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BTP : l’insertion, un canal de recrutement d’employeur responsable

BTP : l’insertion, un canal de recrutement d’employeur responsable

L’insertion professionnelle par la formation de publics peu ou pas qualifiés peut permettre aux entreprises du BTP de pallier un manque de compétences disponibles. Et de se positionner comme employeur responsable.

Être formé·e et ainsi, acquérir, maintenir et développer de l’employabilité, compte parmi les attentes des candidat·es, déclaré·es ou potentiel·les. Répondre à cette attente, au travers d’actions d’insertion, est un moyen pour les entreprises du BTP de résoudre des difficultés de recrutement de main d’œuvre. Et de remplir leurs engagements en faveur de l’emploi pris en janvier 2021, en contrepartie du plan de relance.

Insertion — Ramery-ELFE-Manpower : un partenariat pour former et embaucher des coffreurs-bancheurs

Dans les métiers de production, un profil est particulièrement difficile à trouver, celui de coffreur-bancheur/coffreuse-bancheuse. Ramery propose à des jeunes souvent éloigné·es de l’emploi une formation en alternance d’un an à ce métier, formation qui débouche sur des embauches en CDI. Le dispositif, lancé en janvier 2021, se fonde sur un partenariat tripartite entre un tuteur interne, le centre ELFE de formation BTP et Manpower, partenaire sur le volet recrutement. « La motivation de ces personnes sans emploi ou sans diplôme est primordiale », souligne Sunita Kahteran, responsable du développement RH de ce groupe familial de 3000 personnes. Dans un contexte de pénurie de compétences, l’attention au savoir-être et aux compétences comportementales (soft skills) est en effet une façon de sécuriser les recrutements.

Insertion — Randstad-organismes de formation : des partenariats pour des formations modulables à des tâches de base

Les majors de l’intérim sont de gros pourvoyeurs de formations règlementaires, liées à la sécurité sur les chantiers, mais aussi de formations qualifiantes. Randstad par exemple, en partenariat avec des organismes de formations tels que l’Afpa, Innovista, l’Adrar, monte des formations modulables, menant à l’obtention d’un CQP (certification de qualification professionnelle). Le dispositif permet de former à des tâches de base dans un métier donné, canalisateur·trice ou technicien·ne fibre optique notamment, particulièrement pénuriques. Ou encore, monteur·se d’antenne 5G, métier pour lequel il n’existe pas de formation académique. « C’est pour les profils non qualifiés ou en reconversion, la possibilité de mettre un pied à l’étrier. Ensuite, dans le cadre d’un contrat de professionnalisation, l’entreprise développe leurs compétences en interne pour les rendre plus autonomes », explique Stéphane Dupont, manager centre expert BTP région Sud-Ouest et référent métier BTP au niveau national chez Randstad.

Insertion — Faire vivre des familles au travers du BTP, l’engagement de Rabot Dutilleul Construction

En répondant à l’attente de formation des candidat·es, l’entreprise répond aussi à leur besoin d’être rassuré·es sur l’avenir. Rabot Dutilleul Construction, filiale du groupe familial et centenaire Rabot Dutilleul, est très investie dans le développement de l’emploi dans le Nord où elle est historiquement implantée. Présente aussi dans le Grand Est et en Île-de-France, l’entreprise de 665 personnes s’appuie entre autres sur l’apprentissage (5 à 6% des effectifs) et la mixité pour pallier les difficultés de recrutement dans les métiers de production. « Faire vivre les familles de la région au travers du BTP fait partie des valeurs fortes du groupe, il est important de continuer cette mission de formation », souligne Stève Noël, DRH de Rabot Dutilleul Construction.

Insertion — Aller au-delà des exigences contractuelles, la volonté de Bouygues Construction

Bouygues Construction, qui réalise 1,3 million d’heures d’insertion par an et accueille dans ce cadre près de 800 personnes en équivalent temps plein sur ses chantiers, vise la durabilité de ses démarches et répond ainsi aux exigences qualitatives des clauses d’insertion sociale actuelles. Ces démarches reposent sur différents types d’actions : accueil, formation, coaching des personnes éloignées de l’emploi, recours au secteur protégé (ESAT, établissements et services d’aide par le travail), aux GEIC (Groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification) ou encore, aux entreprises d’insertion. En plus d’un nombre d’heures à réserver aux personnes en insertion professionnelle, il s’agit par exemple d’amener ces dernières à l’obtention d’un titre professionnel, ou bien au passage de certifications ou à l’obtention d’un emploi durable au sein de l’entreprise.

Sophie Girardeau

Publié le 30 avril 2021.