Quelles vont être les soft skills les plus recherchées par les recruteurs en 2021 ?

Quelles vont être les soft skills les plus recherchées par les recruteurs en 2021 ?

Les soft skills les plus recherchées par les recruteurs en 2021

Les soft skills, vous connaissez. Elles font désormais partie de l’arsenal de recrutement. Mais la pandémie a fait émerger des compétences douces bien particulières. Cette année, deux qualités sont très demandées par les entreprises :

  • l’esprit d’initiative
  • l’adaptabilité

 

Les soft skills en temps de pandémie

La crise a bouleversé nos façons de travailler, elle a mis le doigt sur des compétences plus ou moins explorées ou des dysfonctionnements au sein de l’entreprise. Face à des problématiques augmentées, les entreprises ont dû réévaluer ou accélerer leurs priorités. Yann Coirault est porteur du volet « soft skills » pour le centre de formation CSP Docendi. Il explique que « le confinement  a été un moment révélateur, il a fait prendre conscience aux RH et aux managers qu’à distance, certaines personnes avaient su démontré des soft skills inédites en présentiel. Pour d’autres, ce fut le contraire ». Aujourd’hui, confrontées à de nombreuses incertitudes, les entreprises recherchent principalement deux qualités comportementales chez les candidats qu’ils recrutent.

 

Les soft skills demandées : esprit d’initiative et agilité

La crise sanitaire a montré que savoir prendre des initiatives, être autonome est une valeur tangible plus appréciée que jamais au sein d’une structure et d’une équipe. « Avec la crise, les entreprises ont besoin de talents capables d’initiatives ou de pensées critiques. Mais tout est une question de juste équilibre, il ne faut pas que l’autonomie se transforme en indépendance : c’est une bonne chose d’aller au-delà de son périmètre mais il y a des limites ». Autre qualité très précieuse, « la capacité à pouvoir s’adapter à des environnements changeants et complexes », une qualité nécessaire dans une époque très incertaine. Et même si le monde du travail fonctionne en mode accéléré depuis quelques années, la pandémie n’a fait qu’accroitre ce besoin de talents agiles dans leur réflexion et leur comportement.

 

Développer ses compétences douces

La France n’est pas connue pour ses qualités managériales et a souvent des longueurs de retard quand il s’agit de tester de nouvelles méthodes de travail. Alors comment devenir autonome si pendant des années, votre N+1 a été omniprésent dans votre quotidien ? Bonne nouvelle, à l’instar d’une compétence technique, une compétence douce peut s’acquérir. Il faut commencer par mieux se connaître. « La prise de conscience de la juste compétence n’est pas évidente à avoir. Nous conseillons à tout le monde de passer un test de profil de personnalité du type DISC, MBTI, PCM. Ils sont faciles à faire, peu coûteux et permettent d’évaluer ses points forts et les progrès à faire. Ensuite, vous pouvez demander à un ami ou un collègue qui vous connaît bien, un feedback sur vos qualités et vos manques. Il faut que cela se fasse dans un cadre sain, fondé sur des faits et pas un jugement de valeur. Vous pouvez aussi faire appel à votre manager si vous avez une bonne relation avec, le service RH ou les coachs internes en entreprise s’il y en a ».  

 

S’auto-former pour acquérir ces soft skills 

Apprendre à développer des compétences douces, c’est donc possible à condition de faire preuve de patience et de bienveillance envers soi. Yann Coirault qui a écrit « Auto-coaching efficace » estime que chacun est capable de s’auto-coacher. « Mais pour cela, il faut déjà avoir eu cette prise de conscience et ce feedback. Avec un minimum de méthode, on peut y parvenir. Nos parcours de formation sont centrés sur le micro doing plutôt que la théorie. Le but est d’apprendre en faisant plutôt qu’appliquer un modèle général. Il s’agit de se lancer des micro défis dans des environnements familiers, comme apprendre à dire non à quelqu’un tout en conservant une relation. On peut s’appuyer aussi sur la méthode du job crafting et devenir l’artisan de son propre job : réfléchir à ses tâches, chercher à étendre leur périmètre, prendre moins temps sur ce qui ennuie. C’est en faisant qu’on ajuste au fur et à mesure. Mais il faut aussi se souvenir que ce n’est pas en faisant un atelier d’une demi-journée que tout va se transformer ».

 

Ou faire appel à un coach

Si vous n’êtes pas fan du coaching en solo et avez besoin d’interaction, il est néanmoins possible de travailler sur ses compétences sans se ruiner. Yann Coirault suggère des démarches en coaching courtes. « Si la prise de conscience a déjà été faite, on peut parfois faire progresser les gens avec 2 ou 3 séances, à 60 ou 80€ de l’heure. Et si vous êtes à la recherche d’un emploi, Pôle Emploi peut déclencher des actions avec un coach pour aider le candidat. Et puis, depuis le premier confinement, on voit aussi des coachs qui proposent des séances gratuites par solidarité pour les personnes en difficulté. On peut aussi se tourner vers le co-développement professionnel qui vient de Québec. En ligne, des animateurs offrent des séances gratuites à distance pour les chercheurs d’emploi ».

 

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