Seniors : comment trouver un emploi en temps de crise

Seniors : comment trouver un emploi en temps de crise

Seniors : comment trouvez un emploi en temps de crise

La crise qui se profile ne devrait pas épargner les seniors qui sont déjà les laissés pour compte du marché du travail. Dans ces circonstances, quelles actions mener pour décrocher de nouvelles opportunités ? Découvrez les conseils de Monster avec la participation d’Alexandra Rieu, responsable Missions Seniors et Égalité Professionnelle chez Synergie.

 

1- Ne pas s’isoler 

Et si, dans cette période en suspens, l’une des priorités était de rester optimiste ? Continuer à nourrir son esprit et garder une forme de connexion même à distance. « Il est impératif de maintenir le lien social, ne pas rester seul, se déplacer dans les structures comme Pôle Emploi qui restent ouvertes, s’inscrire aux webinars qui vous intéressent, participer à des ateliers menés par des associations comme Force Femmes » recommande Alexandra Rieu. Plus que jamais dans le contexte actuel, on a besoin de partager, se sentir écouter et recevoir des conseils.

 

2- Se souvenir de ses atouts

Un senior en recherche d’emploi a l’impression qu’on le laisse sur le bas côté de la route. Il va vite oublier tout ce qu’il peut apporter à une entreprise. « Si on enlève cette question de l’âge, il faut se souvenir de l’essentiel. Les seniors sont des personnes dotées d’une grande expérience et de qualités humaines qui leur permettent de prendre du recul et relativiser. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant que les salariés seniors aient mieux vécu le premier confinement que les profils plus juniors ».

 

3- Retravailler son CV

U CV dynamique, c’est un CV régulièrement mis à jour. Mais avoir 20 ans d’expérience à son actif nécessite quelques ajustements. Fini le CV chronologique qui n’apprend pas grand-chose sur le candidat. Mieux vaut raconter son parcours par les projets accomplis. « Lister ses accomplissements au sein d’une entreprise, c’est une excellente manière d’aborder sa capacité d’adaptation et d’évolution auprès du recruteur, surtout si on est resté dans la même société pendant des décennies ».

 

4- Activer ses réseaux pros

Les baby-boomers et les X sont peut-être moins friands des réseaux sociaux que les Z, nés avec un portable à la main. Mais ils auraient tort de négliger le pouvoir des réseaux professionnels une excellente opportunité de montrer qu’on existe. Utilisés à bon escient, ces réseaux peuvent être utiles pour stimuler vos recherches. « C’est une fenêtre supplémentaire vers l’extérieur, elle permet de garder le lien, voir ce qu’il se passe sur le marché et provoquer de nouvelles rencontres. Si vous ne le faisiez pas avant, c’est vraiment le moment d’y être actif, de remettre à jour votre réseau et vos infos ».  

 

5- Miser sur l’intérim

Pour de nombreux actifs,  le CDI reste le Saint Graal. Or, il est toujours possible qu’un CDD ou une mission de remplacement puissent déboucher sur un contrat à long terme. L’intérim peut être une solution à court ou moyen terme pour ceux et celles qui ont envie de continuer à travailler. Pour rester actifs, certains seront peut-être même prêts à accepter des contrats loin de leur secteur ou de leur métier. Ce n’est pas forcément une erreur explique Alexandra Rieu. « En recrutement, on dit que tout s’explique. Si un salarié de l’hôtellerie raconte qu’il a travaillé dans un centre de logistique, c’est très valorisant. Il prouve qu’il est resté en mouvement, ce qui est toujours positif pour un recruteur. C’est lorsqu’un candidat est incapable de justifier un détour qu’il va se poser des questions ».

 

6- Revoir ses ambitions salariales

Accepter de gagner moins, telle est la question. Quelle position adopter lorsqu’on dispose d’une expertise de plus de 20 ans dans son secteur ? Faut-il accepter quelques sacrifices ou ne rien lâcher ? « C’est évidemment un sujet central pour beaucoup. Cela va dépendre des situations de chacun. Certains ont des enfants et ne peuvent accepter ce genre de sacrifice. D’autres préféreront gagner moins si ça leur permet de socialiser et rester actif. Et puis il y a ceux qui peuvent prendre leur temps pour retrouver un poste à salaire équivalent. La question est très personnelle, il n’y a pas de règle prédéfinie ».   

 

7- Dresser un état des lieux 

Que faire quand on est licencié à 55 ans, à la suite d’un plan social ? C’est peut-être le moment de prendre du recul, examiner avec réalisme les perspectives de son secteur d’activité ou évaluer les secteurs qui résistent à la crise. « Il faut profiter de cette période pour prendre le temps de savoir ce qu’on veut vraiment. Ce questionnement peut amener certains à vouloir changer de région, de secteur ou carrément de métier. Ils peuvent se tourner vers l’Apec ou des associations qui les aideront à redéfinir les projets professionnels ».

 

8- Envisager un nouveau métier 

« En France, quand on change de voie, c’est un problème. Avec la crise, la société va mieux accepter un repositionnement éventuel. Un entretien d’embauche est une histoire que vous racontez au recruteur. Si tout est vrai, il se déroule avec fluidité » assure Alexandra Rieu. Redessiner ses envies professionnelles passe aussi par l’acquisition de nouvelles compétences grâce aux formations en présentiel ou à distance.

 

9- Changer de région

Pour beaucoup de salariés, le premier confinement a été une révélation. Las de la vie urbaine éreintante, des loyers exorbitants et de logements exigus, ils ont déménagé. Et si c’était le moment d’examiner ce que vous voulez vraiment ? Réinventer votre vie tout en vous assurant du dynamisme économique de la région qui vous fait rêver. « On a le droit de choisir où on veut aller, pas simplement en fonction d’une opportunité professionnelle. Un nouveau départ peut faire le plus grand bien ». Et Alexandra Rieu de conclure, « sortir de sa zone de confort peut être déstabilisant mais cela mène souvent à de belles surprises ».

 

 

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