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4 principes à suivre quand on s’informe sur l’entreprise

4 principes à suivre quand on s’informe sur l’entreprise

En s’informant sur l'entreprise et son écosystème, le candidat recueille des éléments d’aide à la prise de décision, et développe son esprit critique.

Une prise d’information approfondie améliore les échanges avec les différents interlocuteurs que vous rencontrez dans le cadre d'un recrutement. « Une discussion de qualité impressionne positivement les recruteurs parce que peu de candidats s’informent réellement », observe Thierry Andrieux, fondateur d’Humanessence.

1. Multiplier les sources d’information pour développer son esprit critique

Une visite sur le site web de l’entreprise s’impose. On y trouve des chiffres et des actualités, on s’y familiarise avec l’offre. On s’y fait une première impression de l’ambiance et de la culture, on y découvre parfois les visages de dirigeants et des équipes. On s’y voit ou non.
Commencez par une lecture « à plat » puis exercez-vous à lire entre les lignes, à décrypter le type d’information que l’entreprise choisit de communiquer. Ce site est à considérer comme une vitrine, plus ou moins attractive, de même que la page de l’entreprise sur un réseau social. Cette dernière, grâce aux suggestions d’autres pages où s’affichent les logos des concurrents, renseigne en outre sur son écosystème.
Développez votre esprit critique en lisant la presse et les blogs des syndicats et des patrons qui, comme Michel-Édouard Leclerc, se prêtent à l’exercice.
Complétez avec les sites des fédérations professionnelles, ces organisations publient régulièrement des études sectorielles et métiers, qui vous informent sur l'écosystème de l'entreprise, de même que les grands cabinets d’audit et de conseil (A.T. Kearney, Deloitte, EY, Mazars, McKinsey, PwC…). Votre réseau vous renseigne également. Partez du principe qu’il y a de l’information à trouver dans l’ensemble des messages de l’entreprise, à commencer par leur cohérence, ou leur absence.
« Privilégiez l’information factuelle et prenez ce qui relève de l’opinion avec des pincettes »
, recommande notre interlocuteur, « demandez-vous toujours qui parle est quel est son intérêt » – le message s’adresse particulièrement aux jeunes diplômés qui doivent forger leur propre jugement.

2. Vérifier la santé financière de l'entreprise

Savoir comment se porte une activité, estimer sa pérennité aide à se projeter dans un poste et une organisation. Des sites comme Societe.com et Infogreffe publient des informations comme le chiffre d’affaires, les résultats et l’effectif de l’entreprise. « Elles sont à rapprocher de celles que l’on trouve sur son site corporate », conseille notre interlocuteur, « mais on ne peut rien déduire du fait qu’elles ne soient pas publiés sur ces plateformes ».

3. Voir la localisation pour se faire une idée de l’évolution professionnelle

Internationale, nationale, régionale, urbaine… Selon les implantations géographiques de la structure que vous visez, des évolutions plus ou moins importantes, hiérarchiques ou métiers, existent ou non en mobilité interne.

4. S’intéresser au statut de l’entreprise pour cadrer le métier

Secteur marchand ou non marchand, PME familiale ou multinationale, etc. Selon le statut et la taille de l’entreprise, la façon d’exercer le métier change, « le secteur public par exemple est très politique, beaucoup plus que le privé », note Thierry Andrieux. Ou bien les postes sont très segmentés dans les groupes et très polyvalents dans les PME. À vous de voir dans quel type d’environnement vous vous voyez faire votre travail au quotidien.

Sophie Girardeau


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