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Les modèles de lettre de motivation : le pour, le contre

Les modèles de lettre de motivation : le pour, le contre

Chaque candidature est singulière, quand on se sert d’un modèle de lettre de motivation, il faut le personnaliser.

Des modèles de lettre de motivation comme s’il en pleuvait ! 400 000 résultats de recherche sur Google, 24 000 000 sur Ecosia (pour ne passer que par ces deux moteurs), c’est dire si le besoin existe… Vous trouverez sur la Toile des modèles de toutes sortes, selon le type de contrat (stage, intérim, CDD, CDI…), le type de candidature (spontanée, réponse à annonce…) ou le métier, la plupart libres d’accès, d’autres qui nécessitent de remplir des formulaires pour les utiliser. Cécile Fischer, responsable des Ressources humaines du Groupe William Sinclair, déconseille ces derniers : « À part alimenter des fichiers et vous faire spammer ensuite, ils n’ont aucune utilité. »

Le pour : gain de temps, rassurant et structurant

Se servir d’un modèle fait gagner un temps précieux de mise en forme. « C’est un appui non négligeable pour les personnes qui ne savent pas du tout quel formalisme respecter, la mise en forme de base et le registre de vocabulaire correspondent aux critères admis pour ce type de lettre », remarque notre interlocutrice.

De plus, un modèle rassure, conforte dans ce qu’on est en train de faire, on ne gaspille pas son énergie à se demander si on s’y prend correctement. Il aide à structurer son discours, à présenter ce qu’on à dire en suivant l’ordre communément admis.

Un bémol cependant : « La plupart des modèles sont écrits à la première personne du singulier, un « je » envahissant alors que l’entreprise doit aussi être le sujet de votre lettre », souligne Cécile Fischer.

Le contre : les limites du standard quand on doit se faire remarquer

Si ce modèle est utile, d’autant plus quand l’écrit est un pensum ou ravive un complexe, c’est un objet standard qui, si vous ne le dépassez pas, fera de votre lettre un autre objet standard parmi des milliers d’objets standard. Autrement dit, une lettre qui ne sert à rien, que les recruteurs ne liront pas et c’est aussi parce que les recruteurs répètent à l’envi qu’ils ne les lisent pas que les candidats négligent de travailler cette lettre...

Un modèle à personnaliser impérativement

« Dans l’idéal, un modèle doit donner une méthode au lieu de pré-rédiger pour vous », pointe notre interlocutrice. Vous trouverez d’ailleurs d’autres conseils ici et . Elle poursuit : « Un modèle de lettre de motivation est à prendre comme quelque chose à personnaliser impérativement. » Le temps que vous gagnez en utilisant un modèle, ne l’économisez pas pour réfléchir au contenu de votre lettre. « Il ne faut pas la rédiger cinq minutes avant l’envoi de votre CV mais prendre 24 à 48 heures pour y réfléchir », recommande-t-elle. Le temps de la prise de recul nécessaire pour « savoir dire sa valeur ajoutée, en sortant du chapelet de qualités qu’on s’attribue, il s’agit de parler de vos expériences, de ce que vous allez apporter à l’entreprise et pourquoi ça va marcher ». Le temps d’approfondir les informations sur l’entreprise, quand son nom est mentionné dans l’annonce ou dans le cas d’une candidature spontanée, et ainsi de parler d’elle en des termes qui font comprendre au recruteur que vous avez compris son besoin.

Se servir d’un modèle pour créer le vôtre

Utiliser un modèle permet enfin de concevoir son propre modèle, à adapter plus ou moins selon les postes. « Selon l’écart entre eux, vous pouvez garder une base – il y a par exemple des similitudes entre un poste de chargé de clientèle et un poste de commercial –, vous appuyer sur les éléments invariables comme ceux qui parlent de votre personnalité, sinon c’est décourageant de repartir d’une page blanche à chaque candidature », conclut Cécile Fischer.

Sophie Girardeau


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