Comment réussir un entretien collectif ?

Tout ce que vous avez toujours envie de savoir sur l’entretien de groupe avec Sébastien Sanchez, Managing Director de Page Personnel.

A quoi peut ressembler un entretien de groupe ? 

Typiquement, ce type d’entretien commence par l’accueil des candidats, souvent une dizaine de personnes. Ensuite, certaines entreprises peuvent  proposer une présentation du groupe. On appelle cela du pre-onboarding, c’est une façon de commencer à inclure les candidats, les former et les évaluer. Dans certains cas, on va les accueillir dans les locaux de la société, raconter l’histoire de la société, parler de ses résultats, de ses valeurs. La phase suivante se focalise sur la description du poste et la description du protocole de l’entretien. Puis vient ensuite la phase d’assessment. Il s’agit de mises en situations qui prennent différentes formes en fonction des postes et des entreprises. Pour pouvoir les évaluer correctement, les candidats sont divisés en petits groupes. Tout cela dure en moyenne entre 2 et 4 heures.

 

Pourquoi certaines entreprises choisissent l’entretien collectif ?

C’est souvent une question de logistique, de gain de temps ou de besoins réguliers tels que des commerciaux au niveau national. L’entreprise peut décider de mener le processus en interne si elle possède les ressources ou les compétences. Dans ce cas, un membre des RH et le futur manager mènent les entretiens car l’utilisateur final reste après tout, l’opérationnel. Quand  l’entreprise externalise une partie ou la totalité du processus, cela peut répondre à plusieurs besoins. S’assurer d’avoir à disposition des outils et des personnes objectives, capables d’évaluer les candidats notamment sur la partie comportementale. Cela peut aussi être une volonté d’être plus efficace sur le sourcing et le recrutement. Et puis, certaines sociétés souhaitent « normer » leurs recrutements s’ils sont volumiques.

Comment un candidat doit-il se préparer à ce type d’exercice ?

A l’instar de l’entretien individuel, le candidat doit se renseigner sur le poste et l’entreprise, via d’anciens collaborateurs par exemple. Aujourd’hui, de plus en plus d’entreprises travaillent sur la marque employeur donc on peut facilement trouver des informations. Quant à la particularité de l’entretien, le candidat doit jouer le jeu. En général, il a été prévenu que ce sera un entretien de groupe. Pour éviter les mauvaises surprises, l’écoute est très importante pour bien comprendre ce qui va se passer et ce qui est attendu du candidat.

Quel est l’écueil à éviter ?

 

Les  exercices de mises en situations peuvent être plus délicats car il y a certains codes à respecter. Il faut rester naturel, collaboratif, ne pas sur jouer mais ne pas être trop effacé. Il faut garder en tête que ces moments permettent au recruteur d’observer la capacité du candidat à s’intégrer dans l’entreprise. En effet, si la sélection sur CV a été correctement menée, le recruteur sait que le candidat possède déjà les hard skills nécessaires. Ce qui va l’intéresser, ce sont ses soft skills. Le recruteur va observer le comportement du candidat pour voir s’il correspond au poste et à l’entreprise. D’où l’importance de bien se connaître, de travailler en amont ses points forts.

Comment se distinguer sans pour autant écraser les autres candidats ?

 

Il faut faire preuve d’une intelligence de situation, trouver un équilibre entre le fond et la forme. En collectif, on se retrouve à prendre la parole face à des inconnus. Certaines personnes charismatiques vont capturer aisément l’attention. Si un candidat est plus réservé, il doit bien construire son entretien en amont pour que le fond soit solide notamment quand il se retrouve face à un cas virtuel à résoudre.

 

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