énergies renouvelables qui recrutent le plus

Malgré l’urgence climatique qui se profile depuis plusieurs années, le parc énergétique en France repose encore principalement sur les énergies fossiles. L’Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie (Ademe) estime qu’aujourd’hui, « les énergies renouvelables (biomasse, hydraulique, éolien, photovoltaïque, géothermie profonde, ndlr) ne représentent que 14 % de notre bouquet énergétique actuel. Leur part devrait passer à 32% en 2030 ». Pour enfin amorcer le virage énergétique indispensable, la PPE (Programmation Pluriannuelle de l'Energie) du gouvernement a établi une feuille de route pour que la France  réduise «  ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050 » avec l’ambition de se diriger « vers des énergies plus durables ». Le gouvernement entend notamment atteindre 40% d'énergie renouvelable en 2028 puis 54% en 2030.

 

Un secteur à l’avenir prometteur

L'Agence internationale des énergies renouvelables (IRENA) via son bilan annuel de l'emploi dans le secteur des énergies renouvelables publié en mai 2018 estime que la France est le troisième employeur européen dans le secteur des énergies renouvelables avec (seulement) 107.000 emplois. La mise en place de la PPE et l’intérêt croissant d’investisseurs et développeurs encouragent à des scénarios optimistes en terme de recrutement. Pour preuve, la PPE table sur « la création d’environ 246 000 emplois en 2023 et de 413 000 emplois en 2028 ». L’Ademe prévoit quant à elle 300 000 emplois supplémentaires en 2020 et 900 000 en 2050. L’Ile de France ne sera pas en reste puisque l’IAU (Institut Aménagement Urbain Ile de France) mise sur 100 000 créations d’emplois dans la région d’ici 2025.

 

L’amplification des recrutements

Si de nombreux métiers actuels sont amenés à évoluer dans ce secteur, les créations d’emplois vont aussi s’accélérer. Pour Jens Bicking fondateur d’Elatos cabinet de recrutement spécialisé dans les secteurs de l’Energie et de l’Environnement remarque « l’émergence de nouveaux services comme l’agrégation d’énergie, le stockage d’énergie, le lien avec la mobilité verte ».  En ce qui concerne les besoins sectoriels, le Guide des secteurs qui recrutent du CIDJ, recense au sommet du podium, les énergies marines renouvelables avec 470 000 emplois directs et indirects en 2050 suivi par la biomasse avec 70 000 emplois d’ici 2020 dans les métiers de l’exploitation des ressources, l’entretien et la maintenance. Quant à l'éolien, le secteur connaît une croissance annuelle à deux chiffres avec 17 000 emplois selon France Energie Eolienne. Mais son potentiel reste considérable, la France disposant du deuxième gisement éolien d’Europe. Ainsi, Windustry France mise sur 50 000 emplois d’ici 2020 dans les secteurs de l’ingénierie et construction, les études et développement, la fabrication de composants et l’exploitation et maintenance. Finalement, le solaire thermique devrait comptabiliser 15 à 30 000 emplois d’ici 2023 notamment dans la maintenance. Jens Becker constate « un besoin croissant dans le photovoltaïque et l’éolien. Pour des profils phase développement, les besoins se focalisent sur le chef de projet, le chargé d’affaires foncières, le chargé d’études environnementales. Pour la phase construction et exploitation, le secteur recherche des chefs de projet construction, des conducteurs de travaux, des gestionnaires d’actifs, des services managers sans oublier le profil de chargé de concertation dont la mission est d’assurer un meilleur ancrage territorial des projets ».

 

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