Comment préparer son entretien de fin de période d’essai ?

Comment préparer son entretien de fin de période d’essai ?

Comment préparer son entretien de fin de période d’essai ?

L’entretien qui marque la fin de votre période d’essai approche, un moment clé qui peut vous permettre d’obtenir le fameux CDI que vous attendez. Mais attention, si ces premiers mois au sein de l’entreprise se sont déroulés sans accros, mieux vaut éviter de vous y présenter les mains dans les poches. Explications avec Clément Duflot, Consultant Senior chez Hays.  

 

L’enjeu de l’entrevue

Pour de nombreux collaborateurs, ce rendez-vous est censé être une formalité qui confirme le contrat, la période d’essai « figurant légalement dans tous les contrats même si elle varie selon le statut, cadre ou employé » explique Clément Duflot. En règle générale, l’entretien entre le collaborateur et son manager permet d’effectuer une rétrospective de la période écoulée et en tirer un bilan. Du côté managérial, « cette étape vise à valider les compétences du candidat, son autonomie au niveau du poste, et son savoir-être. ». De son côté, le collaborateur va pouvoir confirmer s’il adhère à la culture d’entreprise et si le poste correspond bien à ce qu’on lui a décrit.  

 

Une entrevue à préparer dès son arrivée

La clé de la réussite de cette discussion, c’est d’y penser dès le premier jour de son intégration dans l’entreprise. En effet, dès le début, le manager va entamer une phase d’observation du candidat qui doit à la fois être lui-même et montrer le meilleur. De son côté, le nouveau collaborateur tout en faisant ses preuves, va évaluer s’il se sent bien dans l’entreprise, et en profiter pour poser des questions. Pour lui, c’est l’occasion de prendre la température, de s’adapter et d’appréhender son positionnement au sein de cette équipe. « Dès son arrivée, le nouveau collaborateur doit miser son sur son savoir-être, être souriant et respectueux, avoir un bon sens relationnel, faire preuve d’une compréhension de l’environnement de travail mais aussi de la culture d’entreprise. Cela va du rôle de chacun au code vestimentaire en passant par les horaires ».

 

L’entretien : partie 1

Le jour J n’arrive pas soudainement. Tout nouveau salarié sait qu’après 6 ou 8 mois, il est temps d’avoir un échange ouvert sur son intégration et le futur. « Un mois avant, le manager peut par exemple envoyer une invitation au salarié avec un document à remplir. Il s’agit de questions ouvertes comme : Quel est votre ressenti vis à vis des derniers mois ? Comment vous sentez-vous au quotidien avec l’équipe ? Pensez-vous avoir réalisé vos objectifs ? Est-ce que vous vous projetez au sein de l’entreprise ? De son côté, le collaborateur ne doit surtout pas hésiter à lister ses propres interrogations et ses attentes. » D’ailleurs, un entretien bien préparé permet de ne pas être dans l’émotionnel et de rester objectif. « Cela passe par une mise en avant des compétences, une compréhension des missions données et un questionnement sur les objectifs de l’entreprise à long terme par exemple. Cet échange bienveillant permet de revenir sur tous ces éléments, d’écouter l’autre, d’évoquer le positif et les points d’amélioration ».

 

L’entretien : partie 2

Si le manager examine le niveau des compétences techniques de son nouveau collaborateur, il va surtout se focaliser sur ses soft skills car il est plus important que jamais de recruter des candidats qui savent travailler en équipe. « Aujourd’hui, la plupart de nos clients privilégient le savoir-être au savoir-faire pendant la période d’essai. L’’entreprise veut de la cohésion, une bonne ambiance sur le lieu de travail d’où l’enjeu pour un candidat d’avoir une très bonne communication en interne ». A l’issue de l’entretien, le collaborateur fait face à trois options : la période d’essai s’achève mais sans contrat à la clé. « Dans ce cas, il faut savoir partir en bon terme et rester professionnel jusqu’au dernier jour ». Il est également possible que le manager décide de la prolonger. Pas d’inquiétude, car « 80% des périodes d’essai sont renouvelées de manière automatique, c’est un gage de sécurité pour l’employeur » précise Clément Duflot. Dernière et troisième option, le CDI est confirmé. Dans ce cas, félicitations, l’avenir s’annonce serein.

 

 

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