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5 bonnes pratiques pour encadrer un alternant

5 bonnes pratiques pour encadrer un alternant

L’envie de transmettre va de pair avec le principe de l’alternance. Si cette envie manque, mieux vaut renoncer au projet plutôt que de risques de mal encadrer un alternant. A ce propos, Caroline Guichet, consultante senior et associée du cabinet Émergences RH, souligne que « l’employeur trouvera dans l’alternance ce qu’il y met ». A cet effet, nous vous livrons ici 5 pratiques managériales pour bien encadrer votre alternant.

  1. Former les tuteurs
  2. Ne pas isoler les alternants
  3. Être pédagogue
  4. Adapter son niveau d’exigence
  5. Faire des points réguliers

1. Former les tuteurs

Le but de l’alternance est de former et d’acculturer les jeunes, or nombre d’entreprises considèrent les alternants comme de la main d’œuvre à bas prix — ce n’est pas sans conséquence en termes d’image employeur. Sensibiliser et former les tuteurs à leur rôle et leurs devoirs est donc un préalable pour leur donner les moyens d’encadrer les alternants au mieux. Sans quoi, n’espérez pas un recrutement d’alternant qui vous soit bénéfique.

Les Opco offrent des formations au tutorat. La plateforme Engagement Jeunes aussi, avec TUT’OR une formation digitale gratuite pour tout savoir sur la fonction de tuteur. Un module de e-learning de 1h30, chapitré (comme dans Netflix), permet de suivre un jeune en vidéo et de comprendre à travers son regard ses perceptions de l’entreprise. Il donne aussi accès à des fiches pédagogiques pour aider le tuteur à faire monter l’alternant en compétences.

2. Ne pas isoler les alternants

Les jeunes ont soif de contacts dans la vie réelle — encore plus depuis que la crise sanitaire est passée par là, avec son lot de travail à distance — ne les installez pas tout seuls dans un bureau.

Il est de la responsabilité du tuteur d’alternance de veiller à l’intégration de son poulain au sein de l’entreprise, ce en le présentant aux diverses équipes, par exemple. Préparez donc avec soin votre onboarding !

3. Être pédagogue et expliquer le sens de leur travail

Les alternants ne sont directement impliqués que dans 10% d’un projet, mais ils le sont plus largement de façon indirecte, en participant à des tâches qui contribuent à l’avancement du projet. Il faut donc leur expliquer dans quoi leur mission s’inscrit pour les encadrer au mieux.

La pédagogie demande de la redondance, il faut être prêt à répéter des consignes, savoir en formuler de précises. Montrer à l’alternant comment s’y prendre ne suffit pas, il faut aussi contrôler qu’il a compris. Faire preuve de pédagogie suppose aussi de lui apprendre à apprendre — à prendre des notes par exemple —, et à lui faire des feedbacks. « Le fait d’avoir déjà des modes opératoires écrits facilite l’accueil et la montée en compétences de l’alternant », remarque Caroline Guichet.

4. Adapter son niveau d’exigence

Si le manager doit être regardant sur la ponctualité, l’envie d’apprendre, le suivi des consignes, il ne peut attendre d’un apprenti des résultats identiques à ceux d’un jeune diplômé en CDI.

Plus encore, le tuteur doit accorder un certain droit à l’erreur pour bien encadrer un alternant. Sans cela, l’alternant peut ne plus oser faire. Or, agir fait gagner en confiance et en compétences. Voilà pourquoi il faut dès que possible l’inciter à se jeter à l’eau, et accepter que sa première copie soit imparfaite.

5. Faire des points réguliers avec l’alternant et l’école

Recruter et bien encadrer un alternant relève du partenariat tripartite, « ce n’est pas chacun dans son couloir de nage », souligne Frédéric Bardeau, président et cofondateur de Simplon.co. Prévoir un retour d’expérience (un débrief d’un quart d’heure suffit) à chaque fin de période en entreprise permet de savoir ce qu’il faut travailler en formation.

Sophie Girardeau

24/11/2021