La recherche d’alternance en TPE/PME

La recherche d’alternance en TPE/PME

Une petite ou moyenne entreprise apprécie que vous lui apportiez des informations qui l’aideront à savoir combien vous lui coûterez en tant qu’alternant.

« Votre profil m’intéresse, ça me coûtera combien ? » L’étudiant en recherche d’alternance qui aide le gérant de TPE ou PME à répondre à cette question, classique, a un atout dans son jeu. Les entreprises de moins de 250 personnes, sans être soumises au quota de 5% d’alternants, peuvent néanmoins être intéressées par le dispositif de l’alternance, soit qu’elles connaissent un fort développement comme les startups, soit qu’elles aient besoin de main d’œuvre malgré un carnet de commandes incertain.

« Il est difficile de budgétiser l’embauche en alternance à l’avance »

Les entreprises en général connaissent mal les règles de l’alternance, c’est encore plus vrai des petites structures. Dans l’amas de dispositifs existants, « il est très difficile pour l’entreprise de savoir ce que va lui coûter l’alternant en contrat de professionnalisation par exemple, et donc de budgétiser cette embauche à l’avance », explique Frédéric Ducrocq, fondateur et dirigeant de Jobmania.

Vous mettrez plus de chances de votre côté en aidant l’employeur à répondre à sa question. Ainsi, sachez le coût de votre scolarisation et le nombre d’heures de formation que l’entreprise va prendre en charge, c’est ce que finance l’OPCA (organisme paritaire collecteur agréé).

Marquez des points supplémentaires en lui apportant des informations relatives aux aides auxquelles l’entreprise a droit, informations qu’elle n’a pas ou rarement, comme l’exonération partielle de charges dans le cas d’un contrat de professionnalisation. « Votre école a la réponse, renseignez-vous auprès d’elle », conseille notre interlocuteur.

Les PME ne sont généralement pas de bonnes clientes du contrat de professionnalisation

Vous demandez un contrat de professionnalisation mais le contrat d’apprentissage est plus intéressant financièrement pour l’entreprise. Ce serait simple si vous pouviez simplement basculer d'une option à l'autre sauf que toutes les écoles ne sont pas habilitées à faire de l’apprentissage (une autre histoire de quotas). « La TPE/PME n’est clairement pas une bonne cliente du contrat de professionnalisation, allez expliquer à un gérant de petite boîte que pour un jeune inexpérimenté travaillant à mi-temps, il va payer 1300 € de salaire brut + 3000 à 4000 € correspondant au coût de l’école », pointe Frédéric Ducrocq.

Pour les fonctions qui ne sont pas en tension, l’alternance, le stage et le CDI se concurrencent

Le calcul effectué, l’employeur peut considérer qu’un stagiaire lui coûtera moins cher qu’un alternant, ou qu’un débutant en CDI à plein temps conviendra mieux à son besoin. Actuellement, dans les fonctions où une entreprise reçoit au moins cinquante candidatures par poste – RH, communication, marketing, contrôle de gestion notamment –, « des Bac+5 débutent à un niveau SMIC ou SMIC + 10% », constate-t-il. En développement informatique ou en commercial en revanche, où l’on déplore la pénurie de candidats, le contrat de professionnalisation passe facilement. Une période fait exception à cette concurrence avec les stagiaires, septembre/octobre, merci le calendrier des stages !

Sophie Girardeau