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Soft skills: il faut parler concrètement de soi en entretien

Soft skills: il faut parler concrètement de soi en entretien

Vos expériences vous font développer des compétences douces auxquelles s’intéressent les recruteurs. Conseils pour les identifier et en parler en entretien.

Les employeurs s’intéressent de plus en plus aux soft skills, ces compétences douces associées à votre personnalité, c’est une bonne nouvelle et plus qu’un effet de mode. « Ils prennent conscience que la constitution des équipes et l’évolution des collaborateurs sont des questions de long terme », remarque Cécile Fischer, RRH du Groupe William Sinclair. Ils creusent donc le sujet au-delà des classiques points forts et points faibles du candidat. Attendez-vous, jeunes diplômés, à devoir fournir des réponses plus développées qu’une liste d’épithètes (exemple : curieux, dynamique et précis mais parfois impatient, dispersé et têtu) ou des affirmations bateaux (exemple : j’aime travailler en équipe et je suis quelqu’un qui s’investit dans son travail).

Identifiez vos qualités humaines principales

Plein d’articles listent les soft skills prisées par les entreprises aujourd’hui ou celles qui seront indispensables dans les organisations et métiers de demain. Forbes par exemple en cite 15, comme la confiance et l’empathie, le Journal du Net en trouve 20, parmi lesquelles la créativité et la prise de recul, d’autres s’en tiennent à 5, comme l’adaptabilité et le sens de l’initiative, etc. Ces variations s’expliquent en partie par le fait que les attentes diffèrent selon les environnements et les fonctions. Mais l’important n’est pas le nombre – 15 ou 20, c’est beaucoup pour un seul homme (pareil pour une seule femme) –, l’intérêt de ces listes est de vous aider à discerner et nommer vos propres qualités de savoir-être.
« Vous devez, en amont de l’entretien, identifier les trois ou quatre soft skills qui vous correspondent le mieux et que vous pouvez rattacher à des expériences précises », conseille notre interlocutrice. Pour ce faire, remémorez-vous vos stages, alternances, vos jobs d’été et les expériences personnelles où ces qualités se sont exprimées. Vous n’êtes pas obligé de relier vos trois ou quatre principales soft skills à chaque expérience, deux par expérience suffisent. L’important est qu'elles parlent vraiment de vous et ne soient pas choisies en fonction de ce que vous imaginez des attentes de l’entreprise.

Évoquez ces compétences douces en les reliant à un contexte

Vous êtes par exemple orienté solution et faites preuve de leadership, et vous le prouvez en illustrant vos propos : lors d’un projet étudiant qui devait mobiliser quinze personnes, la majorité se comportaient en dilettantes et c’était toujours les mêmes qui s’investissaient, vous avez donc organisé un apéro pour redistribuer les tâches et remotiver la troupe. « En précisant le contexte (taille de l’équipe, objectif à atteindre, problème rencontré, solution trouvée, qualités développées dans telle situation…), vous parlez concrètement de vous, et plus vous vous y êtes préparé, plus ça coule de source en entretien », poursuit Cécile Fischer. Cette préparation vous permet en effet d'intégrer vos compétences douces, de vous reconnaître en elles et donc d'en parler avec conviction, et de comprendre quel peut être leur apport dans le poste que vous visez. Vous n’en êtes que plus convaincant.

Sophie Girardeau


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