Utiliser ses soft skills pour faciliter la mobilité interne

Utiliser ses soft skills pour faciliter la mobilité interne

Utiliser ses soft skills pour faciliter la mobilité interne

Le monde du travail vit à l’ère de la flexibilité. On parle de management à l’horizontal, de télétravail, d’aménagement des horaires. Il est donc naturel que les salariés manifestent eux aussi leur envie de bouger au sein même de leur entreprise. Pour un salarié, changer d’activité en interne revient à introduire de la nouveauté tout en restant en terrain connu. Idem pour sa hiérarchie qui en plus, s’assure que son collaborateur reste épanoui. Mais quand on envisage la mobilité interne, il faut aussi savoir tirer avantage de ses soft skills comme l’explique Marion Gadot, Responsable de la Gestion des Talents chez Hays.

 

Comment communiquer son désir de mobilité interne à sa hiérarchie ?

« Avant de se lancer dans ce projet, il faut déjà avoir connaissance du process en interne, être familier avec les codes qui existent. Ensuite, il faut que cette envie de mobilité soit justifiée par une volonté de continuer à apprendre et à évoluer. Il est aussi essentiel que ce projet n’arrive pas comme un cheveu sur la soupe, de ne pas froisser sa hiérarchie d’où l’importance de respecter les process, d’en parler à la bonne personne, au bon moment ».

 

Justement, vers quels interlocuteurs se tourner ?

« Cela dépend. On peut s’adresser à son manager opérationnel qui sera plus orienté efficacité et résultats. On peut aussi en parler au service des ressources humaines auprès duquel on peut se focaliser plus facilement sur les compétences comportementales. Les ressources humaines peuvent en effet l’aider à se positionner ».

 

Quelles sont les soft skills « idéales » quand on envisage la mobilité interne ?

« Il s’agit de compétences assez classiques comme la capacité d’apprentissage ou l’intelligence relationnelle. L’agilité est aussi essentielle car le candidat doit démontrer une capacité à pouvoir évoluer dans un autre environnement avec une autre équipe, un autre mode de management et de communication, un autre mode de reporting. Il est aussi important que le candidat manifeste de la curiosité, de l’énergie et de l’envie. Cette mobilité doit représenter une dynamique d’évolution de carrière et une volonté de vouloir apporter autre chose à l’entreprise ».

 

La mobilité interne implique parfois de recommencer à zéro ?

« C’est tout à fait possible. C’est pour cela que faire preuve d’humilité, avoir les pieds sur tête sont des qualités que le recruteur va rechercher notamment s’il est question pour le salarié de suivre une formation. Cela implique aussi que le candidat soit doté d’une bonne capacité de remise en question notamment s’il s’agit de la perte d’une fonction managériale ».

 

Quelle est l’importance des soft skills dans cette mobilité interne ?

« Tout cela va dépendre du poste, de l’expérience, de la formation. A priori il y a un mix de compétences techniques/soft skills mais attention, certains postes ne sont pas ouverts à la mobilité. L’avantage de la mobilité interne, c’est que le candidat a déjà une connaissance acquise de l’entreprise : de ses codes, de sa culture, des produits. Même si un manager doit attendre que la personne soit opérationnelle, certaines étapes essentielles ont déjà été franchies ».

 

Comment un candidat peut-il mettre en avant ses soft skills ?

« Là encore, cela va dépend de plusieurs éléments : la taille de l’entreprise et de outils dont les RH disposent. Les soft skills peuvent être abordées durant l’entretien professionnel ou l’entretien d’évaluation avec son manager. Le cas échéant, le candidat peut solliciter un entretien auprès des ressources humaines pour l’aider à mettre en avant ses qualités ».

 

Quand il s’agit de mobilité interne, il faut aussi savoir vendre ses soft skills de façon concrète

« Effectivement et l’exercice n’est pas toujours facile pour le candidat. Quand on répond à une annonce de mobilité interne, il faut s’y préparer comme à un entretien « normal » en illustrant ses propos avec des exemples concrets. Le process est le même qu’en externe. Le futur manager va prendre des références auprès de l’ancien manager et du service RH. Certes, le candidat arrive avec un avantage mais cela ne veut pas dire que la mobilité sera acceptée d’office. Il ne faut pas y oublier qu’il peut aussi avoir de la concurrence en interne ».

 

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