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Pourquoi il ne faut pas négliger la candidature spontanée

Pourquoi il ne faut pas négliger la candidature spontanée

Si répondre à une offre d’emploi reste la méthode de recherche la plus courante, la candidature spontanée ne doit cependant pas être sous-estimée. Car si comme l’affirme l’Apec, 3 jeunes diplômés sur 10 ont obtenu un emploi en répondant à une offre, l’envoi d’une candidature spontanée arrive en deuxième position. Une note de l’Insee parue en 2017 révélait aussi que 62% des personnes en recherche d’emploi misaient sur la candidature spontanée, par mail, courrier, sur le site de l'entreprise, ou un salon professionnel.

 

Cibler ses choix

 

Que le candidat soit déjà en poste ou bien en recherche d’emploi, c’est le ciblage qui fera la différence dans la réception de sa candidature spontanée. Pour Marie Hathroubi de Hays, directrice du recrutement et formation interne chez Hays « il est compliqué de postuler dans une entreprise qu’on ne connaît pas et sans réseau ». Alors pour éviter de donner une mauvaise image de sa candidature, le candidat a besoin de déterminer précisément les entreprises qui l’intéressent et d’identifier le bon interlocuteur. Idéalement, il faut entreprendre des recherches sur la culture de l’entreprise, son mode de fonctionnement via les réseaux professionnels notamment. C’est une étape importance mais « délicate à accomplir notamment parce les responsables des ressources humaines ont des sensibilités et des processus de recrutement différents ».

 

Personnaliser sa candidature

 

Pour éviter que votre dossier soit ignoré, Marie Hathroubi suggère de respecter les règles de base de toute démarche de recherche d’emploi, c’est à dire rédiger correctement un CV et une lettre de motivation. Mais il faut surtout « cibler sa candidature en rédigeant un CV adapté à l’entreprise pour lequel le candidat postule ». Et oubliez le CV générique et la lettre type envoyés à l’envi. « Que vous écriviez à une ou 30 sociétés, chaque candidature doit refléter un intérêt particulier pour cette structure ». De cette façon, la personne démontre qu’elle n’a pas candidaté par hasard.

 

Afficher sa motivation

 

La lettre de motivation est un exercice ardu mais qui peut convaincre un recruteur. Marie Hathroubi estime que « le candidat n’a rien à perdre » quand il fait part de son envie de travailler pour cette entreprise. « C’est justement plus facile de la personnaliser » et d’écrire un peu plus avec ses tripes tout en spécifiant les raisons de ce choix (géographie, secteur, valeur de l’entreprise etc). Il convient cependant d’être vigilent si vous êtes déjà en poste et que votre employeur n’est pas prévenu de vos démarches. Prudence aussi dans la rédaction de la lettre de motivation. Il s’agit en envie d’articuler son envie de partir sans « jamais accabler son employeur. Mieux vaut parler de ses envies et se projeter dans cette nouvelle entreprise ».

 

Miser sur le moyen terme

 

Il arrive aussi qu’une candidature ciblée arrive à point nommé. Cela peut coïncider avec des changements en cours et ainsi « alléger le processus de recrutement et éviter de passer une annonce ». Certaines entreprises conservent aussi les candidatures reçues, ce qui permet aux ressources humaines d‘avoir un vivier de CV à disposition.  Ainsi, il n’est pas rare qu’un candidat reçoive un appel six mois après l’envoi de son dossier. Il est aussi possible que le dossier soit transmis en interne à un autre service, une façon efficace de « multiplier les contacts et d’ouvrir de nouvelles portes ».

 

Oser la relance

 

Les candidatures par courrier sont de moins en moins nombreuses, il faut donc préférer le mail qui là encore, permet de cibler précisément son interlocuteur. « Il est aussi plus facile de transférer un mail qu’une lettre ». En fonction de l’entreprise, il est aussi possible de remettre la candidature en main propre, « cela peut contribuer à faire une très bonne impression ». Et pour les timides, il ne faut surtout pas hésiter à relancer le recruteur. Après tout, votre interlocuteur débordé a sans doute oublié de vous répondre. Un appel téléphone peut servir à lui rappeler votre motivation. « Idéalement, il faut relancer la personne entre 5 et 8 jours après l’envoi pour éviter que le CV ne passe aux oubliettes. Mais limitez votre relance à deux fois maximum » conseille Marie Hathroubi. En effet, le but est de manifester votre intérêt pour l’entreprise, pas d’agacer le recruteur.

 

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