Quels débouchés pour les profils issus de la Grande École du Numérique ?

Quels débouchés pour les profils issus de la Grande École du Numérique ?

Les débouchés des profils de la Grande École du Numérique

L’objectif de la Grande École du Numérique est de rendre le numérique accessible aux femmes, aux jeunes sans diplôme et aux personnes issues des quartiers prioritaires pour pourvoir les milliers d’emplois disponibles dans le secteur. Cinq ans après son lancement, son bilan est positif.

 

Les profils accueillis par la Grande École du Numérique

En 2015, un rapport de la DARES recensait 50 000 postes vacants dans le numérique, 190 000 postes à l’horizon 2022. Autre constat préoccupant : selon le Ministère de l’ Éducation Nationale, 17% des jeunes sortiraient du système scolaire à 16 ans sans diplôme ni formation. En 2015, le gouvernement Hollande lançait la Grande École du Numérique pour répondre à ces deux problématiques raconte Samia Ghozlane, directrice de ce réseau de formations au numérique.

La GEN n’est pas une école au sens strict du terme. En 2019, c’est un réseau de 715 formations labellisées dispersées aux quatre coins de l’hexagone et en Outre-Mer. Des formations opérées dans des associations, des GRETA, des universités et même des écoles d’ingénieurs comme l’École des Mines de Saint-Etienne. Pour obtenir le label GEN, les formations doivent s’engager à accueillir les jeunes éloignés de l’emploi (sans emploi ou formation, avec niveau infra Bac et Bac, les femmes, et les personnes issues des quartiers prioritaires de la ville. A noter qu’en 2019, 35 % des apprenants étaient en reconversion professionnelle. La formation est pensée autour « d’approches pédagogiques adéquates pour accompagner ces personnes vers une professionnalisation » souligne Samia Ghozlane. Un cursus qui permet d’apprendre notamment les métiers du développement, du réseau infrastructure et sécurité, de la maintenance et support, de la data, du graphisme etc.

 

Egalité, Diversité, Gratuité

Gratuites, les formations sont intégralement prises en charge par différents organismes ou dispositifs de financement. Pour candidater, il faut trouver une formation labellisée puis passer des tests de motivation et de logique « car tout le monde n’a pas le profil pour devenir codeur ou développeur ». En 2019, 20 % des candidats étaient admis sans prérequis académique. Chaque session de formation accueille 15 élèves principalement en présentiel, la durée du cursus est de 8 mois en moyenne mais peut durer 3 ans. Mais il ne s’agit pas « juste » d’apprendre un métier, la GEN entend aussi ouvrir les futurs diplômés à la réalité du marché du travail. Dans son rapport annuel, l’École spécifie que les formations ont également « mis en place près de 100 heures d’accompagnement pour les apprenants au niveau social (recherche de logement, demande de bourse, inscription à Pôle emploi...) et vers l’emploi : préparation aux entretiens, formation aux techniques de recherche d’emploi, participation à des forums et salons, aide à la recherche de stage et d’emploi ». Samia Ghozlane ajoute : « C’est une formation au sens large qui valorise et ne sanctionne pas. Le but est d’acquérir des compétences, de développer des soft skills grâce à  un accompagnement socio-professionnel très intense ».

 

La réalité professionnelle des diplômés 

Depuis sa création, la GEN a accueilli 27 921 apprenants dont 15 077 en 2019. L’an dernier, 23% des élèves ont déroché un CDI, 8% un CDD, 19% ont décidé de poursuivre leur formation et 10% sont devenus travailleurs indépendants. Des taux d’insertion excellents « au regard du profil des apprenants » estime la GEN. Qu’en est-il des 26% toujours en recherche d’emploi ou de stage ? « Nous les interrogeons pour comprendre ce qui se passe. Nous tenons aussi compte des régions plus ou moins dynamiques. Ailleurs qu’en Ile de France ou en PACA, ce sont surtout des TPE ou des PME qui ont des besoins qu’elles ne savent pas toujours formuler ». Et qu’en est-il des grands groupes habituellement avides de Bac +5? « Le numérique modifie le schéma du recrutement basé sur les diplômes. On suggère aux entreprises de tester nos apprenants et certaines ont une appétence pour ces profils. Nous avons aussi signé un partenariat avec des grands groupes qui nous transmettent des offres d’emploi que nous diffusons au sein de notre réseau. Nous organisons aussi des jobs dating et des présentations de nos formations aux directions des Ressources humaines. De manière générale, le feedback est positif puisque les entreprises continuent à recruter chez nous » conclut Samia Ghozlane.  

 

Le Top 10 des métiers préparés en 2019

Parmi les métiers auxquels les apprenants se destinent, le métier de développeur occupe la première place du podium.

 

Les salaires des salariés issus de la Grande École du Numérique

La moyenne de ces salaires, relativement faible par rapport à la réalité du marché de l’emploi est à resituer dans le contexte des situations différentes de candidats titulaires de contrat de professionnalisation, CDI ou en freelance. A noter qu’il n’y a pas de grandes disparités salariales entre hommes et femmes.

  • Développeur web/mobile : 24 001k€
  • Développeur Fullstack : 27 288 k€
  • Développeur back-end : 27 767 k€
  • Technicien/ administrateur système et réseau : 22 020 k€
  • Technicien de maintenance support et service : 24 000 k€

 

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