Comment pallier à son manque d’expérience quand on est jeune diplômé ?

Comment pallier à son manque d’expérience quand on est jeune diplômé ?

Comment pallier à son manque d’expérience quand on est jeune diplômé ?

Pas facile de se « vendre » face à un recruteur quand la case « Expériences professionnelles » de son CV est quasi vide. Marie Hathroubi, Directrice Recrutement & Formation chez Hays nous explique qu’heureusement, il existe d’autres façons de convaincre son futur employeur.

 

CV soigné = impression favorable

Un jeune diplômé qui entre dans la vie active se doit de posséder un CV exécuté dans les règles de l’art. « Pour les cabinets de recrutement et les entreprises, le CV reste l’outil de base du recrutement. Il faut donc soigner l’orthographe, la rédaction et la présentation, quitte à le faire relire par une tierce personne. Ce sont des classiques très importants qui favorisent un premier bon contact ».

 

La richesse est dans les détails

Pourvu d’un CV allégé, le candidat doit pouvoir s’appuyer sur les stages et autres petits jobs effectués. « Quand on débute une carrière, il faut tout valoriser et ne rien oublier. Un stage de deux mois peut être parfois plus révélateur qu’une expérience professionnelle de deux ans. Même si un stagiaire ne participe à tout, il a découvert énormément de choses. A sa façon, il a contribué à l’activité de l’entreprise, a pu développer un certain savoir-faire, pris des initiatives. Par exemple, s’il a traduit un document pendant son stage, il faut le mentionner. Ce sont de petites choses comme celles-ci qui peuvent éveiller l’intérêt de l’interlocuteur et révéler des compétences supplémentaires » souligne Marie Hathroubi.

 

Mettre en avant son savoir-être

Quelle que soit l’expérience professionnelle d’un candidat, il ne doit pas hésiter à mettre en avant ses capacités comportementales. Plébiscitées par les recruteurs, c’est un moyen supplémentaire d’enrichir un CV et convaincre l’entreprise. « Un recruteur a besoin de comprendre la personnalité et le mode de fonctionnement d’un candidat. Ce ne sont pas des compétences tangibles, et elles sont plus compliquées à démontrer. Pour cela, il doit toujours accompagner cette qualité d’un exemple concret ». Mais quid de ceux et celles qui ne connaissent pas leurs soft skills ? « Il suffit d’envoyer un mail à un collègue, un ami, un conjoint et un parent pour leur demander de vous décrire en trois mots, sans réfléchir. Ensuite, à vous de lister les qualités qui ressortent et de lier à des exemples précis ».

 

Des activités extracurriculaires loin d’être anecdotiques

Que vous soyez bénévole dans une association ou pratiquiez la voile depuis 10 ans, ne vous privez pas de les mentionner à condition de savoir les « marketer ». « Les centres d’intérêts disent beaucoup d’une personne, c’est une autre façon de se présenter. Si c’est une passion qui vous caractérise ou qui représente vos valeurs, ce serait dommage de faire l’impasse. Veillez cependant à être précis. S’il s’agit de cinéma, donnez des détails sur le genre de films que vous préférez, les cinéastes que vous aimez. Attention également à ne pas tomber dans le piège qui consiste à noter une activité pour ne pas avoir une case vide ». 

 

S’entraîner en amont

Quand arrive l’entretien d’embauche, Marie Hathroubi explique : « Le candidat doit performer mais cela sera possible s’il est préparé. Aujourd’hui, il peut se filmer, s’observer, s’autocritiquer pour voir s’il est compréhensible, précis, cohérent. Il ne connaît pas le recruteur face à lui, il doit donc travailler sur ce qu’il maitrise : son discours, ses valeurs, ses soft skills ». Et si la préparation est impérative, elle ne doit pas éliminer la spontanéité qui rendra le rendez-vous plus naturel.

 

Démontrer sa préparation avec subtilité

Connaître l’entreprise, son histoire, ses valeurs peut aussi faire la différence. « C’est un vrai plus d’avoir face à soi un candidat qui a une connaissance de la structure. Mais plutôt que de réciter toutes les informations récoltées, mieux vaut faire émerger ses connaissances via un détail, une phrase, un chiffre ou une question qui suffiront à prouver son intérêt ».

 

Veiller à sa e-réputation

Avoir une présence en ligne est une excellente opportunité de développer son réseau professionnel. « C’est un outil intéressant qui donne de la visibilité. Pour cela, il faut être actif, avoir un profil qui évolue, aimer et partager des articles, participer à des groupes. Attention cependant aux réseaux sociaux si on a un profil public. Les entreprises peuvent faire des recherches pour voir si la personne est en adéquation avec leurs valeurs. Il est important de toujours maitriser l’image qu’on véhicule » conclut Marie Hathroubi.

 

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