Skip to main content

Poursuivre ses études ou travailler ?

Poursuivre ses études ou travailler ?

Difficile de faire la part des choses à ce moment crucial de sa vie. Armelle Riou, est la présidente de Mental’O, leader du conseil en orientation scolaire et professionnelle. Son agence aidant les plus jeunes dans leur projet professionnel, c’est donc l’interlocutrice idéale pour appréhender ces deux trajectoires.

Est-ce que je sais de quoi j’ai vraiment envie ?

Tout d’abord, il faut de ne pas se mettre la pression et prendre le temps de faire un examen de soi. « Il est crucial de distinguer la personne du cursus. C’est pour cela que nous proposons un bilan exploratoire qui lui permet de mieux de se connaître au-delà de ses résultats scolaires, qu’il soit en maitrise à Sciences Po ou en deuxième année de BTS. Cela nous permet aussi de savoir où il veut aller en terme de projet professionnel ». L’agence propose aussi d’autres questionnaires pour établir ce profil via des tests cognitif et de motivation. «  Si un jeune diplômé aime l’action par exemple, son intégration se fera plus tôt dans le marché du travail via un contrat en alternance ou une licence professionnelle ».

Poursuivre mes études peut-il m’aider à arriver sereinement sur le marché du travail ?

La France étant encore obsédée par les diplômes, parents et étudiants ont tendance à focaliser sur les études. Ce n’est pas toujours la bonne démarche. Car un jeune qui a « seulement » un BTS peut se sentir un petit complexé. A l’inverse, un surdiplômé ne sera pas forcément adapté au marché du travail. « Certains étudiants avec des niveaux très élevés se demandent pourquoi ils font autant d’études et ils sont perdus. Il faut être aussi conscient qu’une licence universitaire pure ne met pas un candidat en position favorable sur le marché du travail, il n’a pas un profil opérationnel. En revanche, il faut aussi savoir que dans certains secteur, le bac +5 est incontournable ».

En effet, les critères d’embauche divergent en fonction des secteurs. « Dans certains cas, le candidat peut avoir besoin de se différencier de la masse et se spécialiser. Il est donc logique de continuer ses études pour renforcer ses connaissances et se sentir plus à l’aise ». C’est notamment le cas de la maitrise des langues étrangères comme l’anglais de plus en plus demandés par les entreprises. « Il faut réfléchir à renforcer son niveau, parler anglais couramment dans certains secteurs est incontournable ».

Est-ce que je comprends les besoins du marché ?

« Les étudiants ont une grosse pression et redoutent l’échec » constate Amelle Riou. Conséquence de cette pression, les jeunes diplômés envoient des centaines CV sans véritablement cibler leurs envies et se sentent vite découragés. Là encore, il vaut mieux réfléchir en amont, «  cibler le marché de l’emploi, se renseigner sur la réalité et réfléchir sur l’adéquation entre le profil et le projet. Par exemple, si un jeune veut devenir styliste dans la mode, il doit être conscient que  les postes sont très rares ».  D’où l’importance de s’informer via des publications comme le guide des secteurs qui recrutent publiés chaque année par le CIDJ. Et puis l’académique ne fait pas tout et les soft skills sont aujourd’hui aussi essentielles pour le recruteur. « Les tests que nous effectuons font émerger des traits des personnalités et permettent au candidat de les mettre en valeur. Nous leur conseillons aussi de réclamer des lettres de recommandations ».

Comment concilier études et travail ?

Les meilleures alternatives restent le contrat en alternance et la licence professionnelle. Il ne faut pas non plus avoir honte d’accepter de petits jobs. « Cela montre qu’on sait s’intégrer à l’entreprise, cela renforce la confiance en soi et permet d’acquérir quelques compétences ». Armel Riou conseille aussi d’envisager de devenir micro-entrepreneur pour « être opérationnel rapidement et développer son autonomie ». Désormais, les parcours ne sont plus linéaires et les jeunes diplômés ont besoin d’accumuler des expériences. Quoi qu’il en soit, « repousser l’échéance n’est jamais bon.  L’erreur serait de faire le choix des études par peur de rentrer sur le marché du travail » conclut Armelle Riou.  

Vous souhaitez en savoir plus ?


Back to top