Rentrée 2020 : les nouvelles mesures pour aider l’emploi jeune

Rentrée 2020 : les nouvelles mesures pour aider l’emploi jeune

De nouvelles mesures gouvernementales pour l'emploi des jeunes

750 000 jeunes vont débarquer sur le marché du travail dans un contexte économique tendu et une majorité d’entre eux voient cette rentrée 2020 avec beaucoup d’inquiétude. Conscient de l’enjeu majeur, le gouvernement de Jean Castex vient d’annoncer une série de mesures dans un plan baptisé « 1 jeune, 1 solution » qui s’articule autour de trois axes : faciliter l’entrée dans la vie professionnelle, former vers les métiers d’avenir et accompagner les jeunes éloignés de l’emploi. Voici le détail des mesures.

 

Faciliter l’entrée dans la vie professionnelle

  • Inciter les entreprises à l’embauche des jeunes

Pour motiver les entreprises à embaucher un jeune diplômé de moins de 25 ans, l’Etat propose une compensation de charges de 4 000 euros pour un recrutement effectué entre août 2020 et janvier 2021. L’employeur qui engagerait un jeune en Volontariat Territorial en Entreprise (VTE) bénéficiera ainsi d’une baisse du coût du travail sur un contrat de plus de trois mois. Cette mesure pourrait aboutir à la signature de 450 000 contrats. Concernant les contrats d’apprentissage et les contrats de professionnalisation, les entreprises recevront une aide de 5 000 euros pour recruter un apprenti de moins de 18 ans, aide qui s’élèvera à 8 000 euros pour un apprenti majeur pour un contrat signé entre le 1er juillet 2020 et le 28 février 2021. Ces aides pourraient générer 230 000 contrats d’apprentissage et 100 000 contrats de professionnalisation.

  • Encourager à l’engagement associatif

Le gouvernement entend mettre en place 100 000 missions du service civique. Ces missions d’intérêt général permettent à des jeunes entre 16 et 25 ans d’acquérir une expérience pendant 6 à 12 mois avec des missions très diverses comme participer à des chantiers de restauration de sites historiques ou aider à la scolarisation des enfants dans des pays en voie de développement. Selon le gouvernement, 75% des jeunes ayant accompli une mission obtiennent un emploi ou une formation après cette expérience. L’Etat mise sur 20 000 missions supplémentaires de 8 mois pour 2020.

  • Miser sur les secteurs d’avenir

Une prime de 4 000 euros sera proposée aux TPE et PME des métiers de la transformation écologique qui engagerait un jeune en Volontariat Territorial en Entreprise (VTE). Le VET est ouvert aux étudiants de niveau Bac+2 et aux jeunes diplômés de moins de 2 ans. De plus, 2 500 jeunes vont être orientés vers des emplois dans le secteur sportif avec un dispositif d’aide financière aux entreprises fournis par l’Agence Nationale du Sport (ANS). Le gouvernement assure que ce dispositif permet de pérenniser 79% des emplois.

 

Orienter vers les secteurs d’avenir

  • Encourager les jeunes à se diriger vers des métiers porteurs.

Le Plan d’Investissement des compétences offrirait à 100 000 jeunes l’accès aux formations qualifiantes ou pré-qualifiantes dans les métiers de la transition écologique, du numérique, du soin et de la santé et des secteurs prioritaires du plan de relance (tourisme, agriculture, agro-alimentaire, industrie). Sont éligibles, les jeunes de moins de 25 ans sans qualification. D’ici la fin de l’année, via l’application « Moncompteformation », ils pourront accéder à une formation totalement financée par le service public. 

  • Renforce le secteur du soin

La crise sanitaire a mis en en avant les failles de notre secteur de santé. De nouveaux parcours de formation seront mis en place pour former 6 000 postes d’infirmiers et 10 000 aides-soignants d’ici 2021.

  • Faciliter l’accès aux métiers du numérique

Avec le Pass Numérique, l’Etat entend combler « la fracture numérique » en consolidant leurs connaissances en la matière après évaluation de leur niveau. Leur CPF sera ainsi crédité du montant nécessaire à la formation CléA Numérique. La Grande Ecole du Numérique pourrait accueillir 200 000 formations.

  • Revaloriser les stages

Les stagiaires sont sous payés en France. Pour remédier à cette situation, le système sera simplifié : les jeunes de 16-18 ans seront rémunérés 200 euros par mois, les 18-25 ans recevront 500 euros mensuellement.

  • Penser aux décrocheurs de 16-18 ans

Le but est de ramener les 35 000 décrocheurs dans le sillon de l’emploi avec un programme de 4 mois de formation porté par l’AFPA. Programme qui veut orienter et faire découvrir des métiers, le tout complété par une validation des acquis.

  • Prolonger les études

Le gouvernement entend ouvrir 10 000 places supplémentaires dans les formations universitaires en 2020, 5 700 places en BTS ou encore 2 400 places en CAP.

  • Les aides financières

Le confinement a montré que tous les étudiants ne sont pas égaux en matière d’outillage numérique. L’Etat promet donc des campus connectés pour assurer la bonne continuité des enseignements. Pour lutter contre la précarité étudiante, il promet un gel des droits d’inscription pour la rentrée 2020, un renforcement des prêts études garantis par l’Etat, une indexation sur l’inflation des coûts des bourses en fonction des critère sociaux et le ticket U à 1 euro pour les étudiants boursiers.

 

Elaborer des parcours d’insertion sur mesure

Pour aider les jeunes éloignés de l’emploi, le gouvernement souhaite renforcer les dispositifs existants :  

(PEC) est un emploi rémunéré au minimum au SMIC avec en parallèle un accompagnement de l’employeur et Pôle Emploi. L’Etat mise sur 60 000 PEC supplémentaires pour 2021.

mois pour les personnes qui rencontrent des difficultés d’insertion avec un suivi adapté. De son côté, l’employeur bénéfice d’une aide pour couvrir le coût à l’embauche et la formation. Le soutien financier peut s’élever jusqu’à 8 682 euros pour un salarié recruté pour un an à temps complet.

avec un accompagnement dans l’insertion professionnelle, des conseils, des ateliers collectifs ainsi qu’une allocation pendant 12 mois de 497 euros cumulable avec la rémunération de stagiaire. Le gouvernement mise sur 50 000 places supplémentaires en 2021.

  • Le PACEA s’adresse aux  jeunes âgés de 16 à 25 ans désireux de

s’engager dans un parcours d’accompagnement contractualisé. Ce contrat de 2 ans vise à former, mettre en situation professionnelle et accompagner socialement avec une aide financière ponctuelle. 80 000 nouveaux parcours PACEA sont prévus.

par Pôle Emploi qui entend renforcer le suivi de certains jeunes demandeurs d’emploi avec des entretiens réguliers.

  • Finalement, le dispositif SESAME ambitionne d’accueillir 3 000  

jeunes pour les former aux métiers du sport et de l’animation. L’accompagnement propose une aide financière de 2 000 euros annuels pour un parcours personnalisé et au final une formation professionnelle. Le taux de réussite au diplôme est de 70%.

 

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