Pourquoi mettre en avant ses activités extra-scolaires quand on cherche un job étudiant ?

Pourquoi mettre en avant ses activités extra-scolaires quand on cherche un job étudiant ?

Pourquoi mettre en avant ses activités extra-scolaires quand on cherche un job étudiant ?

Si vous êtes à la recherche d’un emploi en parallèle de vos études, ne soyez pas désemparé par la rubrique « expérience professionnelle » un peu vide de votre CV. Il existe d’autres moyens pour combler ce manque et parler de vous.  

 

Prendre confiance

Oui, même pour un job étudiant, les recruteurs sont exigeants, ils ont besoin d’être convaincus que vous êtes la bonne personne à embaucher. Avant de commencer à chercher, il est donc crucial d’identifier ce que vous pouvez apporter à l’entreprise même si votre CV est dépourvu d’expériences professionnelles. Dans ce cas, ce sont vos activités extra-scolaires qui pourront vous aider à faire la différence. « Les jeunes étudiants sont conscients qu’il est nécessaire d’anticiper leur venue sur le marché du travail en ayant une vraie expérience professionnelle » explique Anne-Marie Lardreau, conseillère au CIDJ. « Mais ils peuvent aussi se sentir complexés par ce manque d’expérience. Valoriser leurs centres d’intérêt et leurs occupations récentes contribuera à les décomplexer ».

 

Préférer la qualité à la quantité

Qu’il s’agisse de la pratique d’un sport, d’un art, d’un loisir créatif ou bien de la maîtrise des réseaux sociaux via la création d’un blog, n’hésitez pas à parler de ce que vous maîtrisez mais attention à ne pas transformer cette partie du CV en un fourre-tout indigeste. « Les étudiants ont bien compris qu’ils ont besoin de se démarquer, que c’est une bonne façon de parler d’eux surtout quand il y a zéro expérience sur le CV mais il faut éviter de tomber dans le piège des listes à la Prévert. Mieux vaut choisir une activité et être précis dans ce qu’on écrit. Il faut se projeter dans l’entretien et imaginer qu’on aurait envie de parler du sujet avec le recruteur ».

 

En parler pour convaincre

« Malgré tout, certains ont quelques réticences à mentionner ces activités et ne comprennent pas l’intérêt des recruteurs pour le sujet » ajoute la conseillère au CIDJ. Et même si un jeune étudiant n’a aucune obligation de le faire, évoquer une activité extra-scolaire n’a rien d’anodin. En effet, un recruteur a besoin de s’appuyer sur des faits tangibles pour trouver la bonne recrue. Si vous n’avez jamais eu d’emploi, indiquer que vous pratiquez le rugby depuis 10 ans ou possédez une chaîne YouTube ne permet pas juste de remplir une case. Ces activités disent quelque chose de vous. Elles peuvent convaincre le recruteur que vous possédez un sens du collectif ou une maîtrise des outils internet, par exemple. « Les jeunes étudiants ont tout intérêt à en parler. Ils ont une certaine forme de pudeur autour de cela et en plus, ils n’ont pas forcément conscience qu’ils détiennent des compétences potentiellement transférables ».

 

Identifier vos forces

Il est aussi recommandé de contextualiser l’activité que vous pratiquez par rapport au job recherché. En quoi ce vous avez appris peut servir l’entreprise pour laquelle vous postulez ? « En fonction du poste, s’il y a intérêt à valoriser un aspect de cette activité, n’hésitez surtout pas. Si vous pratiquez la danse classique ou le violon, le recruteur percevra que vous êtes discipliné et savez accepter les contraintes. Cela rassurera l’entreprise qui pourrait craindre un candidat qui n’accepte pas ses codes ou la hiérarchie ». Certes, travailler en équipe n’a rien voir avec détenir des compétences techniques ou un diplôme décroché mais cela fait partie des qualités comportementales qui valent de l’or sur le marché de l’emploi, que l’on postule pour un emploi de vendeur à 20 ans ou un poste de cadre financier à 40.

 

Prendre du recul en se faisant aider

On l’a compris, toute la difficulté réside dans l’identification des qualités acquises par le biais de ces activités et qui vont vous aider à dérocher un job. Pour cela, vous pouvez trouver des soutiens. « Entraînez-vous avec Parcours Sup qui a une rubrique dédiée aux centres d’intérêt. Vous pouvez également vous tourner vers des proches ou un coach et leur demander ce que cette activité vous a apporté et comment elle pourrait vous aider dans le job recherché ». Il ne faut pas non plus hésiter à se rendre sur des forums pour l’emploi dédiés aux jeunes comme Jobs d’été, l’opération du CIDJ, annulée cette année pour cause de coronavirus. « C’est l’occasion de les laisser parler d’eux et de leur faire réaliser qu’ils ont acquis des compétences. Cela les aide à prendre du recul et avoir confiance ».

 

Rédiger votre CV

Une fois toutes les informations pertinentes réunies, il est temps de passer à la rédaction de votre CV. La conseillère du CIDJ a une suggestion : « S’il est vide, pourquoi ne pas rassembler sur la même feuille, CV et lettre de motivation ? Dans le CV, vous pouvez même vous autoriser à développer un peu mais attention, il ne faut pas tomber dans le rédactionnel et rédiger de vraies phrases. Mieux vaut s’en tenir à des bullet points » conclut Anne-Marie Lardreau.  

 

 

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