Comment reprendre le travail après avoir élevé ses enfants ?

Comment reprendre le travail après avoir élevé ses enfants ?

Comment reprendre le travail après avoir élevé ses enfants ?

Pendant quelque années, vous avez interrompu votre carrière pour relever un autre défi : vous consacrer à l’éduction de votre (vos) enfant(s). Si vous envisagez de repartir à l’assaut du marché du travail, il est capital de réfléchir à vos accomplissements et reprendre confiance en la professionnelle qui sommeille toujours en vous.

 

Prendre du recul

En amont de toute démarche, réfléchissez à ce que ces années vous ont apprises. Le but de l’exercice est d’utiliser votre expérience pour lister les compétences acquises accompagnées de preuves factuelles. Lucille Quillet, auteure du livre, « Libre de pouvoir reprendre le pouvoir sur ma carrière » explique : « Prenez un feuille et établissez les choses que vous avez réussi, comme gérer un budget, gagner en flexibilité, manager. Cela peut aussi concerner des activités qui  ne sont pas forcément liées à votre enfant : l’apprentissage d’une autre langue ou d’une nouvelle activité comme le bricolage, la découvert d’une culture, la participation à des compétitions sportives ou l’implication dans une association ». Et à l’heure où les soft skills font rage, la patience, la communication, ou le self control nécessaires au parent représentent des qualités très prisées en entreprise.  « On parle beaucoup de la charge mentale des femmes. Pourquoi ne pas s’en servir favorablement au niveau professionnel ?  C’est l’occasion de mentionner votre sens de l’organisation, votre capacité à compartimenter votre cerveau, établir un programme ou mener à bien plusieurs projets » ajoute Lucille Quillet. Une fois toutes ces compétences établies, c’est le moment de les traduire dans un langage professionnel pour les ajouter à votre CV.  

 

Ajouter de nouvelles compétences sur le CV

Reboostée par la prise de conscience que vous avez beaucoup fait pendant cette période, c’est l‘heure de s’attaquer à la rédaction du CV. Que faut-il écrire quand on a été absente du monde du travail pendant plusieurs années? « Il ne faut surtout pas laisser un trou car le recruteur peut imaginer des choses négatives. Il faut donc en parler comme une expérience. Evitez la mention « mère au foyer », qui fait très années 1950 et choisissez plutôt une formulation positive pour expliquer où vous en êtes et ce que vous cherchez. Par exemple, dans une police un peu plus grosse et grasse, écrivez ‘Juriste, j’ai suspendu mon activité pour me concentrer sur l’éducation de mes enfants. Aujourd’hui, je recherche activement pour reprendre mon activité’ ». Parallèlement à la rédaction du CV, n’oubliez pas de prendre la température du marché, réactiver votre réseau (alumni, anciens collègues) pour vous aider à remettre un pied dans la vie professionnelle.

 

Reprendre confiance en soi

Certaines femmes ont tendance à parler de leur métier au passé s’étonne Lucille Quillet. Pourtant, elles ont acquis une formation et sont donc toujours infirmière, comptable ou coiffeuse. «  Une femme n’a pas arrêté de penser parce qu’elle n’a pas exercé son métier pendant plusieurs années, elle a toujours des compétences. Pourquoi une femme qui a fait un break perdrait ses acquis ? Pourquoi devrait-elle repartir de zéro ? Certes, elle peut avoir besoin de se remettre à jour mais elle doit se considérer comme une professionnelle, elle est toujours son métier ».  

 

S’entraîner à l’entretien

La partie la plus compliquée de ce retour à l’emploi est la rencontre avec le recruteur. Lucille Quillet conseille déjà de « faire plusieurs entretiens pour s’entrainer, quitte à répondre à des annonces qui ne correspondent pas forcément à ce qu’on recherche ». Dans tous les cas, mieux vaut maitriser le sujet en l’amenant soi-même. Mais le plus dur reste de ne pas s’excuser d’avoir fait ce break professionnel. Une dynamique qui se joue sur la façon dont la candidate se présente. « L’entretien doit être un moment de réciprocité. Potentiellement, cette entreprise a besoin de vous et vous cherchez un poste ». Il faut donc éviter de se mettre dans une position d’infériorité et assumer sa décision en toute confiance, ce qui passe par le vocabulaire utilisé. « Il faut anticiper les images qu’on va convoquer car certains peuvent imaginer que vous avez stagné. Ne dites pas ‘j’ai arrêté de travailler’ car une mère qui élève ses enfants ne s’arrête jamais de travailler, elle acquiert juste de nouvelles compétences » souligne Lucille Quillet. Elle suggère aussi de poser des questions car il ne faut pas se positionner comme une candidate sans exigence. « C’est dur car on peut se sentir tributaire de la bonne volonté des autres ». L’autre piège à éviter est de s‘attarder seulement sur ses compétences de mère au risque de se voir coller une étiquette. « Il ne faut pas négliger les activités qui ne sont pas liées à ce statut comme le sport ou l’associatif. Vous n’êtes pas seulement mère, vous avez un métier. Évoquez vos expériences passées comme si elles étaient récentes ».  

 

Se faire aider

Savoir prendre le recul nécessaire sur cette tranche de vie peut être un challenge. Si vous le pouvez, faites-vous aider pour vous sentir à nouveau en confiance et fière de ce que vous avez accompli. « Parfois, il suffit d’une séance ou deux avec un coach pour travailler sur ce positionnement et apprendre à formuler ces nouveaux apprentissages. Sinon, c’est très important d’avoir un soutien positif autour de soi, d’avoir un entourage qui vous renvoie une image positive de ce que vous fait » conclut Lucille Quillet.

 

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