Numérique : Les secteurs et métiers qui recrutent le plus

Numérique : Les secteurs et métiers qui recrutent le plus

Le numérique n’en finit plus de recruter. Entre un turn-over important et les besoins constants des entreprises, le climat actuel tend vers une hausse des recrutements de profils bien définis dans des branches particulières.

 

Un climat général optimiste

Chaque année, le baromètre de l’Institut Mines-Télécom établit les tendances en matière de recrutement dans le secteur du numérique. Le constat est encourageant, le secteur se porte très bien. En effet, pour cette année, 94% des entreprises envisagaient une hausse ou tout du moins un maintien de leurs activités. En tout logique, pour 48% d’entre elles, les perspectives de recrutements sont maintenues voire accrues qu’il s’agisse des ESN (qui emploient 59% des salariés), les éditeurs de logiciels, les cabinets d’audit-conseil, les banques et assurances, les opérateurs et autres industries télécom et électroniques.

 

Des promesses d’embauches en hausse

Le secteur possède une appétence particulière pour les jeunes ingénieurs. Une tendance confirmée par le Cidj qui estime que 26% des salariés du numérique ont moins de 30 ans, 33% ont entre 25 et 34 ans. En terme de sécurité de l’emploi, 85% des contrats proposés constituent des CDI et 66% correspondent à des créations de poste. En ce qui concerne le futur proche, les données sont toutes aussi encourageantes. La Dares, le bureau Etudes et Statistiques du Ministère du Travail, prévoit de son côté, 190 000 postes à pourvoir (majoritairement en Ile de France) à l’horizon 2022. Parmi ses promesses d’embauches, ¾ concernent des profils ingénieurs dont 90 000 créations de postes pour les ingénieurs en informatique. Selon Pôle Emploi, le numérique embauche deux et demi plus que les autres branches d’activité. C’est dire le dynamisme du secteur !

 

Un recrutement sectoriel mené par les banques-assurances

Près de la moitié des entreprises du secteur envisagent de recruter davantage, un recrutement lié à « la croissance de l’activité mais aussi au turn-over traditionnellement élevé dans ce secteur » dixit le baromètre de l’IMT. Le phénomène est d’ailleurs particulièrement marqué dans les banques et assurances puisque 67% parlent de perspectives de recrutement supérieures à l’année précédente. Il faut dire que le secteur bancaire reste l’un des premiers employeurs privés de France et une grande partie de son évolution repose aujourd‘hui sur sa maitrise du numérique. De leurs côtés, 63% des ESN et des groupes de conseil en ingénierie veulent accroitre leurs recrutements ; la confiance est également de mise dans l’audit-conseil, décidé à se pencher sur la question de l’intelligence artificielle. En effet, 50% des cabinets affichent des promesses d’embauche. Idem pour les opérateurs et les éditeurs de logiciels qui reprennent « leur souffle dans un contexte économique un peu moins favorable ».

 

Les métiers 4.0

Aujourd’hui, l’IMT note que « les demandes des entreprises se focalisent sur « l’étude et le développement des logiciels et réseaux » suivi de près par « l’architecture & ingénierie ». A elles seules, ces deux grandes catégories de métiers représentent le tiers des demandes de recrutement ». L’avenir du secteur repose également sur trois marqueurs essentiels : la science des données, la cyber sécurité (avec la multiplication des cyber attaques) et l’intelligence artificielle, un marché qui a connu une croissance de 49% en 2018. Parmi les compétences les plus recherchées, les experts du Big Data sont plébiscités notamment dans l’audit/conseil, l’industrie télécom et électronique et dans le conseil en ingénierie. Les spécialistes de la cyber-sécurité sont aussi très en demande. « Des compétences rares qui atteignent globalement 8% des demandes avec des pics dans l’audit/conseil et l’industrie » et qui devrait s’accélérer avec la monté en puissance de l’usine du futur. Plus globalement, l’industrie 4.0 fait maintenant partie des sujets qui montent dans les cabinets d’audit/conseil et les ESN. Les métiers autour de « la réalité augmentée, l’impression 3D, les systèmes embarqués (…) s’annoncent très porteurs dans l’automobile et l’aéronautique par exemple ». Autre grand pôle de recrutement, les ingénieurs capables de maitriser l’intelligence artificielle, très en demande dans les ESN et les conseils en ingénierie. Et l’IMT de conclure, « l’IA pèse déjà 11% des demandes de compétences dans ce secteur. Il faut dire que le métier du conseil n’a plus le choix. Il doit accompagner sa clientèle, de grandes entreprises qui se digitalisent à toute vitesse transformant ainsi certains de leurs métiers et organisations ».

 

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